Contexte – Un mois pour se préparer
- Sans Cohen, la cérémonie n’a pas lieu d’être. Contactez un Cohen qui en connait les règles afin qu’il puisse la diriger comme il se doit. Il est conseillé de prendre quelqu’un qui est à l’aise en public afin qu’il offre une ambiance agréable et conviviale à l’évènement.
- La plupart des Cohanim qui connaissent les règles du rachat ont en leur possession les vraies pièces appelées Sélaïme. Le père doit les acheter au Cohen selon le cours actuel de l’argent pur au jour du Pydione Haben. Au moment de l’acte de rachat, le père les donnera au Cohen en échange de son fils.
- Le vrai personnage central de la cérémonie -l’enfant- doit être amené en étant vêtu de beaux habits et de bijoux pour bébés. Il est bien de le présenter sur un plateau d’argent ou un coussin luxueux.
- Il faudra apporter du vin (ou du jus de raisin naturel) et une coupe qu’on remplira, sur laquelle le Cohen fera une bénédiction pour la cérémonie et pour le mérite de l’enfant.
- Il est recommandé d’avoir un public de dix hommes adultes ayant dépassé l’âge de 13 ans (Myniane) durant la cérémonie. Néanmoins, celle-ci pourra avoir lieu même sans Myniane.
Comment choisit-on un Cohen ?
Les familles de Cohanim sont identifiables à leur nom de famille : Cohen, Kahane, Kahana, Azoulay, Kats. Il convient néanmoins de savoir que le nom de famille n’est pas suffisant pour que celui qui le porte soit forcément un vrai Cohen. Généralement, la personne concernée sait si son statut de Cohen est authentique ou si elle porte ce nom par ‘hasard’ (Le statut de Cohen se transmet de père en fils uniquement et pas de la mère au garçon ou du père à sa fille).
Si la famille du nouveau-né ne connait pas personnellement de Cohen, elle peut se tourner vers la synagogue de son quartier afin de demander au rabbin, au responsable ou aux fidèles, de lui indiquer un Cohen. Les Cohanim sont des personnes connues à la synagogue car ils ont des fonctions bien définies n’appartenant qu’à eux durant la prière.
Les Sélaïme et le montant du rachat
Le premier-né est racheté en échange de cinq pièces que le père donne au Cohen. Ces pièces ne sont pas celles qui sont utilisées aujourd’hui sur le marché israélien mais des pièces faites d’argent pur qui avaient cours durant les périodes anciennes, elles sont appelées ‘Séla’ (Sélaïme au pluriel). Leur poids était de 20 grammes d’argent pur.
L’habitude en vigueur est d’utiliser des pièces en argent sur lesquelles sont gravées des inscriptions en l’honneur du Pydione Haben. L’état d’Israël a produit de telles pièces en l’honneur de cette cérémonie et on peut les acquérir dans l’organisme administratif dédié à l’impression des médailles et des pièces. On peut également les acquérir -sous une forme moins luxueuse- à des prix moindres dans certains magasins d’articles saints, elles contiennent aussi des inscriptions liées au Pydione Haben.
Il est possible de racheter l’enfant même si l’on ne dispose pas de telles pièces, à l’aide d’objets en argent pur ayant au moins la valeur monétaire nécessaire, par exemple des coupes ou des chandeliers (au Maroc, on avait l’habitude d’utiliser des bracelets en argent pur et en or). On ne peut pas utiliser des billets ou des chèques ni des titres financiers ou immobiliers.
Afin de déterminer la valeur exacte des cinq Sélaïme, il faut convertir 100 grammes d’argent en onces -qui correspondent à 3,21507 onces- et multiplier ce chiffre par le cours du marché de l’once d’argent pur (en gros) du jour qui est donnée en dollars. Ensuite on convertira cette valeur selon la monnaie du pays dans lequel on se trouve.
Comment s’effectue le rachat ?
- On apporte l’enfant sur un présentoir en argent.
- On le pose sur la table et l’on remplit la coupe de vin.
- Le père tient dans sa main la somme du rachat et se tient debout à côté du Cohen auquel il dit : « Ma femme juive a donné naissance à ce premier-né ».
- Le Cohen demande au père : « Que préfères-tu ? Ton fils premier-né ou les cinq Sélaïme que tu dois me donner en échange du rachat de ton fils ainé ? ».
- Le père répond : « Je préfère mon fils ainé et voici les cinq Sélaïme que je dois donner pour le rachat ».
- Le père récite la bénédiction suivante : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Pydione Haben – Béni Sois-Tu Éternel notre D-ieu Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné le Pydione Haben ». Puis il récite une autre bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni Sois-tu Éternel notre Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait arriver à ce moment-là ».
- Le père donne la somme du rachat au Cohen et celui-ci récite une bénédiction sur la coupe de vin qu’il boit.
- Il s’en suit un repas de Mitsva durant lequel on mangera de la viande et on boira du vin.
La valeur de la participation au Pydione Haben
C’est un grand mérite de participer à un repas de Pydione Haben. Nos sages, de mémoire bénie, affirment que cela correspond à une réparation équivalente à 84 jours de jeûne.
On a l’habitude de distribuer des morceaux d’ail aux participants car c’est une chose que l’on peut cuisiner avec de nombreux plats, et faire profiter de ces plats à d’autres personnes qui auront ainsi participé elles-aussi à ce repas de Mitsva du Pydione Haben.
