La période de grossesse
L’excitation est sûrement à son comble. vous venez d’apprendre qu’une nouvelle âme va bientôt faire son arrivée dans votre maison.
À partir de cet instant et dans les mois à venir qui précéderont la naissance -au meilleur moment qui soit- vous commencez une nouvelle période, émouvante et pleine de joie.
Hormis l’ouverture d’un dossier du suivi de la grossesse, de l’attention portée à la santé et à la nourriture consommée, et toutes les autres choses concernant une grossesse saine et correcte, le judaïsme vous propose des conseils et des directives qui vous sont destinées ainsi qu’à l’enfant à venir.
Fondamentalement, cette grossesse qui se développe et l’enfant qu’elle amènera au monde, vous prépare à une vie nouvelle. De même qu’elle permettra à la race humaine de se perpétuer en général et au peuple juif de continuer en particulier.
À la fin des 9 mois l’enfant sortira, cependant il est déjà en train de croître et il convient de faire attention à son développement, physiquement et spirituellement. Et contrairement à ce que l’on croit, c’est pendant qu’il est dans le ventre de sa mère que l’on a la plus grande possibilité d’avoir de bonnes influences sur lui.
Par conséquent, la responsabilité d’une mère pour le développement de son enfant, matériellement autant que spirituellement, est particulièrement grande durant cette période, beaucoup plus que les périodes qui suivront.
Annoncer la nouvelle
Lorsqu’on a connaissance de la grossesse, malgré l’enthousiasme et la volonté de partager notre joie avec la famille et les amis, il n’est pas bon d’en faire un post sur Facebook ou de mettre une photo de l’embryon sur Instagram.
C’est difficile ? Cela n’est pas grave, c’est mieux ainsi.
Les sages d’Israël ont enseigné que la bénédiction réside dans ce qui est caché à l’œil et n’est donc pas publié. Par conséquent, il ne convient pas d’annoncer la nouvelle de la grossesse durant les trois premiers mois,
à l’exception des membres les plus proches de la famille. Ces trois mois sont les plus sensibles pour le bon déroulement de la grossesse, il est donc important que la bénédiction y soit présente.
Une fois que ces trois mois se sont écoulés positivement, il est possible de commencer à annoncer la nouvelle réjouissante aux membres proches de la famille et aux très bons amis . Cependant, il ne convient pas encore d’en informer toutes nos connaissances.
C’est seulement au cinquième mois qu’il sera possible d’associer toutes nos connaissances, susceptibles de se réjouir, à la nouvelle de l’enfant à venir prochainement.
- Ce conseil ne doit pas empêcher la femme enceinte de se promener dans la rue, il consiste simplement à ne pas faire de publication activement.
Pourquoi le ‘dossier’ grossesse est-il l’apanage exclusif de la femme ?
Tout a commencé lors de la création du monde, peu après l’apparition du premier couple de l’histoire. D-ieu avait interdit à Adam et Eve de consommer du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. la première femme fut néanmoins incitée à en manger et elle incita son mari à en faire autant.
La punition de son acte fut la suivante : « Et à la femme Il [D-ieu] dit: J’accentuerai ton labeur et ton enfantement, tu enfanteras dans la douleur…». C’est ainsi que D-ieu lui octroya la période de grossesse avec ses difficultés et celles de l’enfantement.
Croissez et multipliez
« Croissez et Multipliez » est une injonction fondamentale du judaïsme qui apparaît dans l’histoire biblique de la création. Elle fut ordonnée au premier homme immédiatement après sa création : « D-ieu leur dit croissez, multipliez et remplissez la terre ! ». Nos sages, de mémoire bénie, ont insisté sur l’importance de cette injonction. Elle est le fondement nécessaire à la continuité de la gent humaine. Ils l’ont érigé en pierre angulaire de la famille juive : « L’homme se doit d’épouser une femme afin de croître et multiplier ». Selon nos sages, celui qui ne s’affaire pas à procréer est considéré comme diminuant la face et la grandeur de D-ieu dans le monde étant donné que l’homme a été créé à l’image de D-ieu.
Le Talmud enseigne que la naissance est un des trois processus que le Créateur du monde a gardé entre Ses mains. Ce sont trois clés qu’Il s’est approprié sans les transmettre à un intermédiaire. Il s’agit de 1) la clé de la pluie, 2) la clé de la naissance, 3) la clé de la résurrection des morts.
Protéger sa santé
Si, depuis toujours, le judaïsme nous ordonne de faire attention à notre santé, cela est d’autant plus vrai à en ce qui concerne la grossesse, parce que la santé de la femme enceinte et celle de l’embryon dépendent l’une de l’autre. Il y a un lien évident entre les habitudes de consommation, de boisson, de repos et de sérénité psychique de la femme et la force de l’embryon.
Même si les établissements médicaux n’ont pas fait partie de vos lieux de visite ces derniers temps, à partir d’aujourd’hui il vous faut entrer leurs adresses dans votre GPS, car il convient de s’y rendre régulièrement afin d’assurer un suivi proche du développement correct de l’embryon.
Hormis l’accomplissement de la volonté divine dans le fait de préserver une vie saine, pensez au doux sourire du bébé qui naîtra en pleine santé, un sourire qui veut dire: Merci maman de t’être préoccupée de mon bon développement lorsque j’étais en toi…
Les examens médicaux
Aujourd’hui les examens médicaux sont une part indispensable du suivi de la grossesse. plus les années passent et plus le monde médical progresse au niveau des examens que doit passer la femme enceinte.
Après un examen important, le cœur bat avec une certaine crainte en attendant le résultat des contrôles effectués. Dans quelques instants vous sortirez de chez le médecin, souriante et heureuse grâce à la nouvelle de bons résultats ou alors préoccupée et apeurée si l’on vous a annoncé un problème lié à la grossesse ou à l’embryon.
Sans aborder le sujet de la fiabilité des appareils médicaux, souvenez-vous toujours que :
- Même des résultats négatifs indéniables ne sont pas définitifs. D-ieu a la possibilité de changer n’importe quelle situation ou donnée médicale, quelle qu’elle soit. Ayez confiance en Lui, priez et ajoutez de bonnes actions. Et D-ieu s’occupera de changer les mauvais augures en bons résultats au prochain examen.
- Il reste possible qu’une nouvelle âme fasse son apparition dans votre univers en descendant dans un corps aux capacités limitées. D-ieu place des âmes très particulières dans le corps de ces enfants différents. Si c’est le cas, Il vous a donné une sainte mission qui consiste à vous occuper de cet enfant spécial car il a lui aussi a sa raison d’être dans le monde. Aidez-le à remplir sa mission dans les meilleures conditions qui soient.
- D-ieu confie les missions les plus difficiles aux personnes auxquelles il croit. Il place en elles les capacités nécessaires pour accepter les difficultés propres à cette situation. Si vous faites partie de ces personnes, sachez que ce n’est pas un hasard si D-ieu vous a donné le challenge d’éduquer un tel enfant. Vous avez les forces de l’élever correctement et dans la joie.
- Jamais, au grand jamais, ne laissez votre esprit être envahi par l’idée d’un avortement. Aux yeux de D-ieu il s’agit d’un assassinat qui n’a pratiquement pas de possibilité de réparation.
- En cas de danger pour la vie de la femme, on prendra conseil auprès d’un rabbin compétent dans la matière.
Si malgré tout vous persistez dans cette décision d’avorter, peut-être pour des raisons économiques ou d’autres raisons qui selon vous justifieraient un avortement, nous vous conseillons de contacter l’organisation ‘Efrat’ qui est spécialiste dans ces questions. Voici les coordonnées de leur site internet : www.efrat.org.il
Rajouter des bonnes actions
Il est toujours bon de faire une Mitsva -commandement- ou une bonne action. Cependant, en période de grossesse c’est 70 fois plus efficace. Chaque acte positif augmente la bénédiction divine pour une progression correcte de la grossesse et provoque une bonne influence sur l’état de l’embryon.
- Vous recherchez des idées madame ? En voici :
- Une petite prière quotidienne à Dieu pour votre santé et celle de l’embryon est considérée non seulement comme une bonne action mais aussi comme une Mitsva. Dieu aime que nous communiquions avec Lui.
- Soyez amie avec le livre des Psaumes. C’est par excellence, le livre de demandes et de supplications du peuple juif, présent tout au long de son histoire. Lisez-le dès que vous en avez la possibilité.
- Mettez chaque jour une pièce dans la boîte de Tsédaka -charité- pour votre bien et celui de l’enfant. Lorsque la boîte sera pleine, donnez-la à une organisation dont les bonnes actions sont proches de votre cœur.
- Vérifiez la validité des Mézouzot de la maison ainsi que la validité de leur emplacement.
Vous pensez peut-être qu’en ayant coché toutes les cases de la liste des examens nécessaires et en ayant fait les bonnes actions citées précédemment, vous avez rempli toutes vos obligations concernant l’enfant à venir ? Alors sachez que non ! Il vous faut aussi vous préoccuper de son développement spirituel et cela ne se fait pas dans un centre médical mais à la maison, dans le cadre de votre vie quotidienne.
Tout ce qui se passe autour de vous, ce que vous entendez, voyez, ressentez etc.… a une influence sur l’âme et la spiritualité de l’embryon.
Les préparations à l’accouchement
Le cadran de votre horloge avance systématiquement et ce moment particulier tant attendu ne saurait plus tarder. Vous avez suivi un séminaire de préparation à l’accouchement, le dossier de grossesse est complet et vos parents sont déjà prêts pour la nouvelle naissance.
Voici d’autres choses importantes auxquelles il faut vous préparer.
En cas de naissance le Shabbat : Il convient de prendre conseil à l’avance auprès du docteur (pour les aspects médicaux) ainsi qu’auprès d’un rabbin ( pour les questions de loi juive) afin de savoir à quel moment partir à l’hôpital. Vous pourrez ainsi éviter peut-être d’avoir à voyager prématurément à l’hôpital pendant le Shabbat et le faire seulement à la sortie du Shabbat selon l’avancée de l’accouchement. Vérifiez s’il vaut mieux prendre votre voiture ou voyager par ambulance.
- Prévoyez à l’avance tout le matériel dont vous aurez besoin sur place au moment de l’hospitalisation, par exemple : un livre de psaumes et de prières, Les bougies et la nourriture du Shabbat, en cas d’accouchement en ce jour.
- À partir du moment où l’enfant vient au monde, il est important qu’il soit entouré par un bon environnement juif. Apportez avec vous la photo d’un saint que vous placerez à côté de lui ainsi qu’un support imprimé contenant le psaume 121 (Shir Hamaalot) et d’autres choses de ce genre.
Il existe un bienfait spirituel particulier dans le fait d’accrocher le psaume 121 dans la chambre du nouveau-né ainsi que dans la chambre d’hôpital où réside la mère et l’enfant. On peut obtenir l’acheter dans les magasins Judaïca ou dans les centres ‘Habad.
Les contractions – prières pour un accouchement facile
Les contractions durant l’accouchement sont mentionnées dans la Bible juive et appelées en hébreu « ‘Hévlé Léda ». Au moment où la femme rentre en salle d’accouchement, il existe un remède spirituel qui consiste pour le mari à réciter les psaumes suivants : 1, 2, 3, 4, 20, 21, 22, 23, 24, 33, 47, 72, 86, 90, 91, 104, 112, 113 à 150.
