Introduction
Nommer l’enfant
Dans le monde moderne égalitaire existe la notion d’intégration à la société. Le nom qu’on donne à un enfant est censé permettre cette intégration. En ce qui concerne une fille, on la nommera à la synagogue à la première occasion possible suivant sa naissance (Comment ? C’est en page suivante). Pour un fils, sa nomination aura lieu lors de sa Brit-Mila -la circoncision- huit jours après sa venue au monde. La fille sera nommée pendant qu’elle dort à la maison tandis que le fils sera nommé durant la cérémonie -douloureuse pour lui- de la Brit-Mila. Il est déconseillé de l’appeler par son nom avant cela.
Comment choisir un nom à l’enfant ?
Le nom donné à l’enfant est l’apanage exclusif des parents. À cette occasion, D-ieu leur donne un petit niveau de prophétie afin de choisir comment sera nommé(e) leur fils ou leur fille en fonction de l’âme qui les habite. Vous pouvez demander afin de prendre conseil, néanmoins la décision finale vous appartient. Ne donnez à personne le droit de choisir à votre place !
Vous cherchez des idées ? Le stock des prénoms potentiels est rempli.
Quels noms faut-il éviter ?
- Des noms à consonnance négative.
- Un nom bizarre ou étrange que vous regretterez d’avoir donné par la suite. Prenez en considération la honte de l’enfant parce qu’il devra supporter le résultat indésirable de votre choix durant toute sa vie…
Quand annonce-t-on le nom de l’enfant ?
Pour une fille – lors de la lecture de la Torah à la synagogue.
À la première occasion où vous pourrez vous rendre à la synagogue un jour de lecture de la Torah (lundi, jeudi, le Shabbat pour chaque semaine, ainsi que les premiers jours du mois -Rosh ‘Hodesh-, les jours de fêtes -Yom Tov- et les jours de jeûne). Partez à la synagogue le matin car c’est en général le moment où l’on sort le Séfère Torah. Contactez le responsable sur place et dites-lui votre intention. On récitera pour vous la bénédiction propre à la naissance de votre fille ainsi que la prière de sa nomination pendant laquelle vous annoncerez son nom.
- Même si vous avez déjà annoncé son nom à tout le monde et que beaucoup de temps se soit écoulé, il convient quand même d’aller à la synagogue et de procéder à cette cérémonie. Du point de vue du judaïsme, c’est ainsi qu’elle acquiert son nom.
- Chaque endroit a besoin d’un responsable et la synagogue ne déroge pas à ce principe. Il est appelé ‘Gabaye’ en hébreu et il s’occupe du bon fonctionnement des services de prières, des collations et des autres activités de la synagogue.
Vous pourrez toujours demander à l’une des personnes présentes de vous indiquer qui est le Gabaye.
Pour un garçon – lors de la cérémonie de la Brit-Mila.
Si vous n’avez pas encore eu le temps de trouver ou de décider d’un nom pour votre fils durant la grossesse, il vous reste encore huit jours pour y réfléchir depuis sa naissance jusqu’à la Brit-Mila.
Juste après que le Mohel -circonciseur- ait effectué la circoncision, on prononcera une bénédiction durant laquelle vous annoncerez le nom que vous avez choisi. Celui-ci sera et restera son prénom juif.
- Pourquoi est-il important que chacun ait un nom ?
Le nom d’une personne ne se limite pas à la possibilité d’appeler, d’être appelé ou de pouvoir ouvrir un compte en banque. Il représente et définit sa nature et lui permet de se connecter à son âme ; par son intermédiaire on reçoit une force spirituelle. Une personne sans nom est incomplète, elle est privée de la possibilité de se connecter à son essence individuelle.
C’est aussi la raison pour laquelle il est si important de nommer son enfant le plus tôt possible. Même si vous lui avez déjà donné un nom après consultation du ‘parlement’ familial, d’un point de vue juif il/elle n’en a toujours pas tant que la cérémonie juive n’a pas eu lieu.
- Pourquoi est-il nécessaire de donner un nom juif ?
Puisque le nom d’une personne exprime son essence, il est bon de donner à l’enfant un nom du Tanakh – le corpus biblique juif composé des 24 livres de la Torah écrite. On peut aussi choisir un nom parmi les grands sages d’Israël à travers les générations. Le fait de donner le nom d’un juste -Tsadik- ou d’une personne très particulière (judaïquement parlant) peut avoir une très bonne influence sur votre enfant. Cela lui permettra aussi de s’identifier à ce nom prestigieux de manière permanente. Il est dommage de le priver de cela.
- Qui doit avoir le dernier mot : le mari ou l’épouse ?
Il ne faut pas en arriver à aller chez l’avocat à cause de cela. Prenez aussi en considération l’enfant qui vient de naître. Il vaut mieux préparer à l’avance une bonne recette pour le partage équitable du choix du prénom. Par exemple, le mari peut choisir le prénom du premier enfant et la femme celui du deuxième -ou l’inverse- et ainsi de suite.
- Pourquoi donne-t-on le nom d’un garçon à sa Brit-Mila ?
Le premier homme auquel D-ieu demanda de se circoncire est notre ancêtre Avraham. En même temps que cette injonction, D-ieu lui donna le nom ‘Avraham’ au lieu de ‘Avram’.
Une lettre dans le Séfère Torah
Après avoir donné un nom à l’enfant et l’avoir déclaré au ministère de l’intérieur, il est très recommandé de lui acheter une lettre dans un Séfère Torah spécialement dédié aux enfants d’Israël, dans lequel seuls les garçons et les filles jusqu’à l’âge de leur majorité religieuse -Bar/Bat Mitsva-peuvent associer leur nom.
L’acquisition de cette lettre (parmi les 304 805 du Séfère Torah) relie l’enfant à un nombre considérable d’autres enfants juifs pour qui l’on a accompli la même démarche. Elle provoque une sorte de ‘magie protectrice’ spirituelle à son égard. Le prix d’une lettre est environ de 5 shékels israéliens.
Après l’acquisition de cette lettre vous recevrez chez vous un certificat coloré avec le nom de l’enfant et la lettre -ainsi que son emplacement- que vous avez achetée pour lui.
Pour de plus amples informations et l’acquisition d’une lettre en ligne allez sur : www.kidstorah.org
Shalom Zakhar
Le Shabbat qui suit la naissance d’un garçon, beaucoup ont l’habitude de faire une cérémonie appelée « Shalom Zakhar – la paix du mâle ». Il s’agit d’un repas auquel on convie les membres de la famille et les amis afin de leur servir des mets, des boissons et des douceurs. Durant le repas, les invités bénissent les parents et souhaitent au nouveau-né une vie bonne et heureuse.
On a l’habitude de consommer du ‘Houmous cuit et d’autres aliments ronds durant la nuit de ce repas. Les aliments de forme ronde sont généralement utilisés pour les repas des personnes endeuillées en tant que symbole du cycle de la vie, alors pourquoi le fait-on à cette occasion ? C’est afin de nous associer à la ‘douleur’ du nouveau-né qui vient d’oublier pour l’instant -en naissant- toute la Torah qu’il a étudiée avec un ange alors qu’il était dans le ventre de sa mère.
