Introduction
Le cycle de la vie est comme son nom l’indique : un cycle. La vie est composée de périodes magnifiques et joyeuses mais aussi de moments de tristesse et de deuil, et enfin d’aspects quotidiens. Dans chacune de ces situations et à chacune des étapes de la vie, le judaïsme nous donne des directives et des instructions concernant comment se comporter, que faire et ne pas faire.
Pourquoi en est-il ainsi ? pourquoi D-ieu se mêle-t-Il de chaque étape de notre vie ?
Comme toute chose, il s’agit d’une question de perspective.
L’amour infini qu’Il éprouve pour Ses enfants est la raison pour laquelle Il nous donne Ses instructions et Ses directives à chaque moment de l’existence. Parce qu’Il est le Créateur de l’homme et du monde, Il sait ce qu’il y a de meilleur pour nous et Il se préoccupe de nous accompagner, en restant à proximité, durant tous les moments de notre vie.
Que répondez-vous lorsqu’on vous demande quelle est la date d’aujourd’hui ?
Cette réponse n’est pas la même si l’on est à la banque ou à la synagogue…
Notre calendrier, sur lequel est basé le déroulement de la vie juive, est différent du calendrier grégorien utilisé par le Christianisme (et par la grande majorité des pays du globe terrestre) qui est fondé sur le cycle annuel du soleil. Il est également différent du calendrier utilisé par l’Islam qui est axé sur le cycle mensuel de la lune. Le calendrier juif est construit à partir d’une combinaison entre les deux astres, solaire et lunaire : Les mois sont fixés en fonction du cycle mensuel de la lune tandis que les années sont établies d’après le cycle annuel du soleil.
Une des différences les plus significatives entre notre calendrier et les leurs, réside dans la définition du commencement de la journée. Pour eux, la date change exactement à minuit, toutes les 24 heures, tandis que pour nous la journée débute la nuit, juste après la sortie des étoiles. Si vous désirez connaitre l’équivalent hébraïque de la date de naissance de votre enfant, il vous faut auparavant savoir à quelle heure il est né :
Si par exemple il est né le mercredi 6 avril 2016 (correspondant au 27 du mois hébraïque d’Adar) mais après le coucher du soleil, sa date de naissance passe alors au 28 Adar (c’est-à-dire la date hébraïque du lendemain) alors que pour le calendrier grégorien la date de naissance restera la même, c’est-à-dire mercredi 6 avril, jusqu’à minuit.
Qui a institué le calendrier juif ?
Dans les temps anciens, notre calendrier n’était pas fixé comme il l’est aujourd’hui. On ne pouvait pas savoir à l’avance quand le mois en cours se terminerait et quel jour débuterait le mois suivant. Cette information dépendait de l’observation par l’homme de l’apparition de la nouvelle lune (annonciatrice d’un nouveau mois) sous forme d’un mince croissant ; une lune qui par la suite devient pleine au milieu du mois puis diminue progressivement pour disparaître totalement en fin de mois.
De même, on ne savait pas à l’avance si l’année en cours serait de 12 mois ou embolismique (13 mois), cela dépendait de l’apparition du printemps et de la chaleur du soleil sur le sol pendant ces jours. Le Sanhédrin (le tribunal constitué par les grands sages de la génération) procédait chaque année à des évaluations liées aux saisons pour déterminer si l’année serait de 12 ou 13 mois.
C’est seulement à l’époque d’un des grands sages d’Israël, Hillel l’Ancien (le troisième du nom) que le calendrier juif actuel fut établi, sans plus avoir besoin d’une observation de la lune ou de l’état de l’avancement des récoltes en début de printemps. Il fut fixé pour toutes les années à venir par les sages d’Israël (grâce à une connaissance parfaite et globale du fonctionnement des mécanismes astrales). Nous connaissons à l’avance -et pour les siècles à venir- toutes les dates des débuts de mois (Rosh ‘Hodesh) et quelles seront les années embolismiques.
Bienvenue !
L’âme juive a un parcours difficile à faire pour quitter son lieu d’origine et descendre sur terre.
Elle provient d’un endroit spirituel extrêmement élevé où elle était protégée par D-ieu et jouissait de la lumière éclatante de la Présence Divine (Shékhina). Jusqu’à ce jour ‘sombre’ (selon elle -à ce moment- en tout cas) où elle est appelée à remplir une mission qui la fait ‘chuter’ dans notre monde.
L’ajustement à cette mission est très difficile pour elle car elle doit traverser des processus qui la transforment, afin de pouvoir s’adapter à notre monde physique et matériel. Il lui faut commencer à s’habituer à l’écoute de mélodies et de louanges différentes de celles qu’elle entendait lorsqu’elle se trouvait dans son monde extrêmement spirituel et élevé.
Mais il n’y a pas que cela, lorsqu’elle descend, elle n’est plus aussi libre et spirituelle qu’avant, étant donné qu’elle se trouve dans un corps dont la volonté et les aspirations ne correspondent pas aux siennes. Elle va devoir se confronter à cette nouvelle maison -le corps- durant toutes les années de sa présence dans le monde.
S’il en est ainsi, pourquoi D-ieu lui impose-t-Il une telle épreuve ? Pourquoi la projette-t-Il dans un tel endroit ?
En réalité, la mission de l’âme sainte est d’introduire de la sainteté dans le monde matériel où nous vivons. De donner à l’être humain dans lequel elle réside, d’autres perspectives de la vie, puisées du monde spirituel d’où elle provient. Plus l’homme accomplira ses volontés ici-bas, plus l’âme sera heureuse et satisfaite, et plus ils grandiront ensemble. La souffrance et l’incompréhension, dues à sa descente dans le monde, se transformeront en joie extraordinaire d’accomplir la mission pour laquelle elle a été envoyée.
Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, elle recevra finalement sa récompense. En effet, une âme qui a réussi son passage sur terre -ne serait-ce qu’en partie- en élevant et aidant l’être humain à s’améliorer, recevra un énorme ‘salaire’ lorsqu’elle rentrera à la maison
c’est-à-dire le monde d’en-haut- et elle arrivera à un endroit encore plus élevé que celui d’où elle est venue, heureuse que son voyage se soit terminé.
Le Baal Shem Tov nous enseigne : L’âme descend dans ce monde matériel et y réside 70 ou 80 ans afin de faire du bien aux Juifs une seule fois, matériellement et surtout spirituellement.
