Les prières quotidiennes
La prière, moment où l’homme se tourne vers son Créateur, fait partie intégrante de la vie juive. Et en tant que tel, il fait également partie intégrante de la vie d’une femme Juive.
À chaque moment libre dont vous disposez, vous pouvez vous tourner vers Votre « Père qui est au ciel » et Lui demander tout ce qui vous tient à cœur. C’est aussi une Mitsvah importante de la Torah.
Sur l’essence de la prière et la synagogue, vous trouverez plus de détails dans Yahadouton « La synagogue et les prières ».
Les prières quotidiennes
Concernant les trois prières chaque jour : Cha’harit, Min’ha et Arvit, vous n’êtes pas obligée de faire toutes ces prières et pas tout leur texte.
- Si vous avez l’habitude de vous laver les mains avant de prier, n’oubliez pas de retirer vos bagues. Elles forment une barrière et disqualifient le lavage. Vous êtes-vous lavé les mains par erreur avec vos bagues ? Il serait bon de le refaire sans. Et ne les oubliez pas près de l’évier.
Si vous désirez faire toutes les prières dans leur texte intégral, vous en avez bien-sûr la permission, mais il y a des passages que vous devez dire et qu’il ne faut pas sauter :
Dans la prière du matin :
- « Parachat Hatamid » : un passage de la prière qui raconte l’ordre de D.ieu d’offrir un sacrifice dans le Temple appelé le « Korban Hatamid ». L’obligation pour la femme de réciter ce passage découle du fait que de nos jours, alors que le Temple a malheureusement été détruit, cette prière est un substitut du sacrifice. Par conséquent, tout comme le sacrifice dans le Temple qui était également offert par la femme, la prière récitée à sa place doit également être faite par la femme. Ce sacrifice était offert deux fois par jour : le matin et l’après-midi. Dans la prière du matin, nous lisons « Parachat Hatamid » en mémoire du sacrifice « Karban Tamid du matin ».
- La lecture du Chéma : ces passages de la Torah parlent d’accepter la souveraineté de D.ieu sur nous et d’accepter le fardeau de Ses commandements. L’obligation pour la femme de dire ces passages découle du fait qu’elle est également obligée d’accepter la royauté de D.ieu et Ses commandements.
- « Emète Veyatsiv » : dans le texte de la prière, il y a une bénédiction spéciale qui relie la « lecture du Chéma » à la prière de la « Amida ». Nous récitons cette bénédiction à la suite de la mention de l’Exode d’Egypte, à la fin de la « Lecture du Chéma », qui représente l’accomplissement de la Mitsvah de la Torah qui oblige à mentionner cet événement historique. Et puisque ce commandement est permanent et ne dépend pas du temps, les femmes y sont aussi obligées et, par conséquent, doivent aussi réciter la bénédiction le concernant.
- « La Amida » : cette prière est principalement une demande de miséricorde envers l’homme et la satisfaction de ses besoins. Que faire, les femmes ont aussi des demandes à effectuer…
Dans la prière de l’après-midi :
- « Parachat Hatamid » : comme expliqué dans la prière du matin, elle résulte du « Korban Tamid du crépuscule » qui était offert dans le Temple.
- « La Amida » : comme expliqué dans la prière du matin.
Dans la prière du soir :
Les femmes ne sont pas obligées de faire cette prière, bien que celles qui veulent prier puissent le faire. Comme mentionné ci-dessus dans la prière du matin, dans la prière du soir il y a également une bénédiction (« Emète Véémouna ») qui vient pour accomplir « Se souvenir de l’Exode d’Egypte », et puisque les femmes sont exemptées de la prière du soir, il leur est suggéré de réciter cette bénédiction dans la « lecture du Chéma du soir », après avoir terminé la « lecture du Chéma » elle-même.
- Il n’est pas nécessaire de changer les mots dans le texte de la prière ou des bénédictions prononcées au masculin par le féminin.
La section des femmes dans la synagogue
La section des femmes dans la synagogue
Dans une synagogue, vous trouverez un lieu spécial pour la prière des femmes appelé « Ezrat Nachim ». Ce nom est tiré d’une certaine zone du Temple qui s’appelait ainsi.
Ce lieu peut être à un autre étage ou à côté du lieu de prière des hommes lorsqu’une cloison les sépare. La distinction entre les deux est nécessaire pour l’observance de la prière selon la loi.
