Le statut de la femme
La première question qui vous vient à l’esprit en prenant ce guide sur la femme Juive est, il faut le reconnaitre, une question fondamentale : Comment le judaïsme traite-t-il la femme ?
A première vue, il semblerait que la femme soit reléguée sur le plan du judaïsme : elle est exemptée de nombreux commandements, à la synagogue elle est « jetée » derrière le rideau de séparation qui la coupe du centre de l’action, sa variété d’options vestimentaires est extrêmement réduite etc…
Mais, est-ce vraiment ainsi ? Le judaïsme discrimine-t-il le public féminin ? La Torah met-elle la femme de côté et diminue sa personnalité ?
La réponse à ces questions est claire et elle est, bien évidemment, négative. De plus, dans de nombreux cas très significatifs, le judaïsme place les « clés » entre les mains des femmes. Prenez par exemple la question la plus élémentaire : lequel des parents détermine notre judéité, notre appartenance au peuple d’Israël ? Si vous ne le saviez pas, la réponse est : la mère, de manière exclusive.
Cependant, le judaïsme ne nie pas les différences existentielles entre hommes et femmes ni les différences essentielles entre les genres. Tout dépend du point de départ : la vision de la Torah et du judaïsme sur la vie. De manière générale, le sujet peut être divisé en deux : la reconnaissance et la prise de conscience que les hommes et les femmes sont en effet différents les uns des autres physiquement, mentalement, dans leur rôle et dans leur vocation. Une question distincte concerne le fait de savoir pourquoi la religion juive impose la plupart des actions et pratiques religieuses aux hommes.
Le mouvement féministe prône une égalité complète entre les genres, sans tenir compte des différences structurelles entre eux, en supposant que les droits des femmes sont bafoués par le genre masculin dominant. Nous avons ici deux passages extraits des conférences du Rabbi de Loubavitch, qui présente l’approche saine du judaïsme sur ce sujet.
- Il y a ceux qui plaident « l’égalité des droits » pour les femmes, c’est-à-dire égaliser les droits des femmes à ceux des hommes.
- Dernièrement, un mouvement dont l’objectif est « la libération de la femme » a été établi pour amener l’égalité entre hommes et femmes. Ce mouvement ne tient pas compte des qualités de la femme et de son rôle mais repose sur un seul principe : l’imitation de l’homme. Si un homme dirige une entreprise, c’est un signe que le commerce est l’idéal et la femme doit s’efforcer d’être une bonne marchande. Si l’homme quitte la maison tôt le matin et rentre tard le soir fatigué et épuisé, la femme se doit d’en faire autant…
La réelle « égalité des droits » s’accomplit lorsque chacun atteint le but de la perfection selon la nature, les talents et les capacités donnés par D.ieu. C’est pour cela que l’homme doit s’occuper des rôles qui ont été confiés aux hommes et les femmes doivent s’occuper des rôles qui ont été confiés aux femmes. Lorsque la femme imite l’homme et revendique les rôles de l’homme, elle crée une inégalité des droits et nuit au statut de la femme car elle démontre qu’elle a un statut inférieur.
Le système fonctionnant sur l’égalité des droits fait opposition à l’ordre de la Torah : « Une femme ne doit pas porter le costume d’un homme, ni un homme s’habiller d’un vêtement de femme » (Ki Tétsé, 22, 5). Nous entendons par là que chacun doit se comporter selon sa nature et que la femme ne doit pas essayer d’imiter l’homme. Les hommes et les femmes ont des rôles différents qui ont leur propre importance, qui ne doivent pas et ne peuvent pas se mesurer l’un à l’autre.
Qui plus est, ce n’est que lorsque la femme remplit son rôle et sa mission en tant que femme qu’elle acquiert une véritable satisfaction personnelle et se débarrasse des querelles et de la jalousie. Puisqu’elle est heureuse de son accomplissement, c’est précisément ainsi qu’elle atteint son bonheur et sa perfection (comme le souligne la Torah à plusieurs endroits, la grandeur du droit des femmes et des filles d’Israël).
Dire à une femme qu’elle n’a pas à agir selon ses qualités mais qu’elle doit imiter l’homme, il n’y a pas plus humiliant ! En effet, ce mouvement qui encourage les femmes à ressembler aux hommes a effacé l’importance de la femme et la valeur de son rôle, causant ainsi aux femmes un profond sentiment d’infériorité.
La Torah a donné aux femmes la mission la plus élevée possible : assurer la pérennité du peuple d’Israël en élevant la nouvelle génération qui sera une continuité de celle présente lors du Don de la Torah. Personne d’autre qu’elle ne peut le faire, car D.ieu, dans Sa grande sagesse, n’a accordé cette capacité qu’aux femmes.
Mais voilà qu’elles viennent en affirmant qu’une femme a besoin, avant tout, de gagner de l’argent et de se faire un nom, puis (s’il lui reste de la force et du temps et que D.ieu accorde Sa bénédiction) elle pensera à son rôle principal… On remplace son rôle essentiel par des choses qui n’ont aucune valeur en comparaison !
