Introduction
- Il vaut mieux ne pas manger le matin avant d’avoir écouté la Méguila. Néanmoins, une personne faible pourra manger des fruits et boire.
La prière du matin
On la commence comme d’habitude en revêtant son Talite et en mettant ses Téfilines puis en récitant les passages d’ouverture (Péti’ha). Puis on continue avec les passages de « Hodou », des « Péssouké Dézimra » et on lit le « Kriate Shéma » avec ses bénédictions.
Durant la prière de la « Amida » on rajoute le passage de « Véal Hanissim » après la bénédiction de « Modime ».
Durant la prière du matin de Pourim, on ne récite pas les louanges du « Hallel » d’un côté ; mais de l’autre on ne récite pas les supplications (Ta’hanoun) non plus.
Pourquoi ne lit-on pas les louanges du « Hallel » à Pourim ?
- Parce que les sages ont institué que, depuis que nous sommes rentrés en terre d’Israël à l’époque de Josué, on ne récite plus le « Hallel » pour des miracles ayant eu lieu hors de la terre d’Israël.
- Parce que la lecture de la « Méguila » est considérée comme une équivalence à celle du « Hallel ».
- Parce qu’après le miracle de Pourim, les juifs restèrent sous la domination d’A’hashvérosh et n’eurent pas la possibilité de servir D-ieu en toute liberté. Or les louanges du « Hallel » symbolisent essentiellement notre subordination absolue au Créateur du monde.
La lecture de la Torah
Après la prière de la « Amida » l’officiant dit un demi-Kaddish, puis l’on ouvre l’arche sainte et l’on sort un seul Séfère Torah.
Trois personnes sont appelées à monter à la Torah durant cette lecture faite sur un passage de la Parasha « Béshala’h » qui parle de la guerre d’Amalek contre le peuple d’Israël après que ce dernier soit sorti d’Égypte.
- Ceux qui lisent la Torah selon la tradition ashkénaze répèteront deux fois le mot « Zékhère » du verset « Tim’hé ète Zékhère Amalek ». Une fois avec la voyelle « Ségol » et une deuxième fois avec la voyelle « Tséré ».
Après la lecture de la Torah, on reste avec le Talite et les Téfilines sur soi pour la lecture de la Méguila.
Avant de commencer la lecture, on répète les trois mêmes bénédictions prononcées la veille dont celle de « Shéhé’héyanou » qui sera dite par rapport à l’obligation des trois Mitsvotes de la journée : l’envoi de mets, les dons aux pauvres et le repas de Pourim.
Toutes les lois concernant la lecture du jour de Pourim : le déroulement de la lecture, qui doit lire, comment lire, quels sont les versets que l’assemblée dit à voix haute, quand fait-on du bruit pour le nom d’Hamane et autres, sont les mêmes lois que celles de la lecture du soir que nous avons détaillées auparavant dans cet ouvrage.
Après la lecture de la Méguila, on récite la bénédiction de « Harave Ète Rivénou » et l’on dit « Shoshanate Yaakov ». On poursuit la prière avec « Ashré », « Ouva Létsione », ensuite l’officiant dit un Kaddish complet et l’on retourne le Séfère Torah dans l’arche sainte. Puis on termine la prière du matin comme d’habitude.
La prière de l’après-midi
Il est préférable de faire la prière de l’après-midi (Min’ha) avant de faire le repas de fête de Pourim. Ceci afin de ne pas en arriver à rater -D-ieu préserve- cette prière parce que le repas aurait duré trop longtemps ou parce que l’on aurait bu trop de vin pour être capable de la faire.
- On n’oubliera pas de dire « Véal Hanissim » dans la « Amida ».
« Michloa’h Manotes – L’envoi de mets »
Durant la fête de Pourim, nous insistons sur la nécessité de l’unité du peuple juif et des liens chaleureux entre un homme et son prochain, entre une famille et une autre. C’est pourquoi une des Mitsvotes de Pourim consiste à envoyer à au moins un ami un « Michloa’h Manotes » composé de deux mets différents (nourriture et/ou boisson). Par exemple une bouteille de vin avec un paquet de gâteaux.
- Du point de vue de la loi de base, la Mitsva consiste à envoyer deux mets à un seul ami. Néanmoins, celui qui, selon ses possibilités, multiplie les envois de « Michloa’h Manotes » à de nombreuses personnes est digne de louanges !
- Les hommes et les femmes sont tenus d’accomplir ce commandement. Un homme enverra ses « Michloa’h Manotes » à d’autres hommes et une femme à d’autres femmes.
- On n’a pas rempli son obligation si l’on envoie des habits, des livres ou des bijoux. On ne l’accomplit qu’avec des choses consommables.
- Il faut envoyer des mets ou des boissons qui soient consommables immédiatement sans avoir besoin d’être cuits, frits ou enfournés. Par exemple : du poulet ou du poisson déjà cuits, des quiches ou des gâteaux déjà cuisinés au four, et bien sûr des fruits, des bonbons, du vin et autres boissons.
- On peut envoyer deux mets d’une même catégorie d’aliments. Par exemple une part de viande et une part de poulet.
- Il faut veiller à ce que la boisson envoyée ait une certaine valeur -au moins aux yeux de celui qui la reçoit- et qu’elle ne soit pas trop simple ou trop ‘cheap’.
- Certains ont l’habitude de faire parvenir leur(s) « Michloa’h Manotes » par le biais d’un envoyé (un fils ou une fille, un ami etc.)
- Il n’y a pas de somme fixée pour cette Mitsva et l’on peut donner ce que l’on veut.
- S’il n’y a pas de personnes pauvres dans votre entourage ou dans votre quartier, et qu’il vous soit difficile de sortir de la maison, vous pourrez mettre l’argent de côté et le distribuer plus tard à des pauvres lorsque la chose sera possible.
- On peut accomplir la Mitsva en donnant les « Matanotes Laévyonimes » par internet à des organismes et des associations qui distribueront l’argent à des pauvres le jour-même de Pourim.
- À Pourim, on ne vérifie pas et l’on n’enquête pas sur le niveau financier des personnes qui demandent de l’argent mais on se comporte avec l’état d’esprit de Pourim qui est : « Toute personne qui tend la main – on lui donne ».
- Les hommes et les femmes sont tenus d’accomplir ce commandement. Un homme pourra donner de la Tsédaka à une femme pauvre et vice-versa.
« Matanotes Laévyonimes – Les dons aux pauvres »
Cette Mitsva, qui renforce notre sentiment d’appartenance et notre sens de la responsabilité envers notre peuple, consiste à donner la charité – Tsédaka (en argent ou en nourriture) à au moins deux pauvres le jour-même de la fête.
