Dans la prière du matin
Dans la prière de la répétition de la « Amida », l’officiant rajoute le texte de « Anénou – Exauce-nous » après la bénédiction de « Goèl Israël ». ET Anénou du Ya’hid ???
Après la prière de la « Amida » et les supplications (Ta’hanoun), on récite des « Séli’hotes – demandes de pardon » propres au jeûne d’Esther. Elles contiennent des demandes et des prières à D-ieu afin qu’Il pardonne nos péchés et nos transgressions et qu’Il nous délivre de nos malheurs.
Ensuite on rajoute la prière de « Avinou Malkénou – Notre Père, notre Roi » dans sa version longue destinée aux jours de jeûne.
Dans la lecture de la Torah
Comme pour chaque jeûne public, on lit la lecture particulière des jours de jeûne qui débute par les mots : « Vayi’hal Moshé – et Moïse commença » qui se trouve dans la Parasha de « Ki Tissa ». Ces versets traitent du repentir (Téshouva) et des 13 attributs divins de miséricorde etc.
- Pendant le déroulement de la lecture, le public participe à trois occasions en citant à voix haute certains passages que l’officiant répète en les chantant selon la mélodie particulière des « Yamimes Noraïmes – jours redoutables » (les 10 jours de Rosh Hashana à Yom Kippour) :
- Après que l’officiant ait lu : « Oulkhalotame Méal Péné Haadama – les détruire de la surface de la terre », les fidèles récitent ensemble : « Shouve Mé’harone Apékha Véhina’hème Al Haraa Léamékha – Reviens sur Ta colère et regrette le mal envers Ton peuple ».
- Après que l’officiant ait lu : « Vayaavor Al Panav Vayikra – L’Éternel passa devant lui et dit », les fidèles récitent ensemble : « Hashem, Hashem, E-l Ra’houm Vé’hanoune …. Vé’hataa Vénaké – Éternel, Éternel, D-ieu miséricordieux et magnanime…. qui efface les fautes et les nettoie ».
- Après que l’officiant ait lu : « Ki Am Kéché Orèfe Hou – Car c’est un peuple à la nuque raide », Les fidèles récitent ensemble : « Vésala’hta Laavonénou Oul’hataténou Oun’haltanou – Et Tu pardonneras nos fautes, nos péchés et Tu feras de nous Ton héritage ».
- Après la lecture de la Torah, on dit le demi-Kaddish, on lève le Séfère Torah à la vue de tous et on le referme. Puis on récite les passages « Ashré », « Lamnatséa’h », « Ouva Létsione » et on termine la prière comme d’habitude jusqu’à la fin.
Le « Ma’hatsite Hashékel »
- Avant la prière de l’après-midi du jeune d’Esther, on a l’habitude de donner trois pièces d’un demi-Shékel (en Israël) en souvenir du commandement du « Ma’hatsite hashékel – demi-Shékel ».
Lorsque le Beit Hamikdash était présent, chaque juif se devait de donner une fois par an la somme correspondante à un demi-Shékel d’argent afin de financer l’achat des offrandes pour la communauté (Korbanotes Tsibour) qui étaient sacrifiées sur l’Autel (Mizbéa’h) au nom et en faveur de tout le peuple juif.
Une fois par an, à Rosh ‘Hodesh Adar, on diffusait et l’on rappelait à tous les juifs leur obligation de donner leur contribution au Beit Hamikdash. En souvenir de cela, nous le faisons encore aujourd’hui à Rosh ‘Hodesh Adar.
Dans le passé, le « Ma’hatsite Hashékel » correspondait à un poids précis d’argent. Aujourd’hui, on a l’habitude de donner trois pièces de la moitié de l’unité monétaire du pays où l’on vit. Par exemple : en Europe on donnera 3 fois 50 centimes d’euro, en Amérique 3 fois cinquante cents, en Angleterre 3 pièces d’un demi-pound et en Israël trois pièces d’un demi-Shékel.
Dans le passage de la Torah qui parle du « Ma’hatsite Hashékel » on mentionne trois fois le mot « Térouma – prélèvement ». C’est la raison pour laquelle on ‘prélève’ de son argent trois pièces en souvenir de ce commandement.
- Dans de nombreuses synagogues, on a l’habitude de placer sur les tables des coupes de Tsédaka dans lesquelles chacun peut mettre les trois pièces. L’argent collecté sera utilisé pour différentes actions de charité, des institutions d’aide aux pauvres et aux démunis etc.
- La coutume est que le père de famille donne aussi le « Ma’hatsite Hashékel » pour sa femme et ses jeunes enfants, filles et garçons (il continuera à le faire même lorsqu’ils auront grandi en plus de son prélèvement personnel. Par exemple : Un homme marié avec quatre enfants donnera 3 pièces pour lui, trois autres pièces pour sa femme et trois pièces pour chacun de ses 4 enfants.
La prière de l’après-midi
On commence la prière de l’après-midi (Min’ha) comme d’habitude avec les passages des « Korbanotes » et « Ashré ». Puis l’officiant récite un demi-Kaddish et on procède à la lecture de la Torah. Comme chaque jour de jeûne, on lit le même passage de la Torah que le matin, qui débute par les mots : « Vayi’hal Moshé – et Moïse commença » et trois personnes montent à la Torah. La troisième personne qui monte à la Torah (appelée « Maftir ») récite une « Haftarah » particulière extraite du livre d’Isaïe : « Cherchez D-ieu tant qu’Il est présent, appelez-Le tant qu’Il est proche ». Ensuite on remet le rouleau de la Torah à sa place, l’officiant récite un demi-Kaddish et l’on reprend le déroulement habituel de la prière.
Dans la prière de la « Amida » on rajoute la bénédiction de « Anénou – exauce-nous » à l’intérieur de celle de « Choméa Téfila ».
Lors de la répétition de la Amida par l’officiant, cette bénédiction de « Anénou » est dite à un autre endroit, juste après celle de « Goèl Israël », il rajoute aussi la bénédiction des « Cohanim » juste avant celle de « Sim Chalom ».
- À l’inverse des autres jeûnes, on ne récite pas les « Ta’hanoun » ni la version longue de « Avinou Malkénou » pendant la prière de l’après-midi du jeûne d’Esther car c’est la veille de la fête de Pourim durant laquelle on ne dira pas de « Ta’hanoun ». On termine directement par la prière de « Alénou Léshabéa’h ».
- Lorsque le jeûne d’Esther est avancé au jeudi précédent, le 11 Adar, on dira les « Ta’hanoun » et la version longue de « Avinou Malkénou ».
La prière du soir
D’habitude, on la fait juste après la sortie des étoiles (Tsète Hakokhavim) mais à la fin d’un jour de jeûne on peut la faire un petit peu plus tôt de manière à ce que la récitation des paragraphes du « Shéma Israël » ait quand même lieu après la sortie des étoiles.
Durant la « Amida » du soir, après le passage de « Modime », on rajoute le texte de « Véal Hanissim – et pour les miracles » dans lequel on parle de la fête de Pourim : « Au temps de Mordékhaï et Esther… ».
Après la « Amida », l’officiant récite un Kaddish entier et l’on se prépare à la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther – nous parlons par la suite en détail des lois de cette lecture). Après la fin de la lecture, nous chantons le chant « Shoshanate Yaakov – la rose de Jacob» puis on termine la prière du soir avec « VéAta Kadosh » et « Alénou Léshabéa’h ».
- Il vaut mieux écouter la lecture de la Méguila immédiatement après la prière du soir et ne casser le jeûne qu’après cela. Néanmoins, une personne faible pourra goûter des fruits ou boire quelque chose afin de se renforcer suite à la fatigue du jeûne.
Selon le calendrier juif, la définition du ‘jour’ est la suivante : Il commence la nuit depuis la sortie des étoiles jusqu’au coucher du soleil du lendemain (le temps entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles a un statut de ‘doute’ sur le fait qu’il appartienne au ‘jour’ qui vient de se terminer ou à celui qui commence ). La fête de Pourim -qui tombe un 14 Adar- commence à la sortie des étoiles qui suit la fin du 13 Adar. Dans les faits, la fête commence de suite après la fin du jeûne d’Esther et on la débute immédiatement avec la première de ses Mitsvotes : la lecture de la Méguila.
