Introduction
Il est recommandé d’aller de temps en temps visiter les tombes des membres proches de notre famille (à l’exception de la première année comme nous allons le voir). Lorsque nous sommes près de la tombe d’une personne proche et que nous prions pour elle, cela procure du plaisir à son âme. En outre, il est bon d’y prier aussi pour ses propres besoins et de demander au défunt qu’il -ou elle- intervienne en notre faveur auprès de notre Père céleste.
- On ne doit pas aller au cimetière le Shabbat ou un jour de fête.
Si vous n’avez pas été au cimetière depuis plus de 30 jours, il faudra dire cette bénédiction juste avant d’y rentrer :
« Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Ashère Yatsar Ètekhème Badine, Vézane Ètekhème Badine, Vékhilkèle Ètekhème Badine, Véhémite Ètekhème Badine, Véyodéa Mispar Coulekhème, VéHou Atide Léha’Hayotekhème Oulkayème Ètekhème Badine. Baroukh Ata Ado-naye Mé’hayé Hamétim – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu, Qui vous a créés avec justice, vous a nourris avec justice, a subvenu à vos besoins avec justice, vous a fait mourir avec justice et connait votre nombre à tous. Il vous ressuscitera dans le futur et vous maintiendra en vie avec justice. Béni sois-Tu Éternel Qui donne la vie aux morts ».
Quand va-t-on au cimetière ?
À la fin de la Shiva, à la fin des Shéloshime et à la fin des 12 mois. De même chaque année à la date d’anniversaire hébraïque du décès.
La première année qui suit l’enterrement, il est déconseillé de se rendre au cimetière à d’autres dates que celles précédemment citées, parce que l’âme est en encore en train de traverser un certain processus. Les années suivantes, il est permis d’aller sur la tombe du défunt sans limitations.
- Le sujet de la montée au cimetière peut être sensible pour certains membres de la famille, particulièrement la première année. Il y en a toujours qui vous diront qu’il est bien d’aller ensemble visiter le défunt à telle date en donnant une ‘bonne’ raison. Il n’est pas nécessaire d’insister pour ne pas y aller, on prendra en compte leur sensibilité et l’on ira avec eux, même la première année.
Que doit-on préparer avant de se rendre au cimetière ?
Pour la Shiva, les Shéloshime et l’anniversaire du décès (Azkara), on veillera aux choses suivantes avant de se rendre au cimetière :
- La présence d’un Myniane de dix hommes adultes (treize ans et plus) afin de pouvoir réciter le Kaddish. Si l’on n’a pas ce nombre, vous pourrez toujours demander à des visiteurs de se joindre à vous quelques instants pour compléter le Myniane durant la récitation de quelques versets et du Kaddish.
- Des Kipotes (pluriel de Kippa) pour tous, au cas où certains hommes n’en portent pas ou l’auraient oubliée avant de partir.
- Des feuilles sur lesquelles on aura imprimé les chapitres des psaumes à dire lorsqu’on monte au cimetière.
- Le texte du Kaddish que l’on dira après la lecture des psaumes.
- Une bougie (Nère Néshama) si l’on tient à en allumer une près de la tombe (c’est une bonne chose).
- Il est conseillé de prendre contact avec un rabbin ou quelqu’un d’autre qui connait bien le contenu de la cérémonie au cimetière afin qu’il vienne avec vous pour la diriger de la bonne manière. Vous n’en connaissez pas ? Aucun problème ! Vous vous en tirerez très bien en suivant les informations contenues dans cet ouvrage.
- Certains cimetières ferment une grande partie de la journée. Vérifiez les horaires d’ouverture avant de partir.
Le comportement au cimetière
Le cimetière est un endroit où l’on doit se comporter avec dignité. Ce comportement est un signe de respect pour les défunts et en particulier pour la personne que l’on va visiter. Il n’est pas convenable d’y tenir des discussions mondaines ou habituelles et l’on ne doit pas y manger ou boire.
- Si vous portez sur vous un Talite Katane, Veillez à ce que les fils des Tsitsite soient à l’intérieur de votre pantalon et à les rentrer si ce n’est pas le cas. Les défunts ne sont plus dans la possibilité de pratiquer cette Mitsva et ils sont jaloux lorsqu’ils voient les Tsitsiotes (pluriel de Tsitsite) pendre à l’extérieur. Ne leur en mettez pas ‘plein la vue’.
- Si l’un de vos invités à monter au cimetière est un Cohen, veillez bien à ce qu’il reste à l’extérieur des limites du cimetière car il n’a pas le droit de se trouver en présence d’un mort comme nous l’avons évoqué précédemment.
- N’oubliez pas de mettre une Kippa sur votre tête dès que vous rentrez au cimetière.
Que récite-t-on ?
Lorsque vous serez à côté de la tombe, attendez la présence de dix hommes adultes pour réciter les chapitres des psaumes qu’on a l’habitude de lire lorsqu’on monte au cimetière. Si vous n’arrivez pas à avoir un Myniane, vous pourrez réciter les psaumes mais pas le Kaddish.
Une fois que tout le monde est arrivé, on lira les psaumes suivants : 33, 16, 17, 72, 91, 104, 130 puis l’on récitera les lettres du nom de la personne décédée à partir du psaume 119 dans lequel chaque lettre de l’alphabet hébraïque est représentée par huit versets qui commencent par elle.
Par exemple, si le défunt s’appelait Yaakov , on lit les huit versets qui correspondant à sa première lettre (Youde) dans le psaume 119 et on fera de même avec les autres lettres de son nom dans l’ordre. (Nom du père ?)
Tous les psaumes et les Kaddish à réciter durant cette cérémonie se trouvent dans une brochure publiée par la ‘Hévra Kaddisha que l’on vous remettra généralement à l’entrée du cimetière.
Ensuite on dira les lettres du mot ‘Néshama’ (âme) toujours en utilisant le psaume 119.
- À la fin de la récitation des psaumes, on récitera le Kaddish des orphelins (Yéhé Shélama) en étant tourné vers Jérusalem.
- Après le Kaddish, on lira la prière : « E-l Malé Ra’hamim ».
- Une fois que ces prières habituelles ont été dites. Vous pouvez continuer à prier personnellement sur la tombe ou prononcer une oraison funèbre pour le défunt.
- Avant de quitter l’endroit, prenez une petite pierre et placez-là sur la tombe avec votre main gauche. C’est un acte en l’honneur du défunt par lequel on lui montre que l’on était là.
- À la sortie du cimetière, on se lavera les mains alternativement (droite-gauche) 3 fois de suite.
