Introduction
La « Avéloute – deuil » est le nom donné à la période de temps qui suit le décès de l’être cher. Elle commence après l’enterrement et contient de nombreuses lois ainsi que des coutumes différentes.
Cette période se divise en plusieurs étapes :
- La « Shiva ». C’est le nom donné aux sept premiers jours de deuil (Shiva signifie ‘sept’ en hébreu). Il y a de nombreuses règles de comportement à respecter durant cette période. Elles sont en adéquation avec votre statut d’endeuillé qui souffre du départ actuel d’un être cher. Elles vous sont détaillées par la suite.
- Les « Shéloshime ». C’est le nom donné aux trente premiers jours après l’enterrement (Shéloshime signifie ‘trente’ en hébreu). Durant ces jours, une partie des comportements propres à la Shiva sont continués tandis qu’une grande partie se sont terminés avec la fin de la Shiva. Nous en parlons en détails par la suite.
- Les 7 jours de la Shiva sont inclus dans les 30 jours des Shéloshime.
Le judaïsme a institué des coutumes spécifiques durant cette période, pas dans l’intention de vous rendre la vie plus pénible après le deuil mais afin de vous aider à traverser ce moment. Ces règles sont faites pour canaliser vos sentiments douloureux de manière appropriée et saine et parallèlement à vous aider à reprendre graduellement le cours de votre vie habituelle.
Durant la période des sept jours de la Shiva, il est d’autant plus recommandé de suivre ces règles selon l’infrastructure qu’a instituée le judaïsme : passer ces jours en famille, recevoir des personnes qui viennent vous consoler, se déconnecter des pressions de la vie à l’extérieur, tout cela vous aidera à traverser cette période plus facilement et à ‘digérer’ le sentiment de perte de l’être cher.
Les sept jours ainsi que les trente jours sont comptés après la date de l’enterrement et pas du décès (au cas où les deux évènements n’aient pas eu lieu le même jour). Par exemple, si une personne est décédée juste avant le Shabbat et qu’elle est enterrée le dimanche, on effectuera ce compte à partir du dimanche.
Par contre, les dates d’anniversaire du défunt sont commémorées (Azkara) à la date du décès.
Qui est tenu de s’endeuiller ?
Les membres de la famille au premier degré : Les enfants pour leurs parents, les frères et sœurs, les parents pour leurs enfants, le mari pour son épouse et l’épouse pour son mari.
- Il n’y a pas de règles de deuil pour un grand-père ou une grand-mère.
- SI c’est le parent d’un conjoint qui a quitté ce monde (le mari pour son épouse ou l’épouse pour son mari), il y a lieu de respecter certaines règles de deuil uniquement afin de respecter les sentiments du conjoint. Par conséquent, concernant certains comportements de grande joie auquel le conjoint en deuil n’a pas le droit de participer, on se comportera aussi comme si l’on était en deuil en n’y allant pas.
- Ce sont uniquement les frères et sœurs de sang qui s’endeuillent pour le frère ou la sœur disparu(e).
- On ne suit pas les règles de deuil pour un nouveau-né qui a quitté le monde avant d’avoir atteint l’âge de trente jours. Si le nouveau-né a vécu plus de trente jours mais que ses jours étaient constamment en danger depuis sa naissance, on consultera un rabbin pour savoir ce qu’il faut faire selon le cas précis.
- Les règles des trente premiers jours incombent à tous les membres de la famille au premier degré. Après cette période, ils peuvent se comporter comme à leur habitude.
- Néanmoins, en ce qui concerne les endeuillés pour un père ou une mère, la période de deuil se poursuivra durant douze mois.
Il existe des anges préposés à ‘élever’ les prières vers les cieux, ils contrôlent la justesse des actions de celui qui prie et décident de permettre -ou pas- à sa prière d’arriver au Créateur du monde. Cependant, si la prière est dite en araméen, ils ne peuvent pas l’empêcher de monter car ils ne connaissent pas cette langue. C’est la raison pour laquelle une partie de nos prières (dont le Kaddish) est dite en araméen.
