Les bénédictions
L’officiant qui va procéder à la lecture ouvre la Méguila en parchemin devant lui et récite trois bénédictions avant de commencer sa prestation et une après l’avoir terminée. Lorsqu’il les récite, il doit avoir l’intention de rendre quittes de leur obligation tous ceux qui l’écoutent.
- Toute l’assemblée doit répondre « Amen » après chaque bénédiction et ne pas dire « Baroukh Hou Oubaroukh Shémo » au milieu des bénédictions.
Voici les trois bénédictions d’avant la lecture :
- « Baroukh…. Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Kriate Méguila – Béni sois-Tu…. qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la lecture de la Méguila ».
- « Baroukh…. Shéassa Nissim Laavoténou Bayamime Hahème Bazémane Hazé – Béni sois-Tu…. qui a fait des miracles à nos ancêtres en ces jours-là et en ce temps-là ».
- « Baroukh…. Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni sois-Tu…. qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait arriver à ce temps-là ».
- Dès que l’officiant commence les bénédictions d’avant la lecture, on ne parle plus jusqu’à la fin de la bénédiction d’après la lecture.
Durant la lecture
Étant donné que le texte de la Méguila sur le parchemin ne comporte pas de ponctuations et de voyelles, il faut avoir recours à une personne experte et compétente dans le domaine de la lecture. En général dans les synagogues, celui qui la lit est la même personne qui lit la Parasha de la semaine dans le Séfère Torah à Shabbat.
Il y a une obligation d’écouter chaque mot de la Méguila et si l’on rate ne serait-ce qu’un mot, il faudra la réécouter en entier. Par conséquent, lorsqu’on se trouve à la synagogue ou dans un endroit spacieux, il faudra rester tranquille et bien évidemment ne pas parler durant la lecture.
- Certains ont l’habitude de suivre la lecture à partir d’une Méguila cashère en parchemin et de lire la Méguila à voix basse en même temps que l’officiant afin que, même s’ils ratent l’écoute d’un ou plusieurs mots, ils aient la possibilité de pouvoir compléter ce qu’ils n’ont pas entendu grâce à leur propre lecture dans leur Méguila.
Hamane et la crécelle
Durant la lecture de la Méguila, chaque fois que l’on prononce le nom d’Hamane -peu importe de quelle manière- on a l’habitude de faire du bruit en tapant des pieds sur le sol et en faisant tourner des crécelles et autres. Par exemple à : « Hamane Ben Hamédata Hahaguagui », « Hamane Harasha Hazé » etc.
- Étant donné l’obligation d’écouter chaque mot de la Méguila, l’officiant devra s’arrêter de lire et attendre la fin des bruits avant de reprendre sa lecture. Les adultes doivent contrôler leurs enfants afin qu’ils ne fassent pas du bruit supplémentaire et qu’ils ne dérangent pas le bon déroulement de la lecture.
Nous avons expliqué dans le chapitre sur ‘Hanoucca, pourquoi on joue à la toupie à ‘Hanoucca tandis qu’à Pourim on joue avec une crécelle.
La lecture des versets à voix haute
On a l’habitude que l’assemblée ‘participe’ à certaines occasions à la lecture de la Méguila en récitant certains versets à voix haute :
- Chapitre 2, verset 5 : « Ich Yéhoudi Haya Béshoushane Habira …. Ben Kish Ich Yémini ».
- Chapitre 8, verset 15 : « OuMordékhaï Yatsa Milifné Hamélèkh …. Véhaïre Shoushane Tsahala Vésamékha ».
- Chapitre 8, verset 16 : « « Layéhoudim Haïta Ora Vésim’ha Véssassone Vikar ».
- Chapitre 10, verset 3 : « Ki Mordékhaï Hayéhoudi …. Védovère Chalom Lékhol Zaro ».
Avant de lire un de ces quatre versets, l’officiant s’arrête et l’assemblée le dit à voix haute. Puis l’officiant reprend à partir de ce verset et continue tout seul la lecture de la Méguila.
Les dix fils d’Hamane
Vers la fin de la Méguila, on lit les noms des 10 fils d’Hamane sans s’arrêter et en une seule respiration, à partir des mots « ‘Hamesh Méotes Ich » (Chapitre 9, verset 6) jusqu’au mot « Assérète (Béné Hamane) ».
Même dans ce cas, on a l’habitude que le lecteur s’arrête et que l’assemblée récite à voix haute et en une seule respiration les noms des 10 fils d’Hamane. Ensuite, l’officiant reprend la Méguila en les lisant aussi en une seule respiration.
- La prononciation des 10 noms en une seule respiration est seulement une coutume. Par conséquent, si l’officiant s’arrête pour respirer au milieu de la prononciation de ces 10 noms, la lecture de la Méguila est absolument cashère.
Les différences dans les versets
Durant la lecture, il y a deux endroits où l’on revient sur un mot pour le redire avec une petite différence :
- Chapitre 8, verset 11 : La première fois on dit « Léashmide, Laharogue Oulabède » et de suite après on reprend : « Léashmide Vélaharogue Oulabède » en rajoutant la lettre « Vav » au mot « Laharogue ».
- Chapitre 9, verset 2 : La première fois on dit « Véhich Lo Amade Bifnéhème » et de suite après on reprend : « Véhich Lo Amade Lifnéhème » en changeant la lettre « Bèt » du mot « Bifnéhème » par la lettre « Lamède ».
Le secouement de la Méguila
Durant la lecture de la Méguila, on mentionne deux fois le mot « Iguérète – missive » qui est le nom donné à la Méguilate Esther qui fut envoyée à tous les juifs par Mordékhaï et Esther afin de leur transmettre les commandements de la fête de Pourim.
Pour celui qui lit ou qui suit la lecture dans une Méguila en Parchemin, on a l’habitude de secouer légèrement le rouleau de parchemin en même temps que la lecture du mot « Iguérète » :
- Chapitre 9, verset 26 : « Al Col Divré Ha Iguérète Hazote ».
- Chapitre 9, verset 29 : « Lékayème Ète Iguérète HaPourim Hazote Hashénite ».
Après la lecture
À la fin de la lecture de la Méguila on récite une bénédiction spéciale : « Baroukh Ata …. Harave Ète Rivénou, Véhadane Ète Dinénou, Véhanokème Ète Nikmaténou, Véhanifra Lanou Mitsarénou, Véhaméshalème Guémoul lékhol Oyévé Nafshénou. Baroukh Ata …. Hanifra Léamo Israël Micol Tsaréhème, HaE-l Hamoshia – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu qui combat notre combat et qui juge [pour nous] notre jugement, qui venge notre vengeance, qui punit ceux qui nous ont opprimés et fait payer tous ceux qui haïssent Son peuple Israël. Béni sois-Tu Éternel Rédempteur des malheurs du peuple d’Israël, D-ieu qui secoure ».
Ensuite on rajoute la récitation des passages : « Shoshanate Yaakov Tsahala Vésamékha …. Aroure Hamane … Baroukh Mordékhaï …. Végam ‘Harbona Zakhour Létov ».
