L’eau est-elle propre ?
Les eaux du Mikvé sont très propres. Elles sont changées fréquemment et également désinfectées si nécessaire.
Dans chaque Mikvé, des visites sont effectuées par le Consistoire qui vérifie la propreté de la structure du Mikvé, ainsi que la quantité de bactéries dans l’eau.
En effet, il n’y a pas beaucoup de Mikvés dont l’entretien est médiocre ou dont la structure est vieille et délaissée. Par conséquent, avant de décider où aller vous tremper, vous pouvez vous renseigner si c’est propre et si cela vous sera agréable. Avec une recherche plus approfondie, vous pouvez toujours trouver quelqu’un qui est passé par là et qui a quelque chose à vous dire. Pour chaque Mikvé, vous pouvez trouver la Balanite (responsable du Mikvé) sur Internet et vous renseigner auprès d’elle. Si vous avez un problème avec le Mikvé près de chez vous pour une raison ou une autre, il existe de nombreux Mikvés en France et certaines villes en ont plusieurs, vous pouvez facilement vous rendre dans un autre Mikvé proche de chez vous où vous vous sentirez plus à l’aise.
Faut-il payer ?
Il y a généralement des frais pour entrer dans le Mikvé. Vous devez en tenir compte et vous renseigner avant de quitter la maison pour connaitre le prix. Si vous n’avez aucun moyen de le savoir, emportez une petite somme d’argent avec vous, les prix varient de 15 à 30 euros. Vous avez oublié ? Ce n’est pas grave. Vous serez généralement admise gratuitement et vous donnerez l’argent après à une association caritative.
- Vous recherchez un Mikvé près de chez vous ? Recherchez sur Google « Mikvé Tahara » dans votre région et vous trouverez une liste de Mikvés avec l’adresse, le nom du Mikvé et les heures d’ouverture.
Est-il normal que la Balanite puisse être insistante et me mette mal à l’aise ?
Bien qu’il y en ait, la plupart des Balanites sont des femmes qui connaissent l’importance de leur rôle et se comportent avec courtoisie et politesse. Aujourd’hui, la prise de conscience de l’ampleur de leur rôle s’est considérablement accrue et elles améliorent de plus en plus la qualité de leur service. A noter que le niveau de précisions et de questions que la Balanite peut poser est également adapté au niveau religieux de la femme qui vient se tremper. Par conséquent, pour commencer, rendez-vous dans un Mikvé où le niveau religieux de la population locale est similaire au vôtre. La Balanite vous posera les questions qu’elle a l’habitude de poser.
- Vous pouvez aussi vous renseigner auprès d’une personne qui a déjà été trempée par la Balanite responsable du Mikvé où vous vous rendez. Et rappelez-vous ! Vous pourrez toujours trouver un autre Mikvé avec une excellente Balanite dans votre région !
Le doute sur des situations d’impureté
Le désir de préserver les lois de la Torah et d’éviter l’intimité physique pendant les périodes où elle est interdite, nous obligent également à être vigilants et préparés à l’avance. Il y a des jours où la femme n’a pas encore eu ses règles, mais nous craignons qu’elles n’arrivent donc dès le début de ces jours, avant même que les règles n’arrivent (le cas échéant), nous devons garder une distance entre mari et femme.
Question : Pourquoi ne pas attendre que les règles arrivent concrètement pour commencer à garder nos distances ?
Réponse : Parce que l’état d’impureté débute même si très peu de sang sort de l’utérus et même s’il reste dans le vagin et ne sort pas. Par conséquent, une situation peut survenir où le couple ne savait pas du tout que les règles avaient commencé dans l’utérus et ils n’ont pas gardé leurs distances lorsque c’était nécessaire.
- Concernant ces lois, la nuit est considérée comme le temps du coucher du soleil au lever du soleil et le jour le temps du lever au coucher du soleil. Aujourd’hui, vous pouvez facilement trouver les heures exactes sur de nombreux sites Web.
Pour calculer quand le prochain cycle devrait commencer, il faut d’abord connaître la date du début du dernier cycle donc il faut inscrire à chaque fois la date hébraïque et le jour de la semaine où les règles ont commencé. En plus d’indiquer si elles ont commencé pendant le jour ou la nuit, il est recommandé d’écrire l’heure exacte.
Glossaire de notions
Afin de mieux comprendre le sujet des jours de « doute », voici un résumé des différents « codes » et notions de la pureté familiale :
- Bedika : vérification interne de la femme à des moments précis afin de mesurer l’état du saignement et ses implications dans la pureté.
- Hefsek Tahara : Vérification avec un « Ed Bedika » (tissu de vérification) dont le but est de s’assurer que la femme a cessé de voir du sang et qu’elle peut commencer à compter sept jours de pureté. Grâce à cette vérification, la femme passe du statut de « potentiel à voir du sang » au statut de « potentiel à ne pas voir de sang ».
- Vesset Ha’hodèche : Cycle du mois, c’est-à-dire à la même date hébraïque du mois au cours duquel elle a vu le sang le cycle précédent.
- Vesset Haflaga : Cycle intermédiaire, c’est-à-dire la date à laquelle tombe l’intervalle entre le dernier cycle et celui qui le précède.
- Le doute : Une sensation ou une tache les sept jours de pureté. Ce doute crée différentes situations concernant la suite du compte des sept jours de pureté.
- Jour : Du lever au coucher du soleil.
- Tache : Vous avez vu des saignements qui n’étaient pas pendant les règles et sans les ressentir.
- Nuit : Du coucher au lever du soleil.
- Ona : Saison, chaque jour est divisé en deux saisons : la nuit et le jour. Du coucher au lever du soleil le lendemain matin c’est la Ona de la nuit et du lever au coucher du soleil c’est la Ona du jour.
- Ona Beinonit : Cycle moyen, c’est le 30ème jour qui a été défini par nos Sages, de mémoire bénie, comme un jour où une femme ayant des règles irrégulières peut avoir ses règles.
- Séparation : distance entre les conjoints les jours où vous craignez l’arrivée de vos règles. Pendant cette séparation, les époux sont autorisés à être physiquement proches (mais il vaut mieux l’éviter) mais les relations conjugales sont interdites.
- La sortie des étoiles : l’heure du début de la nuit déterminée par l’heure à laquelle trois étoiles sont vues dans le ciel. C’est environ 20 minutes après le coucher du soleil.
Quels jours avons-nous un doute ?
Les règles sont très régulières et surviennent généralement le même jour du mois hébraïque ou durant la même Ona c’est pour cela qu’il est donc possible de connaitre leur arrivée.
Qu’est-ce qu’une Ona ?
Chaque jour est divisé en deux : le jour et la nuit. Puisque nous indiquons également l’heure à laquelle la femme a eu ses règles, le jour ou la nuit, nous pouvons calculer le nombre de Onot entre le dernier cycle et le précédent.
Par exemple : si la différence entre eux est de 27 jours, multipliez 27 par deux (puisque chaque jour de ces 27 jours comprend le jour et la nuit donc 2 saisons) nous obtenons 54 Onot. Si le dernier cycle était de nuit, et le précédent était 27 jours avant dans la journée, on se retrouve en fait avec 53 Onot. Parce qu’il n’y aura donc pas 27 jours complets entre les deux mais une Ona de moins.
Lorsqu’une femme a ses règles (si elle n’a pas fait une action inhabituelle qui les a faites venir à ce moment), nous ne pouvons pas savoir s’il y a un lien avec le moment précis où elles sont arrivées.
Est-ce parce que ses règles surviennent à la date (hébraïque, bien sûr…) à laquelle elle les a eues le mois dernier et les « attendra » à nouveau le mois suivant à la même date hébraïque (ce que l’on appelle « cycle du mois ») ?
Ou est-ce simplement parce que le moment des règles est arrivé, ce qui arrive une fois tous les trente jours, donc elle les « attendra » exactement trente jours plus tard (ce que l’on appelle « cycle moyen »)
Ou bien est-ce parce que ses règles arrivent avec un intervalle régulier qui lui est particulier à elle et elle les « attendra » donc à cette même période à chaque fois. Par exemple : une femme qui a eu ses règles la nuit du 10 du mois et la fois suivante c’était pendant la journée du 8, on compte le nombre de Onot (jour/nuit) entre les deux cycles, et c’est ce nombre qui fixera l’intervalle auquel elle « attendra » ses règles le mois suivant (ce que l’on appelle « cycle d’intervalle »).
A cause de ce doute, nous craignons l’arrivée des règles selon ces trois configurations :
- Lorsque les règles arrivent, il faut noter le jour de la semaine, la date hébraïque et la Ona (jour/nuit).
- A la même date hébraïque le mois suivant, ils doivent garder leur distance jusqu’à la fin de ce jour.
- Lorsqu’arrive le trentième jour à partir du jour noté, ils doivent garder leurs distances pendant toute la journée.
- Et lorsqu’arrive la Ona après le nombre de Onot de l’intervalle depuis le cycle précédent, ils doivent aussi garder leurs distances.
- Le jour où elle a eu ses règles est aussi compris dans les trente jours.
- Tant que ses règles ne tombent pas à un moment fixe chaque mois, elle doit toujours avoir le doute des trois, même si au cours des vingt dernières années elle n’a jamais eu une séquence suivie selon l’un de ces arrangements.
- Si ses règles sont arrivées avant le jour où elles devaient arriver, le mois suivant ils doivent garder leurs distances à la fois selon les moments de leur arrivée en avance et à la fois en fonction du nouveau cycle, et ce pendant trois mois.
La conduite les jours de doute
Le jour où sont attendues les règles, il faut éviter toute relation. Il est également recommandé d’éviter tout ce qui pourrait créer un rapprochement ou signe d’affection.
Dans la période où elle craint l’arrivée de ses règles, la femme doit se vérifier à l’aide d’un tissu de vérification pour être bien certaine qu’aucun sang n’est sorti de son utérus.
La période de doute où elle les attendait est passée et elle n’a rien vu ? Retour à la normale.
L’accouchée
Mazal Tov !
Un nouveau bébé vient agrandir la famille. En plus des instants d’émotion et de joie à partir du moment où la naissance commence (même si le sang qui sort de l’utérus n’appartient pas au cycle menstruel), la femme est interdite à son mari. Jusqu’à quand ? Ce n’est qu’une fois que les saignements d‘après la naissance ont cessé que la femme qui vient d’accoucher pourra commencer à compter les sept jours de pureté, s’immerger et revenir aux jours de pureté.
Vous pourrez trouver plus de détails et d’informations sur la grossesse et la naissance dans Yahadouton « Le cycle de la vie », à partir de la page 17.
