Qu’est-ce que c’est ?
« La pureté familiale » est le nom d’un plan divin pour tout ce qui concerne la conduite juive autour du cycle menstruel d’une femme et de la relation intime entre elle et son mari. Cette conduite est le cœur de l’être et de la famille juive.
En bref :
Une partie des obligations du mari envers sa femme (qu’il signe dans la Ketouba, sous le dais nuptial) est la relation intime entre eux. En effet, c’est un ordre de D.ieu dans la Torah. De plus, le premier commandement de la liste des 613 commandements est « Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre et soumettez-la ».
Cependant, ce rapprochement n’est pas toujours autorisé. Pendant les jours des règles de la femme et les jours qui suivent (ainsi que parfois des jours supplémentaires chaque mois), D.ieu a interdit le rapprochement physique entre mari et femme : « Lorsqu’une femme éprouvera le flux, son flux est le sang qui s’échappe de son corps, elle restera sept jours dans son isolement et quiconque la touchera sera souillé jusqu’au soir ». Ce n’est qu’après la fin des règles et le passage de la femme par un processus de Tahara, de purification, qui comprend l’immersion dans un Mikvé Cacher, que la relation entre eux est autorisée et redevient même une Mitsvah.
Ce comportement autour du cycle de la femme et de sa pureté, qui comprend principalement des actions de la femme, est ce que l’on appelle « la pureté familiale ».
En quoi est-ce bien ?
Au-delà du fait que c’est une Mitsvah de D.ieu, et c’est déjà une raison suffisante pour adopter cette pratique, il y a d’autres avantages évidents à se comporter selon ces règles :
- L’un des problèmes dans le domaine du mariage est la routine. Vivre ensemble pendant longtemps réduit l’enthousiasme du début du mariage, comme dans tout ce qui est permanent et provoque un manque de vitalité et de joie à la maison. Lorsque la relation se construit à la lumière des lois de la pureté familiale, avec des ruptures dans les relations intimes d’environ deux semaines, le lien se ravive et se renouvelle à chaque fois avec la fin du processus de Tahara, qui préserve la vivacité et le désir de l’autre.
- Une relation pure a un effet profond sur l’avenir spirituel des enfants à naître après un tel processus, même si ce n’est pas une chose qui se ressent et se mesure, cela affecte à un certain niveau le dévoilement de leur âme et leur proximité avec D.ieu.
- Des études scientifiques prouvent que parmi les femmes qui gardent la pureté familiale, le taux de maladies du col de l’utérus est plus faible.
Dans la « Pureté familiale », il y a de nombreux sujets avec des petites nuances. De nombreuses restrictions ont également été ajoutées. Dans ce livret, nous avons adopté l’approche de base des choses sans les restrictions supplémentaires.
Si vous voulez connaitre plus de choses et de manière plus détaillée, il est recommandé de contacter un Rav ou une Rabbanite et ils vous guideront !
Comment cela fonctionne-t-il ?
Les jours où les rapports sexuels sont interdits, la femme est dite « impure ».
Qu’est-ce que « impure » ?
L’impureté n’est pas un mot péjoratif. C’est la description d’un état spirituel invisible qui existe à un certain niveau dans la vie de chacun de nous, hommes et femmes. Par exemple : l’impureté contractée au contact d’un mort. De nos jours, il est presque impossible de trouver une personne qui n’ai jamais été à proximité d’un mort ou d’une tombe quelle qu’elle soit. Cela donne à cette personne la définition de « impur ». Qu’est-ce que cela dit de nous ? Sommes-nous moins bons à cause de cela ? Bien sûr que non. La seule implication de ce terme spirituel est que, si le Temple (le lieu le plus saint du monde) était debout aujourd’hui, nous ne pourrions pas pénétrer entre ses murs sans une longue procédure de Tahara.
Cependant, l’impureté a plusieurs niveaux, l’impureté de la Nida est un autre et plus haut niveau d’impureté que l’impureté contractée au contact d’un mort. Sa principale conséquence aujourd’hui est l’interdiction pour les époux d’avoir des relations, qui sont considérées comme sacrées dans le judaïsme lorsqu’elles se déroulent dans la pureté, entre mari et femme mariés selon la loi.
Qu’est ce qui rend la femme « impure » ?
Tout sang qui sort de l’utérus d’une femme la rend impure, même s’il ne s’agit que d’une seule goutte. Peu importe la raison qui a provoqué la sortie du sang (vous devez bien faire attention à vérifier si ce qui est sorti est bien du sang ou seulement une sécrétion).
- Il suffira de vérifier si c’est une couleur sanglante ou non, ou si le sang provient de l’utérus. On consultera un Rav spécialiste sur la façon de procéder.
Le premier rapport
Une femme vierge qui a eu des rapports pour la première fois, est interdite à son mari immédiatement. Même les fois suivantes, si elle voit à nouveau du sang provenant de sa virginité, elle sera interdite à son mari.
Loin mais proche
Une femme qui a vu du sang est interdite à son mari, que ce soit pour une relation intime ou un toucher affectueux.
Les Sages, de mémoire bénie, qui ne voulaient pas qu’un couple en arrive à violer l’interdiction d’avoir des rapports pendant la période d’impureté, ont recommandé d’empêcher diverses pratiques pendant cette période afin de ne pas attirer naturellement le couple vers une intimité physique interdite, par exemple :
- Il vaut mieux ne pas se toucher du tout, même un toucher désinvolte sans intention affectueuse.
- Ne pas parler ensemble de choses intimes et ne pas sortir pour ce type de divertissement.
Ces exemples ne sont qu’un avant-goût, de ce sujet. Les Sages ont institué beaucoup de choses pour prévenir une relation interdite.
On peut même dire que les restrictions des Sages sur ce sujet englobent non seulement de nombreux détails qui, selon eux, peuvent provoquer une proximité excessive, mais sont également plus extrêmes que leurs restrictions sur d’autres sujets. La raison en est leur grande crainte que des barrières plus fortes soient nécessaires dans les lois de pureté familiale plus que partout ailleurs. Ceci, car l’attirance entre homme et femme que l’on redoute lorsque la femme est « impure », est une caractéristique très forte que D.ieu a créé et il est très difficile pour l’homme de la contrôler et se maintenir dans les limites que la Torah lui permet. C’est pourquoi il faut lui fixer des limites beaucoup plus éloignées de celles que l’on ne veut pas qu’il atteigne, de sorte que même s’il franchit certaines lignes, il n’enfreindra pas une interdiction de la Torah.
C’est pour cette raison que les Sages ne font aucune « concession » dans ce domaine et interdisent beaucoup de choses, qui selon leur avis, créent un rapprochement ou ont un potentiel à créer un rapprochement. Même le plus infime.
- Même si vous pensez pouvoir vous retenir, rester froide, distante, êtes sûre que certaines des actions interdites par les Sages ne vous affecteront pas vraiment et ne vous entraîneront pas dans une plus grande proximité, ne vous faites pas confiance. Ce n’est pas toujours contrôlable. Ne prenez pas de risque.
Question : Les jours passent et je ne suis plus toute jeune. La dernière fois que j’ai eu mes règles, c’était il y a quelques années. Est-ce que toute cette « histoire » me concerne ?
Réponse : Evidemment. Tant qu’une femme n’est pas passée par le processus de Tahara, même si cela fait plusieurs années depuis ses dernières règles, elle est qualifiée d’impure et n’a pas le droit d’avoir de contacts physiques avec son mari. Ce n’est qu’après la Tahara, que vous n’aurez à effectuer qu’une seule fois car étant ménopausée vous ne serez plus impure après cela, que les relations seront autorisées.
Le processus de Tahara
Avec l’arrivée de vos règles, le processus de Tahara qui vous ramènera à un état de « pureté » commence. Ces étapes comprennent :
Hefsek Tahara – La première étape du processus de Tahara consiste à s’assurer que le saignement s’est complètement arrêté. La femme doit insérer un tissu blanc et propre à l’intérieur du vagin pour s’assurer qu’il n’y a pas de saignement.
Sept jours de pureté – Une fois que la femme s’est assurée que le saignement a cessé, elle doit attendre sept jours durant lesquels elle s’assure qu’il n’y a plus du tout de sang et qu’elle est bien « propre ».
L’immersion – La dernière étape du processus de Tahara est l’immersion. Après que la femme se soit assurée que le saignement s’est complètement arrêté et a compté sept jours de propreté, elle doit se préparer pour l’immersion. L’immersion n’est Cachère seulement s’il n’y a rien qui sépare le corps de l’eau du Mikvé. C’est pour cela qu’il y a un processus de lavage, de vérification et d’élimination de tout ce qui pourrait être une barrière entre le corps et l’eau connu dans la littérature halakhique sous le nom de ‘Hafifa. Après cette préparation, elle doit s’immerger dans un Mikvé et sera ainsi purifiée.
Il est important de faire attention au moment où les règles sont apparues. Cela peut avoir des conséquences importantes sur la procédure de Tahara qui suit. Il est donc recommandé de prévoir un calendrier spécialement pour cela et d’y marquer chaque détail. Il est désormais possible de télécharger des applications (comme My Mikvah Calendar) qui vous accompagneront pendant toute la durée du processus de Tahara.
