Le mois de Tishri
Le mois de Tishri est le premier jour de l’année calendaire juive mais il est aussi appelé « le septième mois » dans la Torah étant donné qu’il est placé ainsi par rapport au mois de Nissane qui est le premier mois de l’année tel qu’il apparait dans la Bible (le Tanakh).
Comme les autres mois, l’origine du nom Tishri provient de la période de l’exil perse et signifie dans cette langue : commencement.
Ce mois est particulier car il contient des fêtes, des jours de demi-fêtes (‘Hol Hamoède) et des jours de jeûne, beaucoup plus que les autres mois.
- « Yamimes Noraïmes » : les 10 jours ‘redoutables’ qui comprennent les deux jours de Rosh Hashana, le jeûne de Guédalia et les jours qui suivent jusqu’au jour de Kippour.
- Les fêtes de joie : La fête de Souccote, le jour de « Hoshaana Rabba », la fête de « Shémini Atsérète » et celle de « Sim’hate Torah ».
Rosh Hashana
Rosh Hashana dure deux jours et tombe durant les dates du 1 et 2 Tishri.
Les différents noms de la fête
Rosh Hashana a plusieurs noms, chacun indiquant une facette différente de la nature de ce jour :
Rosh Hashana : La traduction de ce terme est ‘la tête de l’année’. De la même manière que la tête ‘actionne’ tous les membres du corps humain, le comportement spirituel du juif à Rosh Hashana influence ses comportements de toute l’année à venir.
Le jour du Jugement – Yom Hadine : En ce jour, D-ieu juge chaque être humain selon ses actions et Il décide de tout ce qui lui arrivera durant l’année jusqu’au Rosh Hashana suivant. Il fixe aussi le revenu annuel de chacun, qui sera pauvre et qui sera riche, qui vivra et l’inverse (D-ieu préserve) etc.
Le jour de la sonnerie (du Shofar) – Yom Téroua : Au nom des différentes sonneries du Shofar qui auront lieu en ces deux jours.
Le jour du souvenir – Yom Hazikarone : Étant donné qu’en ce jour, D-ieu se ‘souvient’ de toutes ses créatures.
La nature de ce jour
Le nom « Rosh Hashana » exprime bien sa nature et son contenu : il n’est pas simplement le premier jour du nouvel an mais il est la ‘tête’ de toute l’année. Comme nous l’avons dit, de la même manière que la tête actionne le corps et qu’elle en est responsable, Rosh Hashana est la tête à partir de laquelle est fixé le destin de l’être humain pour l’année à venir.
Bien que ce soit le mois de Nissane auquel la Torah donne le titre de « premier mois » ; étant donné que c’est le 1er Tishri qu’eut lieu la création de l’homme (le sixième jour après la création du monde le 25 Tishri), c’est cette date qui a reçu le titre de « Rosh Hashana » car c’est le premier jour de l’apparition de l’homme et de toutes les créatures crées par D-ieu dans le monde.
Jour du jugement ou du couronnement ?
de l’apparition de l’homme et de toutes les créatures crées par D-ieu dans le monde.
Rosh Hashana est le jour du jugement de toutes les créatures du monde et de la détermination de tous leurs besoins, matériels et spirituels. Le jugement de l’être humain prend en compte ses actions, ses paroles et ses pensées : Est-il allé selon le chemin de la Torah et des Mitsvotes ? A-t-il servi le Créateur ? Ou alors (D-ieu préserve) : A-t-il fauté et s’est-il abstenu de remplir ses obligations de juif dans ce monde ?
Cependant, la nature principale de Rosh Hashana est le couronnement renouvelé de D-ieu en tant que Roi du monde.
Une fois par an, D-ieu nous demande de le reconnaitre et de le couronner en tant que notre Roi.
Le thème du ‘couronnement’ revient à de nombreuses reprises dans les prières de Rosh Hashana : « Faites de Moi un Roi sur vous », « D-ieu qui règne sur le monde entier par Sa présence glorieuse », « D-ieu qui règne sur toute la terre » et autres.
Contrairement au fait de ‘légitimer’ ou ‘reconnaitre’ une royauté déjà existante, le concept de « Amlakha – couronnement » signifie : l’émergence d’une nouvelle royauté sur des personnes ou des lieux qui n’en avaient pas auparavant. À partir de cela une question se pose : Y a-t-il un endroit quelconque dans le monde que le Créateur ne dirige pas ?
Il est dit dans le Talmud : « Tout vient du ciel sauf la crainte du ciel », c’est-à-dire que la « crainte du ciel – Yirate Chamaïm » est le seul espace où le Créateur se ‘limite’ en ne dirigeant pas et en ne régnant pas sur nous, sur notre crainte du ciel, en d’autres termes notre crainte de Lui. Le couronner consiste à déclarer notre intention véridique et pure d’introduire D-ieu dans nos actions, nos paroles et nos pensées à travers les ‘canaux spirituels et divins’ tels qu’ils nous sont enseignés par notre sainte Torah.
Le 29 Éloul – veille de Rosh Hashana
Ce jour est la veille de Rosh Hashana, c’est-à-dire le dernier jour de l’année qui vient de passer. Par conséquent il revêt une importance particulière en termes de Téshouva et d’amélioration de ses actes. La Téshouva possède la force de nous faire réparer nos fautes passées. Le 29 Éloul est donc une opportunité de terminer l’année en s’élevant spirituellement et en se rapprochant de D-ieu afin de nous préparer spirituellement aux jours du jugement de Rosh Hashana et aux 10 jours de Téshouva qui arrivent.
En ce jour :
- On multipliera les dons à la charité et l’étude de la Torah.
- On récitera de nombreuses « Séli’hotes – demandes de pardon » avant la prière du matin.
- On ne récite pas les prières des supplications (Ta’hanoun) durant les prières du matin et de l’après-midi.
- Il faut faire une introspection personnelle de nos actions de l’année qui s’en va et demander pardon à notre famille et nos amis afin d’arriver en état de ‘propreté’ et de ‘pureté’ pour la prière du soir de Rosh Hashana.
- On a l’habitude de prendre sur soi une amélioration supplémentaire dans la pratique d’une Mitsva quelconque, que l’on respectera durant l’année à venir.
- La veille de Rosh Hashana, on a l’habitude d’aller prier sur les tombes des « Tsadikim » (les êtres saints de notre peuple) car l’endroit de leur sépulture est saint et pur et que nos prières y sont acceptées plus facilement. Une fois sur place, on a aussi l’habitude de donner de la charité (Tsédaka) aux pauvres et de demander aux âmes des « Tsadikim » de prendre notre défense devant le Créateur afin qu’Il fasse preuve de générosité envers nous par leur mérite..
La veille de Rosh Hashana -le 29 Éloul- est le seul jour du mois d’Éloul (ainsi que les jours de Chabat bien sûr) où l’on ne sonne pas du Shofar pour ‘rendre confus’ le Satan et lui faire croire que Rosh Hashana est passé, ceci afin de l’empêcher ‘d’accuser’ le peuple d’Israël en ces jours de jugement. Une autre raison à cela est d’établir une distinction entre les sonneries du mois d’Éloul qui sont facultatives et les sonneries de Rosh Hashana qui elles, sont obligatoires.
L’annulation des vœux
- La veille de Rosh Hashana, on préparera et l’on nettoiera la maison en l’honneur de la fête.
- La veille de Rosh Hashana, on a l’habitude de se couper les cheveux et de se doucher afin d’exprimer notre confiance dans la bonté divine qui nous jugera selon l’aspect du mérite.
- La veille de la fête, les hommes ont l’habitude de s’immerger dans un Mikvé (bain rituel) afin d’aborder les jours du jugement dans un état de sainteté et de pureté.
- Il faut aussi s’efforcer d’aider les pauvres la veille de Rosh Hashana en leur donnant de la nourriture pour les repas de fête ou de l’argent.
Durant la fête -comme à Shabbat- il est interdit d’allumer un nouveau feu. Néanmoins, étant donné qu’il est permis de cuisiner, on pourra allumer un feu à partir d’un feu existant avant l’entrée de la fête (cette pratique reste interdite à Shabbat). Pour cela, il sera bon de laisser un feu allumé sur la gazinière ou sur une veilleuse de longue durée à partir desquelles on pourra transférer une flamme en fonction de nos besoins pour la fête.
Le « Érouve Tavshiline »
Lorsque Rosh Hashana tombe jeudi et vendredi, la veille de Shabbat, il faudra préparer avant la fête une miche de pain (ou une Matsa ou une ‘Hala de Shabbat) avec un plat cuisiné qui seront destinés à être consommés durant le Shabbat. Ainsi, lorsqu’on cuisinera durant la fête pour Shabbat, cet acte sera considéré comme la ‘terminaison’ de ce que nous avons cuisiné et préparé avant la fête (la miche de pain et le plat cuisiné) et pas comme une ‘préparation du Shabbat pendant la fête’ (chose qui est interdite en soi). Ce processus est appelé « Érouve Tavshiline ».
De manière générale, on n’a pas le droit de cuisiner quoique ce soit durant la fête si le plat n’est pas destiné à la fête elle-même. Cependant, grâce au « Érouve Tavshiline » on pourra cuisiner des plats pour le Shabbat durant le deuxième jour de Rosh Hashana (vendredi) lorsqu’il précède un Shabbat.
- Le « Érouve Tavshiline » nous permet aussi d’allumer les bougies de Shabbat durant la fête. Cet allumage sera bien évidemment fait à partir d’un feu existant allumé avant la fête et pas en allumant un nouveau feu (ce qui est interdit).
Le déroulement du « Érouve Tavshiline»
Le mercredi après-midi, veille de la fête, avant l’allumage des bougies, on prendra une miche de pain (ou une ‘Hala) ainsi qu’un plat cuisiné d’importance comme un poisson ou un œuf dur.
- On les place dans les mains d’une autre personne et l’on prononce la formule suivante : « Je donne la possibilité à tout celui qui le désire de profiter et de s’appuyer sur ce Érouve là ».
- La personne élève un peu le pain et le plat cuisiné qu’elle a dans les mains puis on les lui reprend et l’on récite la bénédiction : « Baroukh Ata … Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Mitsvate Érouve – Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la Mitsva du Érouve ».
- Après la bénédiction, on récite la formule suivante (traduite de l’araméen) : « Par cela, il nous sera permis de cuisiner, cuire au four, cuire en recouvrant, allumer une bougie et effectuer tous nos besoins de Shabbat durant Yom Tov (la fête), à nous et à tous les israélites qui habitent dans cette ville ».
- Celui qui ne comprend pas l’araméen pourra prononcer cette formule en hébreu : « BéÉrouve Zé Yiheyé Moutar Lanou Lééfote Oulvachel Oulhatmine oulehadlike Nère Vélaassote col Tsorkénou Miyom Tov LéShabbat, Lanou Oulekhol Israël Hadarime Baïre Hazote ».
- La Mitsva du « Érouve Tavshiline » peut être faite par les hommes et les femmes.
- Vous avez oublié de préparer le « Érouve Tavshiline » ? Il est possible de profiter de celui qui a été fait par le rabbin de la ville pour tous les habitants. Pour cela, il faudra lui demander s’il l’a fait.
L’allumage des bougies de la fête
Nos sages -de mémoire bénie- ont institué le fait que les femmes allument des bougies chaque Shabbat et chaque fête (Yom Tov), en l’honneur du jour saint qui commence et afin que la maison soit illuminée, ce qui donne un sentiment de plénitude et de bonne ambiance aux membres de la famille.
- Avant cet allumage, la femme priera la prière de l’après-midi (Min’ha) et donnera une pièce à la Tsédaka.
- Une jeune fille, depuis l’âge où elle sait parler et jusqu’au mariage, allumera une seule bougie.
- Une femme mariée allume deux bougies et en rajoute une pour chaque enfant, fille ou garçon.
Il faut s’appliquer à allumer les bougies de la fête avant l’heure du coucher du soleil (Shkiate Ha’hama), bien qu’il soit possible de le faire plus tard à partir d’un feu préexistant (pas à Shabbat). L’heure précise du coucher du soleil doit être connue à l’avance. On la trouvera dans les calendriers juifs ou sur l’internet dans notre site.
- Après l’allumage des bougies on met les mains sur les yeux, ensuite on récite deux bénédictions :
- « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélekh Haolame Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nère Shel Yom Hazikarone – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la bougie du jour du souvenir ».
- « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélekh Haolame Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu, Roi du monde, qui nous a donné la vie, nous a maintenus et nous a fait arriver jusqu’à ce temps-là ».
- À partir de l’allumage des bougies, les femmes prennent sur elles la sainteté de la fête et ne font plus de ‘travail’.
Vous pourrez trouver des explications détaillées sur les Mitsvotes liées à l’allumage des bougies dans notre ouvrage : « Yahadoutone – Les lois du Shabbat » et notamment les réponses aux questions suivantes : Pourquoi allume-t-on ? Avec quelles matières ? Combien de temps ? Qui ? Pourquoi justement les femmes ?
Les différences entre la fête -yom tov- et le shabbat
- La cuisson est interdite à Shabbat mais elle est permise à Yom Tov (cuire avec une marmite sur le feu, cuisiner au four, frire) pour les besoins des repas de la fête et seulement à condition de ne pas allumer un nouveau feu mais d’utiliser un feu déjà existant avant le début de Yom Tov.
- On peut augmenter le feu d’une gazinière allumée avant le début de la fête pendant Yom Tov mais on ne peut pas le réduire. De même, il est interdit d’éteindre un feu à Yom Tov – comme le Shabbat.
- Il est permis de ‘transporter’ dehors des objets nécessaires à la fête même s’il n’y a pas d’Érouv. Par exemple : amener le livre de prières à la synagogue, amener ses petits enfants dans des landaus ou des poussettes pour aller manger chez ses parents ou autres.
- Dans de nombreuses synagogues, on a la possibilité d’acheter des places assises pour les jours de fêtes afin de pouvoir être près de l’officiant et de pouvoir bien entendre la prière.
- Dans de nombreuses synagogues, on a l’habitude de changer la tenture (Parokhète) placée devant l’arche sainte et d’en mettre une blanche en l’honneur des « 10 jours redoutables » de Rosh Hashana à Yom Kippour.
Le déroulement de l’annulation des vœux
- Après la prière du matin de la veille de Rosh Hashana, il faut se rassembler en nombre -10 personnes au minimum- afin de pouvoir former un ‘tribunal’ ayant la puissance de délier les vœux.
- On a l’habitude d’asseoir les personnes du ‘tribunal’ et chaque personne passe à son tour devant celui-ci en prononçant la formule d’annulation qui commence par les mots : « Écoutez messieurs s’il vous plait, juges compétents… », telle qu’elle apparait dans les livres de prières.
- Après que la personne ait prononcé le premier passage de sa demande d’annulation des vœux, le ‘tribunal’ improvisé répond à cette demande en disant 3 fois : « Tous (tes vœux) te seront permis …… le tribunal du haut ».
- Ensuite, la personne qui demande l’annulation de ses vœux récite un autre passage qui commence par : « Voilà que je transmets cette information devant vous… ». Puis les gens du tribunal lui répondent une seule fois : « Tous (tes vœux) te seront permis …. Car l’Éternel ton D-ieu t’a aimé ».
- Celui qui n’a pas pu faire l’annulation de ses vœux la veille de Rosh Hashana pourra encore les annuler jusqu’à la veille du jour de Kippour. S’il oublie aussi de la faire à cette période, il y procèdera le plus tôt possible car cela a une influence sur toute l’année.
- S’il n’y a pas la possibilité de rassembler dix personnes, on pourra se suffire de trois personnes qui formeront un ‘petit tribunal’ afin d’annuler les vœux.
- On s’abstient de manger des mets épicés, amers ou piquants pendant Rosh Hashana afin d’avoir une année bonne et ‘douce’.
- On mange des plats ayant un nom ou une forme symbolique par rapport à la fête, comme des pommes trempées dans le miel qui sont synonymes de douceur ou la tête d’un poisson qui symbolise un commencement et l’espoir que « nous serons en tête et pas à la queue ».
- On a l’habitude de ne pas dormir beaucoup durant les deux nuits de Rosh Hashana et de s’abstenir aussi de s’endormir pendant la journée afin que notre destin ne ‘dorme’ pas et qu’il soit bon. Et aussi afin parce qu’il n’est pas approprié d’être endormi durant un moment aussi ‘critique’ que le jugement qui va déterminer l’avenir de l’année qui vient.
- On s’efforce de ne pas s’énerver et de ne pas pleurer pour des choses ‘peu importantes’ à Rosh Hashana car chacun de nos actes durant ces deux jours aura une influence à long terme durant toute l’année.
- On s’affaire à réciter de nombreux psaumes durant les 48 heures de Rosh Hashana et l’on s’abstient de dire des phrases qui ne sont pas reliées à la fête.
- On a l’habitude de ne pas fumer à Rosh Hashana bien que ce soit possible du point de vue de la loi en respectant certaines conditions (mais pas si Rosh Hashana tombe un Shabbat bien sûr).
- La veille de Rosh Hashana, on préparera et l’on nettoiera la maison en l’honneur de la fête.
- La veille de Rosh Hashana, on a l’habitude de se couper les cheveux et de se doucher afin d’exprimer notre confiance dans la bonté divine qui nous jugera selon l’aspect du mérite.
- La veille de la fête, les hommes ont l’habitude de s’immerger dans un Mikvé (bain rituel) afin d’aborder les jours du jugement dans un état de sainteté et de pureté.
- Il faut aussi s’efforcer d’aider les pauvres la veille de Rosh Hashana en leur donnant de la nourriture pour les repas de fête ou de l’argent.
- Le « Érouve Tavshiline » nous permet aussi d’allumer les bougies de Shabbat durant la fête. Cet allumage sera bien évidemment fait à partir d’un feu existant allumé avant la fête et pas en allumant un nouveau feu (ce qui est interdit).
- On les place dans les mains d’une autre personne et l’on prononce la formule suivante : « Je donne la possibilité à tout celui qui le désire de profiter et de s’appuyer sur ce Érouve là ».
- La personne élève un peu le pain et le plat cuisiné qu’elle a dans les mains puis on les lui reprend et l’on récite la bénédiction : « Baroukh Ata … Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Mitsvate Érouve – Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné la Mitsva du Érouve ».
- Après la bénédiction, on récite la formule suivante (traduite de l’araméen) : « Par cela, il nous sera permis de cuisiner, cuire au four, cuire en recouvrant, allumer une bougie et effectuer tous nos besoins de Shabbat durant Yom Tov (la fête), à nous et à tous les israélites qui habitent dans cette ville ».
- Celui qui ne comprend pas l’araméen pourra prononcer cette formule en hébreu : « BéÉrouve Zé Yiheyé Moutar Lanou Lééfote Oulvachel Oulhatmine oulehadlike Nère Vélaassote col Tsorkénou Miyom Tov LéShabbat, Lanou Oulekhol Israël Hadarime Baïre Hazote ».
- La Mitsva du « Érouve Tavshiline » peut être faite par les hommes et les femmes.
- Vous avez oublié de préparer le « Érouve Tavshiline » ? Il est possible de profiter de celui qui a été fait par le rabbin de la ville pour tous les habitants. Pour cela, il faudra lui demander s’il l’a fait.
- Avant cet allumage, la femme priera la prière de l’après-midi (Min’ha) et donnera une pièce à la Tsédaka.
- Une jeune fille, depuis l’âge où elle sait parler et jusqu’au mariage, allumera une seule bougie.
- Une femme mariée allume deux bougies et en rajoute une pour chaque enfant, fille ou garçon.
- Après l’allumage des bougies on met les mains sur les yeux, ensuite on récite deux bénédictions :
- « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélekh Haolame Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nère Shel Yom Hazikarone – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la bougie du jour du souvenir ».
- « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélekh Haolame Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni sois-Tu Éternel notre D-ieu, Roi du monde, qui nous a donné la vie, nous a maintenus et nous a fait arriver jusqu’à ce temps-là ».
- À partir de l’allumage des bougies, les femmes prennent sur elles la sainteté de la fête et ne font plus de ‘travail’.
- La cuisson est interdite à Shabbat mais elle est permise à Yom Tov (cuire avec une marmite sur le feu, cuisiner au four, frire) pour les besoins des repas de la fête et seulement à condition de ne pas allumer un nouveau feu mais d’utiliser un feu déjà existant avant le début de Yom Tov.
- On peut augmenter le feu d’une gazinière allumée avant le début de la fête pendant Yom Tov mais on ne peut pas le réduire. De même, il est interdit d’éteindre un feu à Yom Tov – comme le Shabbat.
- Il est permis de ‘transporter’ dehors des objets nécessaires à la fête même s’il n’y a pas d’Érouv. Par exemple : amener le livre de prières à la synagogue, amener ses petits enfants dans des landaus ou des poussettes pour aller manger chez ses parents ou autres.
- Dans de nombreuses synagogues, on a la possibilité d’acheter des places assises pour les jours de fêtes afin de pouvoir être près de l’officiant et de pouvoir bien entendre la prière.
- Dans de nombreuses synagogues, on a l’habitude de changer la tenture (Parokhète) placée devant l’arche sainte et d’en mettre une blanche en l’honneur des « 10 jours redoutables » de Rosh Hashana à Yom Kippour.
Les coutumes de Rosh Hashana
Au cours des générations, chaque communauté d’Israël a institué un éventail de coutumes exprimant (de façon différente pour chaque communauté) les valeurs significatives de la fête. Voici quelques coutumes de Rosh Hashana :
Les préparations à la fête
Durant la fête -comme à Shabbat- il est interdit d’allumer un nouveau feu. Néanmoins, étant donné qu’il est permis de cuisiner, on pourra allumer un feu à partir d’un feu existant avant l’entrée de la fête (cette pratique reste interdite à Shabbat). Pour cela, il sera bon de laisser un feu allumé sur la gazinière ou sur une veilleuse de longue durée à partir desquelles on pourra transférer une flamme en fonction de nos besoins pour la fête.
Le « Érouve Tavshiline »
Lorsque Rosh Hashana tombe jeudi et vendredi, la veille de Shabbat, il faudra préparer avant la fête une miche de pain (ou une Matsa ou une ‘Hala de Shabbat) avec un plat cuisiné qui seront destinés à être consommés durant le Shabbat. Ainsi, lorsqu’on cuisinera durant la fête pour Shabbat, cet acte sera considéré comme la ‘terminaison’ de ce que nous avons cuisiné et préparé avant la fête (la miche de pain et le plat cuisiné) et pas comme une ‘préparation du Shabbat pendant la fête’ (chose qui est interdite en soi). Ce processus est appelé « Érouve Tavshiline ».
De manière générale, on n’a pas le droit de cuisiner quoique ce soit durant la fête si le plat n’est pas destiné à la fête elle-même. Cependant, grâce au « Érouve Tavshiline » on pourra cuisiner des plats pour le Shabbat durant le deuxième jour de Rosh Hashana (vendredi) lorsqu’il précède un Shabbat.
Le déroulement du « Érouve Tavshiline»
Le mercredi après-midi, veille de la fête, avant l’allumage des bougies, on prendra une miche de pain (ou une ‘Hala) ainsi qu’un plat cuisiné d’importance comme un poisson ou un œuf dur.
L’allumage des bougies de la fête
Nos sages -de mémoire bénie- ont institué le fait que les femmes allument des bougies chaque Shabbat et chaque fête (Yom Tov), en l’honneur du jour saint qui commence et afin que la maison soit illuminée, ce qui donne un sentiment de plénitude et de bonne ambiance aux membres de la famille.
Il faut s’appliquer à allumer les bougies de la fête avant l’heure du coucher du soleil (Shkiate Ha’hama), bien qu’il soit possible de le faire plus tard à partir d’un feu préexistant (pas à Shabbat). L’heure précise du coucher du soleil doit être connue à l’avance. On la trouvera dans les calendriers juifs ou sur l’internet dans notre site.
Vous pourrez trouver des explications détaillées sur les Mitsvotes liées à l’allumage des bougies dans notre ouvrage : « Yahadoutone – Les lois du Shabbat » et notamment les réponses aux questions suivantes : Pourquoi allume-t-on ? Avec quelles matières ? Combien de temps ? Qui ? Pourquoi justement les femmes ?
Les différences entre la fête -yom tov- et le shabbat
