La prière du matin
Au réveil, après avoir dit « Modé Ani » avant de se lever, on récite comme d’habitude les bénédictions du matin.
- On ne mange pas avant la prière et ce, jusqu’après les sonneries du Shofar, il est néanmoins permis de boire.
- De nombreux hommes ont l’habitude de se tremper dans un bain rituel de pureté (Mikvé) avant la prière du matin, afin de rajouter de la propreté et de la pureté en ce jour saint.
La prière du matin
Hormis quelques passages qui diffèrent durant la répétition de la Amida, la prière du matin du deuxième jour de Rosh Hashana est identique à celle du premier jour. Voici ces différences :
- « Mélèkh Élyone – le Roi suprême » : Ce chant est composé selon un ordre alphabétique intermittent. Il parle de la grandeur du créateur et de sa gouvernance sur la création.
- « Hashem Mélèkh, Hashem Malakh, Hashem Yimlokh Léolame Vaède – D-ieu règne, D-ieu a régné, D-ieu règnera à tout jamais » : Ce chant composé selon l’ordre alphabétique est le ‘frère jumeau’ du chant « Hashem Mélèkh – D-ieu règne » entonné la veille. Ici aussi, ce chant parle des cohortes d’anges et de séraphins qui chantent, bénissent, exaltent et louangent la royauté du Saint béni soit-Il sur eux.
Après la répétition de la « Amida » par l’officiant, on ouvre l’arche sainte et l’on récite debout la prière spéciale de « Avinou Malkénou ».
On dit ensuite le psaume du jour qui correspond au jour de la semaine et l’on rajoute le psaume « Chant de David, D-ieu est ma lumière et mon sauveur ».
La lecture de la Torah
On ouvre l’arche sainte et on dit « Vayehi Binesoa » puis on récite 3 fois les 13 attributs de la Miséricorde Divine. Ensuite on dit la prière propre aux trois fêtes : « Ribono Shel Olam », comme on l’a fait la veille.
On sort deux rouleaux de la Torah de l’arche sainte. Dans le premier on fait monter 5 personnes et on lit le passage de la « Akédate Its’hak – le ligotage d’Isaac » qui se trouve dans la Parasha « Vayéra » afin de rappeler en ce jour de jugement, le mérite de notre patriarche Abraham qui -par son amour infini pour D-ieu- n’hésita pas un seul instant et était prêt à offrir son fils unique en sacrifice.
Dans le deuxième rouleau, une seule personne monte pour la lecture du « Maftir » dans lequel on lit un passage qui traite des offrandes de Rosh Hashana et qui se trouve dans la Parasha de « Pin’has ».
Ensuite, la Haftara de la fête est lue dans le livre de Jérémie, celui-ci prophétise la fin des temps durant laquelle D-ieu rassemble tous les exilés du peuple d’Israël des 4 coins de la terre. Dans ce texte, D-ieu console notre matriarche Rachel en lui disant : « Enlève les pleurs de ta voix et les larmes de tes yeux … il y a de l’espoir pour ta descendance … les enfants reviendront dans leurs frontières ».
Après, la personne qui est montée et a lue (appelée Maftir) récite les bénédictions d’après la Haftara et elle rajoute une bénédiction spéciale : « Al HaTorah Véal Haavoda – sur la Torah et le service divin » destinée à « ce jour du souvenir ».
Les sonneries du Shofar
Le déroulement des sonneries du Shofar est identique à celui de la veille : « Lamnatséa’h », certains versets, deux bénédictions, 30 sonneries, « Yéhi Ratsone » et d’autres versets. Au moment des bénédictions qui précèdent les sonneries, chacun des fidèles doit penser que celui qui les récite et sonne, le fait aussi pour eux et qu’il les rend ‘quittes’ de leur obligation.
- Depuis le commencement des bénédictions, on n’a plus le droit de parler (à part la prière bien sûr) jusqu’à la dernière sonnerie de la répétition du Moussaf par l’officiant.
Après les sonneries, on ramène les rouleaux de la Torah dans l’arche sainte et l’on s’apprête à faire la prière de Moussaf.
La prière du Moussaf
La prière de Moussaf du deuxième jour de Rosh Hashana est identique à celle du premier jour hormis un passage durant sa répétition : « LéE-L Orèkh Din – le D-ieu qui effectue le jugement », ce chant décrit les actions de D-ieu durant le jour du jugement qui se souvient, pardonne et excuse Son peuple Israël.
Durant la prière du moussaf, les Cohanim ont l’habitude de bénir l’assemblée avec la « Birkate Cohanim », pendant cette prière on récite un passage spécial dans lequel on demande que tous nos rêves se concrétisent pour le bien.
Après la fin de la répétition du moussaf par l’officiant, celui-ci récite un kaddish entier puis un demi-Kaddish et on sonne encore 10 sonneries afin d’élever leur total au nombre de 100.
Puis on dit « Eine Kélokénou », « Alénou Léshabéa’h », les psaumes du jour (91,92,93) selon la série commencée le premier du mois d’Éloul.
Pour terminer, on émet une sonnerie de 30 sons continus afin ‘d’embrouiller l’ange accusateur’ et chaque fidèle récite pour lui-même les « six souvenirs » comme chaque jour.
Le déroulement du Kiddoush, le repas de fête et la prière de l’après-midi sont identiques à la veille, ils sont expliqués en détail dans le chapitre précédent qui traite du premier jour de Rosh Hashana.
La sortie de Rosh Hashana
À la fin de Rosh Hashana, on fait la prière du soir des jours de semaine mais il ne faut pas oublier -dans la Amida- les ajouts particuliers des jours entre Rosh Hashana et Yom Kippour qui sont appelés « Les dix jours de Téshouva ». Nous en parlons par la suite.
La Havdalah
On prépare la Havdalah sur une coupe de vin comme chaque sortie de Shabbat et de fêtes, cependant on ne récite pas les bénédictions sur les senteurs et la flamme.
De même, on ne dit pas « Véyitène Lékha » après la Havdalah.
