« ‘Hol Hamoède » de Souccote
Les six jours, du 16 au 21 du mois de Tishri, sont appelés des jours de « ‘Hol Hamoède ». Ils sont comme des jours ordinaires (‘Hol) de semaine, mais en réalité, ils font partie de la période de fête (Hamoède) de Souccote. En Israël, la période de « ‘Hol Hamoède » dure six jours, tandis qu’à l’extérieur d’Israël (en raison d’un jour de fête supplémentaire), elle ne dure que cinq jours.
Ces jours sont consacrés à la joie, à l’étude de la Torah et à l’élévation spirituelle. Voici quelques pratiques spéciales pour « ‘Hol Hamoède » :
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- Chaque matin des jours de « ‘Hol Hamoède », on fait la bénédiction sur le Loulav dès le début de la journée dans la Soucca, selon l’ordre précédemment mentionné, puis seulement après on peut manger et boire.
- On ne met pas les Tefillin pendant les prières du matin de « ‘Hol Hamoède », mais on porte le Talite (châle de prières avec des franges aux 4 coins).
- C’est une mitsva de se réjouir pendant « ‘Hol Hamoède », et de l’honorer en portant de beaux vêtements, propres et élégants, ainsi qu’en prenant des repas festifs.
- Puisque nous sommes tenus d’être dans la joie pendant les jours de fête, et que le vin a une caractéristique spéciale qui suscite la joie, il est obligatoire de boire un « Réviyite » de vin (au moins 86 ml) chaque jour de « ‘Hol Hamoède ».
- Lors de la bénédiction après les repas (Birkate Hamazone) pendant les jours de « ‘Hol Hamoède », on ajoute le passage de « Yaalé Véyavo ».
Si une personne n’a pas accompli la Mitsva de « Nétilate Loulav » (prendre les 4 espèces et les agiter) le premier jour de la fête et qu’elle souhaite la faire par la suite pendant les jours de « ‘Hol Hamoède », elle doit ajouter la bénédiction de « Shéhé’héyanou » lorsqu’elle accomplit cette Mitsva pour la première fois.
Les prières du matin et de Moussaf de ‘Hol Hamoède
La prière du matin (Sha’harite) est la même que d’habitude mais sans les supplications (Ta’hanoun). On commence par les « Korbanotes », puis on continue avec « Hodou », « Baroukh Shéamar », « Péssouké Dézimra » et « Kéryate Shéma » et pendant la prière de l’Amida, on ajoute le passage de « Yaalé Véyavo » de la fête de Souccot.
Ensuite, on récite le Hallel complet et le passage quotidien des « Hoshaanotes » tout en tenant les quatre espèces et en les agitant, de la manière dont nous l’avons expliqué précédemment.
Ensuite, on dit le psaume du jour et le psaume « Chant de David, l’Éternel est ma lumière et mon sauveur » » puis on passe à la lecture de la Torah. On sort le rouleau Torah de l’Arche Sainte et on lit la lecture spéciale pour ce jour-là.
On remet le rouleau de la Torah dans l’arche Sainte tout en chantant « Yéhallélou », puis on continue avec « Ashré » et « Ouva Létsione » et on récite la prière de Moussaf des trois fêtes – Shalosh Régalim ».
La fête de Souccot est la seule fête dont l’ordre des offrandes varie chaque jour. Il faut faire attention au jour où nous nous trouvons et dire le passage approprié pendant la prière de Moussaf (« Ouvayom Hachéni – et le deuxième jour », « Ouvayom Hachélichi – et le troisième jour » et ainsi de suite).
La prière se termine par « Kavé », « Eine Kélokénou », « Alénou Léshabéa’h » et les « six souvenirs » et -comme chaque jour- il est d’usage de réciter après la prière les psaumes quotidiens, tels qu’ils sont répartis selon les jours du mois.
L’ordre des prières et de la lecture de la Torah pour ces jours est détaillé dans les livres de prières.
Les prières de l’après-midi et du soir de ‘Hol Hamoède
Elles suivent le même texte que les autres jours de l’année, mais sans les supplications (Ta’hanoun) et en rajoutant le passage de « Yaalé Véyavo » dans l’Amida.
« Alyah Laréguel »
Lorsque le Beit Hamikdash était construit, tout le peuple d’Israël montait en masse au Temple de Jérusalem pour accomplir la Mitsva de « Alyah Laréguel – la montée [à Jérusalem] pour la fête ». De nos jours, beaucoup de gens ont l’habitude d’accomplir cette ‘montée’ en souvenir de cette belle et ancienne pratique en allant rendre visite pendant Souccote, au dernier vestige du Temple – le Mur Occidental (ou Mur des Lamentations).
Une scène extrêmement impressionnante et émouvante a lieu au Mur occidental de Jérusalem pendant la prière de Moussaf, lorsque des centaines de Cohanim prononcent ensemble la bénédiction des Cohanim (prêtres) : la Birkate Cohanim.
Qu’est-il permis et interdit de faire durant ‘Hol Hamoède ?
« Okhèl Néfesh »
Les travaux autorisés pendant ‘Hol Hamoède sont ceux nécessaires à la préparation des aliments qui seront consommés pendant la fête, tels que : moudre, presser, allumer le feu, cuisiner, cuire au four, et ainsi de suite.
Il est également permis de réparer les appareils utilisés pour préparer la nourriture pour la fête, tels que le réfrigérateur, le mixeur, le robot culinaire, le micro-ondes, et autres, mais si la réparation peut être reportée après la fête, c’est préférable.
La réparation d’un véhicule dans un garage, par exemple, n’est pas considérée comme une réparation d’un appareil alimentaire car il sert uniquement au transport de la nourriture et pas à sa préparation directe, et donc il est interdit de le réparer pendant ‘Hol Hamoède.
Une perte financière
Une autre catégorie de travaux autorisés est le « Davar Haavède », c’est-à-dire un travail dont l’omission causerait une perte financière réelle, et non pas une simple privation de profit.
Il est permis d’écrire pendant ‘Hol Hamoède mais seulement des choses qui seraient perdues et oubliées si elles n’étaient pas écrites immédiatement. Lorsqu’on écrit, il convient de mentionner au début de page : ‘En présence de la sainteté de la fête’.
Diverses activités
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- Il est interdit de se couper les cheveux ou de se couper les ongles pendant ‘Hol Hamoède.
- Il est interdit de laver des vêtements, mais il y a une autorisation de laver les vêtements de bébés qui se salissent beaucoup.
- Le travail dans un magasin, ainsi que le commerce, l’achat ou la vente, sont interdits, mais il est permis d’acheter des articles nécessaires pour la fête.
