Chabbat Hagadol
Le Chabbat précédant Pessa’h est appelé « Chabbat Hagadol » parce qu’un grand miracle est arrivé à nos ancêtres. Le dernier Chabbat avant la sortie d’Egypte, les Juifs ont été invités à garder des agneaux dans leurs maisons pour le « Sacrifice de Pessa’h ». Quand les Égyptiens l’ont vu, ils ont demandé : « Pourquoi avez-vous besoin des moutons ? », les Juifs leur répondirent : « Nous les gardons pour les offrir en sacrifice, et après les avoir égorgés, nous répandrons le sang sur les montants des portes pour protéger nos premiers-nés, car dans quelques jours D.ieu tuera tous les premiers-nés égyptiens ».
Lorsque les premiers-nés d’Égypte entendirent cela, ils allèrent vers leurs ancêtres et vers Pharaon et les supplièrent : « Faites sortir d’Égypte les enfants d’Israël, afin que nous ne mourions pas ! ». Pharaon refusa, et en conséquence éclata une « rébellion des premiers-nés » qui firent la guerre à leurs ancêtres et tuèrent beaucoup d’entre eux. En guise de rappel de ce grand miracle, nos Sages, de mémoire bénie, ont établi le Chabbat avant Pessa’h comme « Le Grand Chabbat ».
En ce Chabbat, le Rabbin fait un discours, dans lequel il rappelle au public les lois de Pessa’h afin que chacun s’en souvienne et sache célébrer la fête selon la loi.
Ce Chabbat étant le début des miracles et de la délivrance d’Egypte, il est d’usage de lire, après la prière de Chabbat, des extraits de la Haggadah de Pessa’h. Nous commençons par « Nous étions esclaves de Pharaon en Egypte » et continuont à lire dans l’ordre jusqu’au paragraphe (après Dayénou) qui se termine par les mots « Pour expier toutes nos fautes ».
Dans la prière du soir de la sortie de Chabbat, on ne dit pas les paragraphes de « Vihi Noam » et « Ata Kadoch » après la prière de la Amida, (à moins que le premier jour de Pessa’h ne tombe un Chabbat).
A la fin de la prière, on sort sur la place de la synagogue et on dit « Kiddouch Levana », la sanctification de la lune.
