Introduction
La Matséva est le bloc de pierre sur lequel on indique le nom du défunt, sa date de naissance et de décès. On rajoute parfois quelques mots qui le décrivent.
La pose de la Matséva
La pose de la pierre à l’endroit où le corps est enterré, est importante pour le défunt ainsi que pour ses ‘voisins’.
Il est recommandé de poser la Matséva à la fin de la Shiva. Et sinon le plus tôt possible après cette date.
- La préparation de la Matséva prend du temps. Efforcez-vous de la commander le plus vite possible afin qu’elle soit déjà posée le jour de la montée au cimetière.
La Matséva se pose à l’endroit où se trouve la tête du défunt.
Quelle Matséva choisir ?
Une belle Matséva est à l’honneur du défunt. Par conséquent, lorsque vous en choisissez une, il n’est pas sûr que prendre la moins chère soit une bonne chose (si vous avez les moyens d’en prendre une de meilleure qualité). Rappelez-vous qu’une pierre tombale est appelée à durer de nombreuses années, il faut donc aussi penser au futur. Une Matséva faite d’une matière trop simple n’aura pas une très bonne apparence après quelques années et il sera nécessaire de la réparer régulièrement.
De plus, il faut penser à la matière dont elle est faite (pierre, marbre etc.) par rapport aux conditions météorologiques de l’endroit où elle est située. Par exemple, un climat très froid peut facilement provoquer des fissures ou une brisure.
- Une Matséva coûte pas mal d’argent, parfois beaucoup. Même si vous disposez de grands moyens financiers et que vous avez la possibilité d’édifier une Matséva exceptionnelle et hyperluxueuse pour la personne décédée, ce n’est pas recommandé. Le cimetière n’est pas un endroit dans lequel il est approprié d’étaler sa richesse plus qu’il n’en faut.
En outre, cela pourrait faire honte aux familles sans moyens financiers qui ont été obligées d’enterrer leur défunt de manière très basique.
Le texte sur la Matséva
- Sur la Matséva, il faut inscrire le nom juif en entier du défunt avec le nom de son père ainsi que la date hébraïque de son décès. Hormis cela qui est nécessaire, il n’y a pas de texte précis institué concernant la Matséva. Néanmoins, il est recommandé de ne pas trop inscrire de louanges sur le défunt. Le mieux est de mettre quelques phrases très courtes qui illustreront les traits de sa personnalité.
- Si dans le cimetière où l’être cher est enterré, il y a un texte standard et habituel pour les inscriptions sur la Matséva, il sera bien d’en tenir compte et de ne pas trop en rajouter par rapport à ce texte.
- En haut de la pierre tombale, il faudra inscrire les lettres hébraïques פ » »נ qui correspondent aux initiales de l’expression « Ici est enseveli ». Tout en bas du texte, on a l’habitude d’inscrire les lettres .ת.נ.צ.ב.ה qui sont les initiales de : « que son âme repose pour la vie éternelle » où l’on souhaite au défunt que son âme soit élevée auprès de D-ieu et qu’elle se délecte de Sa sainteté.
- Il vaut mieux que les lettres du texte soient gravées à l’intérieur de la pierre et pas qu’elles ressortent à l’extérieur de la pierre. Ceci pour des raisons spirituelles mais c’est aussi beaucoup moins cher…
- Lorsque vous choisissez le design des lettres de la Matséva, il vous faut savoir que si les lettres gravées sont remplies à l’encre noire, elles s’effaceront au bout de quelques années et qu’il faudra régulièrement y remettre de l’encre (ce n’est pas une obligation !). Le remplissage avec du plomb dure beaucoup plus longtemps.
Question : Est-ce que la « Néshama – l’âme » est bien maintenant ?
Réponse : Ne vous inquiétez pas pour l’âme de la personne disparue que vous aimez tant. Elle est beaucoup mieux là où elle se trouve maintenant et elle va être encore beaucoup mieux.
Il n’est pas très agréable pour l’âme d’être sur terre. Elle s’y sent un peu comme en prison. La Néshama, si sainte et si spirituellement élevée, qui se trouvait si proche de D-ieu, est descendue dans cet endroit ‘épais’, à l’intérieur d’un corps avec des besoins matériels (manger, boire, dormir etc.) dans un monde dans lequel se produisent des choses mauvaises et interdites. C’est une très grande souffrance pour elle.
La relation permanente avec le monde grossier qui l’entoure ainsi que les besoins, les tentations et les plaisirs du corps où elle réside, tout cela provoque en elle une douleur inimaginable (nous ne pouvons pas ressentir cette douleur même si cela se passe en nous car nous sommes trop matérialistes par rapport à l’âme. C’est pourtant ce qu’elle vit !).
Lorsqu’elle quitte notre corps et redevient exclusivement spirituelle et indépendante de ce monde matériel, elle est comme libérée de sa prison et retourne enfin dans son environnement naturel, c’est un délice immense pour elle. [Si ce n’est que parfois, par rapport à ses actions sur terre, elle a besoin d’être un peu nettoyée de la saleté qui s’est collée à elle dans notre monde et que cette période temporaire de nettoyage n’est pas facile. Néanmoins cette période est aussi une source de joie car grâce à elle, elle va pouvoir retourner à l’endroit d’où elle vient, voire même à un meilleur endroit].
Nous nous séparons d’elle (l’âme de la personne aimée) car nous communiquons à l’aide du corps, c’est difficile pour nous. Cependant, même si elle n’est que spirituelle maintenant, la personne aimée est toujours avec nous et ne nous quittera jamais. Elle continue à se préoccuper de nous et reste liée à nous, même en résidant dans le monde d’en-haut.
