Introduction
Le Kaddish est une prière courte dans laquelle nous demandons essentiellement que le Nom de D-ieu soit grandi et sanctifié dans le monde et que Sa royauté se dévoile aux yeux de tous. Nous y demandons aussi la venue du Messie.
Le texte du Kaddish que nous récitons aujourd’hui a été institué par les sages d’Israël en Babylonie antique (L’Irak actuel). La langue de l’époque -parlée aussi par les juifs- était l’araméen.
- Étant donné que le Kaddish est en araméen et que cette langue n’est pas connue, il est difficile de prononcer son texte. Il est donc bien de s’entraîner à le prononcer à la première occasion de tranquillité venue, afin de pouvoir prononcer le Kaddish correctement et avec justesse. Ceci pour votre respect personnel, le respect des participants à la prière et le respect du défunt.
Les différentes sortes de Kaddish
Vous devez connaître deux sortes de Kaddish (Il y a d’autres sortes de Kaddish qui ne concernent pas directement une personne endeuil mais seulement l’officiant qui dirige une prière). Les voici :
- Le premier est le « Kaddish Yatome – Kaddish des orphelins » (ou ‘Yéhé Shélama’). Les endeuillés le récitent après la lecture de versets de la Torah écrite – Tanakh (par exemple lors de la Lévaya après avoir prononcé des versets de la Torah on récite ce Kaddish).
- Le deuxième est le « Kaddish Dérabannane – Kaddish des maîtres » (ou ‘Al Israël’) que l’on prononce après la lecture d’un passage de la Torah orale (Talmud ou Mishna), par exemple dans le cadre des prières journalières.
Cliquez ici pour le texte du Kaddish des orphelins
Pourquoi les endeuillés disent-ils le Kaddish ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une personne en deuil récite le Kaddish pour un défunt proche :
- Car les louanges à D-ieu qui y sont prononcées et les forces qu’elles engendrent servent d’élévation à l’âme du défunt ainsi que de mérites.
- Afin que l’endeuillé prouve ainsi sa foi en D-ieu et aussi le fait qu’il accepte le jugement de D-ieu qui lui a ‘enlevé’ un être cher.
- Le Kaddish provoque une expiation des fautes du défunt et lui permet d’accéder plus rapidement au « Gan Éden – le paradis des âmes ».
Qui doit réciter le Kaddish ?
Les premiers redevables de cette obligation et du mérite qu’elle procure au défunt sont ses enfants. Ainsi, le parent défunt qui a tant investi pour élever son enfant, reçoit maintenant sa juste récompense après son départ de ce monde. De même, cette obligation du Kaddish incombe en premier lieu aux enfants car ils sont la descendance directe et les continuateurs sur terre du défunt, ils sont donc plus aptes que quiconque à faire du bien à l’âme de leur parent qui se trouve dans le monde d’en-haut.
- En ce qui concerne un jeune enfant (avant l’âge de la Bar-Mitsva) qui a perdu un parent, s’il a atteint le stade de développement nécessaire pour réciter le Kaddish, il devra le dire.
Pour une personne morte jeune ou qui n’a pas eu d’enfant, la Mitsva du Kaddish incombe aux membres de sa famille les plus proches et qui ont le même sang (frères, parents etc.). S’il n’en a pas, ses gendres le feront (dans le cas où il n’a eu que des filles car celles-ci ne récitent pas le Kaddish). Quoiqu’il en soit, il y a lieu de bien veiller à ce que quelqu’un dise un Kaddish pour le défunt, quitte à être payé pour cela. Dans ce cas, lorsqu’un des parents est en vie, cette personne lui demandera son autorisation et son accord pour réciter le Kaddish pour son enfant. Si les deux parents sont en vie, il demandera cette autorisation aux deux.
- Les filles ne récitent pas le Kaddish pour leur parent disparu, même si elles n’ont pas de frère pour le faire.
- Bien que la récitation du Kaddish soit extrêmement importante pour l’âme du défunt, le plus important est que ses enfants suivent un chemin droit et bon.
- La prière du Kaddish est récitée durant 11 mois à partir du jour de l’enterrement et tous les ans à l’anniversaire de la date de son départ (Azkara).
- Il y a lieu de vraiment s’efforcer à réciter le Kaddish à chacune des prières journalières (matin, après-midi et soir) durant cette période des 11 mois.
- Le Kaddish ne se prononce qu’en présence d’un Myniane composé d’au-moins dix hommes adultes (ayant atteint l’âge de la Bar-Mitsva).
- Il n’y a pas lieu de réciter le Kaddish pour un nouveau-né qui a quitté ce monde avant l’âge de trente jours après sa naissance.
- Si vous n’êtes pas certain de pouvoir réciter le Kaddish chaque jour et à chaque prière, il sera bien de payer une personne qui le récitera tous les jours de manière sûre à votre place. Vous trouverez de l’aide en ce sens dans le centre ‘Habad le plus proche de chez vous, on vous mettra en contact avec un des fidèles qui le récitera pour vous. Néanmoins, souvenez-vous toujours que personne ne pourra vraiment prendre votre place et récitez le Kaddish vous-même à chaque fois que vous en aurez la possibilité.
Pourquoi nos actions en faveur du défunt sont-elles si importantes pour son âme ?
Chaque juif ou juive a en lui, en elle, une âme unique qui constitue son être véritable.
L’âme, avant de descendre sur terre, n’était pas limitée par la matérialité et elle était directement liée à D-ieu dans une grande proximité. C’est là sa place naturelle et c’est là qu’elle se sent le mieux ; beaucoup mieux qu’après sa descente sur terre, alors qu’elle est dérangée par la nécessité des besoins matériels du corps où elle réside.
Après le décès, l’âme remonte vers le monde spirituel d’où elle provient et peut même s’élever encore plus haut qu’avant son passage sur terre.
Jusqu’où ?
Sa nouvelle place dépend uniquement de ses actions dans le monde matériel, plus elle s’est bien comportée, plus elle s’est rapprochée de D-ieu, et plus la place qui l’attend sera bonne et proche de D-ieu lorsqu’elle remontera.
Cependant, lorsqu’elle connaîtra sa nouvelle place, elle réalisera aussi qu’elle pourrait aller encore plus haut mais qu’elle en est empêchée car elle n’a plus la possibilité de faire des bonnes actions qui l’élèveront, maintenant qu’elle n’est plus sur terre.
C’est alors que nous, les membres proches de sa famille et les amis qui sommes encore présents, rentrons dans la ‘photo’. C’est seulement nous qui avons la possibilité, ici sur terre, d’avoir de l’influence sur l’âme qui est montée au ciel.
Si l’on fait de bonnes actions ou que l’on pratique des commandements en faveur de l’âme de la personne aimée, nous l’amènerons vers des hauteurs spirituelles encore plus élevées et lui procureront un incroyable délice.
Le membre de votre famille qui est décédé est -il précieux pour vous ? Aidez-le du mieux que vous le pouvez car d’où il se trouve il ne peut pas s’aider lui-même ! Faites le maximum de Mitsvotes et de bonnes actions pour le mérite de son âme.
