L’allumage des bougies
Nos sages, que leur mémoire soit bénie, ont prescrit que les femmes allument une bougie dans chaque maison le soir du Shabbat et des fêtes, en l’honneur de la sainteté de ces jours, ainsi que pour illuminer convenablement la maison, créant ainsi une atmosphère de paix et de tranquillité pour les membres du foyer.
- Avant d’allumer les bougies, la femme doit réciter la prière de l’après-midi (Min’ha) et donner une pièce de monnaie à la charité (Tsédaka).
- Une jeune fille, à partir du moment où elle commence à parler jusqu’à son mariage, allume une seule bougie.
- Une femme mariée allume deux bougies et une bougie en plus pour chacun de ses enfants, fils et filles.
- Après avoir allumé les bougies de Shabbat, il est nécessaire de couvrir les yeux avec les mains et réciter la bénédiction : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la bougie du saint Shabbat » (On ne mentionne pas que c’est ‘Hol Hamoède).
La prière de l’après-midi avant l’entrée du Shabbat
Pendant la prière de l’après-midi (Min’ha), on récite les « Korbanotes » (les offrandes), mais on ne récite pas le psaume 27 de « Hodou » – contrairement aux autres vendredis soir, mais seulement « Pata’h Éliahou » et « Yédide Néfesh ».
- N’oubliez pas de rajouter le passage de « Yaalé Véyavo – Bé’hag Hasouccote Hazé » dans la prière de l’Amida.
L’accueil du Shabbat
La prière commence avec le psaume « Mizmor LéDavid » directement et pas par « Lékhou Néranéna » comme les autres Shabbat. Lorsqu’on dit « Boï Béshalom » à la fin du chant de « Lékha Dodi », on modifie la formulation des autres Shabbat de l’année et on dit : « Gam Bésim’ha Ouvtsahola ».
Nous continuons comme d’habitude avec la prière du soir du Shabbat, et dans la prière de l’Amida » », nous ajoutons ‘Yaalé Véyavo’ pour la fête de Souccote. Ensuite, nous récitons comme chaque Shabbat : « Vayekhoulou Hashamayim _ Les cieux furent terminés », « Maguène Avotes – Protecteur des pères » et le psaume « Mizmor LéDavid – chant de David ».
Après cela, nous disons « Barékhou – Bénissez » et nous concluons la prière avec « Alénou Léshabéa’h – il nous incombe de louanger ».
Le repas du soir de Shabbat
Lorsque nous rentrons à la maison, on a l’habitude de souhaiter à tous les membres de la famille « Shabbat Shalom » et « ‘Hag Saméa’h », puis on se dirige vers la Soucca.
Nous chuchotons les chants du Shabbat – « Shalom Alékhèm – paix sur vous » et « Eshète ‘Hayil – la femme vaillante », sans les chanter à voix haute comme les autres Shabbat.
Le chef de famille fait le Kiddoush sur une coupe de vin comme à chaque Shabbat, et à la fin du Kiddoush, il ajoute la bénédiction de « Leichève Basoucca ».
Ensuite, nous procédons à l’ablution rituelle des mains (Nétilate Yadayime) et bénissons « Hamotsi » sur les deux pains entiers.
- Ceux qui n’ont pas fait le kiddoush par eux-mêmes (mais ont été rendus quittes par la bénédiction du chef de famille), ainsi que les femmes et les enfants, doivent réciter la bénédiction de « Leichève Basoucca » après la bénédiction de « Hamotsi », avant de manger le pain.
Dans le « Birkate Hamazone » (bénédiction après les repas), les passages suivants doivent être rajoutés :
- « Rétsé Véha’halitsénou ».
- « Yaalé Véyavo… Bé’hag Hasouccote Hazé ».
- « Hara’hamane Hou Yan’hilénou » (spécifique au Shabbat).
- « Hara’hamane Hou Yakime Lanou » (spécifique à la fête de Souccot).
Il est recommandé d’augmenter la joie pendant le Shabbat de ‘Hol Hamoède Souccot en buvant du vin, en chantant, en dansant et en célébrant dans les rues de la ville, en souvenir de « Sim’hat Beit Hashoéva » (la joie de la libation d’eau).
Le matin du Shabbat
Après les bénédictions du matin, on ne prend pas le Loulav et on ne récite pas les bénédictions sur les quatre espèces. De même, on ne les apporte pas à la synagogue le jour du Shabbat.
Les prières du matin et du Moussaf de Shabbat
On commence la prière comme tous les Shabbat : « Korbanotes » (offrandes), « Hodou » (louanges), « Péssouké Dézimra » (versets de louange) et « »Kéryate Shéma » » (lecture du Shéma Israël) avec ses bénédictions. On ajoute dans la « Amida » : « Yaalé Véyavo » et ensuite on récite le Hallel (psaumes de louange) en entier. On le fait sans les quatre espèces, et on ne récite pas les « Hoshaanotes » (sauve-nous). On dit le psaume du jour et « Chant de David, l’Éternel est ma lumière et mon sauveur » et on se prépare à la lecture de la Torah.
Pour la lecture de la Torah, on sort deux rouleaux de la Torah de l’arche sainte. Dans le premier, sept personnes montent pour la lecture de l’épisode de la remise des tables de la loi à Moïse, issu de la parasha « Ki Tissa » ainsi que des versets liés aux trois fêtes (Pessa’h, Shavouote et Souccote). Dans le second livre, une personne monte en tant que ‘Maftir’ (qui est chargée de lire la Haftarah). On lit dans le deuxième livre de la Torah un passage de la parasha « Pine’has » qui traite des offrandes de la fête offertes dans le Temple pendant la fête de Souccote.
Après l’élévation aux yeux de tous du rouleau de la Torah (Agbaa), le ‘Maftir’ récite la bénédiction de la Haftarah et la lit : c’est un passage dans le livre du prophète Ézéchiel qui relate la guerre de « Gog et Magog ».
Après avoir fini, le ‘Maftir’ récite les bénédictions d’après la Haftarah et à la fin de la bénédiction du Shabbat, il conclut en disant : « Baroukh Ata Hashem … Mékadesh HaShabbat VéIsraël Vehazémanime – Béni sois-Tu, Éternel … qui sanctifie le Shabbat, Israël et les Temps (de fête) ».
Après la lecture de la Torah, on dit « Yékoum Pourkane – que se lève le salut » et « Ashré » (psaume 145). Puis on récite la prière de Moussaf des trois fêtes en rajoutant les passages pertinents à la fête de Souccot. Ensuite, on dit « Alénou Léshabéa’h » et on termine la prière avec les « Shèsh Zikhronote – six souvenirs » et la récitation de « Vélaka’hta Solète – et tu prendras de la farine » comme chaque Shabbat ainsi que les psaumes quotidiens.
Le repas du jour de Shabbat
On récite le psaume « Mizmor LéDavid » et les 2 autres passages qui apparaissent dans le livre de prières – à voix basse. Lors de la bénédiction « Boré Péri Haguéfène » sur la coupe de vin, il faut élever le ton pour dire à voix haute la bénédiction du Kiddoush et conclure avec la bénédiction sur la Soucca : « Leichève Basoucca ».
On procède à l’ablution rituelle des mains puis on récite la bénédiction « Hamotsi » sur deux pains entiers et l’on commence le repas.
- Celui qui n’a pas fait le Kiddoush lui-même (il a été rendu quitte par la bénédiction de celui qui l’a fait) doit réciter la bénédiction « Leichève Bassoucca » après la bénédiction de « Hamotsi » avant de manger le pain.
Dans le ‘Birkate hamazone’, on doit rajouter les 4 mêmes passages que la veille au soir.
La prière de l’après-midi de Shabbat
On récite la prière de l’après-midi (Min’ha) habituelle du Shabbat et on lit dans la Torah la portion de la semaine. Il ne faut pas oublier d’ajouter « Yaalé Véyavo » dans la prière de l’Amida et le psaume « Chant de David, l’Éternel est ma lumière et mon sauveur » avant « Alénou Léshabéa’h ».
La prière du soir
On prie la prière du soir (Arvite) comme à chaque sortie du Shabbat et on ajoute dans l’Amida les passages : « Ata ‘Honanetanou » et « Yaalé Véyavo ».
On ne dit pas « Vihi Noam » et « VéAta Kadosh » après la prière de l’Amida en raison de la fête de Sim’hat Torah qui aura lieu cette semaine, car on ne récite pas ces passages lors des sorties du Shabbat qui précèdent une fête. On conclut la prière avec « Alénou Léshabéa’h ».
La « Havdalah »
On fait la « Havdalah (Cérémonie de distinction/passage entre le Shabbat et la semaine) comme à chaque sortie du Shabbat, mais il faut se rappeler de faire la Havdalah à l’intérieur de la Soucca.
On commence par « Hiné E-l Yéshouati – voici D-ieu, mon salut », on fait la bénédiction sur le vin, les senteurs et la flamme, et à la fin de la Havdalah, on fait la bénédiction « Leichève Basoucca – résider dans la Soucca ».
