Introduction
La prière de la Amida – aussi appelée Chemoné Esré – est considérée comme l’épine dorsale et le point culminant de la prière.
Cette prière fut originellement composée par les hommes de la Grande Assemblée, à l’époque du Second Temple. On l’appelle « Amida » – littéralement « station debout » – car c’est dans cette position qu’elle est récitée.
Elle doit son second nom – Chemoné Esré, c’est-à-dire « dix-huit » – au fait que ce texte comportait originellement dix-huit bénédictions. Après la destruction du Temple, une dix- neuvième bénédiction – orientée contre « les hérétiques » – lui fut ajoutée. Toutefois, bien qu’elle comprenne aujourd’hui dix-neuf bénédictions, cette prière a néanmoins conservé son nom d’origine.
La prière de la Amida constitue la partie essentielle des trois offices quotidiens : Cha’harit, Min’ha et Arvit.
Le quatrième échelon
La prière de Cha’harit est structurée selon une progression logique et cohérente. Elle est à l’image d’une échelle dont les pieds reposeraient sur terre et dont le sommet atteindrait les Cieux. Le but de la prière est d’établir un lien fait de crainte et d’amour entre nous et notre Créateur. Ainsi, chaque section de la prière représente en quelque sorte un nouvel échelon que l’on gravit pour se rapprocher et s’attacher au Maître du monde.
Si nous résumons les différents passages de la prière vus jusqu’ici, nous retiendrons quatre étapes centrales que la Amida vient clôturer :
- Les bénédictions du matin et les passages d’introduction : après avoir entamé une nouvelle journée, nous nous efforçons avant tout de « ranimer » notre lien avec le Créateur. Nous Le remercions de nous avoir rendu notre âme et de nous avoir dotés d’un corps sain et efficace.
- Les Pessouké déZimra : Après avoir renoué ce lien élémentaire, nous continuons à nous « rapprocher » de Lui, si l’on peut s’exprimer ainsi.
- La récitation du Chéma : Une fois notre cœur et nos émotions ranimés, nous pouvons déjà ressentir de profonds élans d’amour envers Celui qui nous accorde la vie et qui répand Ses bienfaits sur le monde à chaque instant. C’est alors le moment d’exprimer notre soumission à Sa Royauté : nous déclarons du plus profond du cœur que nous avons foi en Lui, que nous ne croyons en aucune autre divinité et que nous nous engageons à respecter Ses commandements. Cette « acceptation du joug de la Royauté céleste » est exprimée dans la profession de foi du Chéma et dans ses différentes parties.
- La Amida : Au terme de ces différentes étapes, nous accédons enfin à la partie centrale de la prière dans laquelle nous nous autorisons, avec soumission et humilité, à implorer notre Père céleste de pourvoir à nos besoins et d’accéder à nos requêtes personnelles.
Par ailleurs, nous Le remercions de nous avoir choisis comme peuple et de nous avoir donné la Torah. Nous rappelons également le mérite de nos ancêtres et celui de la ligature d’Isaac. Et enfin, nous étudions un passage relatif aux sacrifices jadis offerts dans le Temple.
Avant d’exposer nos requêtes personnelles, nous récitons une série de Psaumes qui louent et glorifient la Toute- Puissance de D.ieu, qui clament Sa grandeur et la beauté de Sa création. Ils sont également une expression de gratitude pour Son infinie bonté à notre égard et pour la surveillance continue dont Il fait bénéficier chacune de Ses créatures.
La kavana – pensées et concentration
La Amida représente donc la partie essentielle de la prière, la composante principale de chacun de nos offices. Or, dans la mesure où « prier » signifie avant tout communiquer avec le Créateur, il nous appartient d’afficher en priant un respect au moins équivalent à celui que nous aurions en rencontrant un monarque ou un chef d’Etat humain.
Avant d’entamer cette prière, il convient donc d’écarter toutes les pensées prosaïques dont notre esprit tend à être envahi. La Amida se doit d’être récitée avec recueillement, en se concentrant sur le sens des mots prononcés. Il serait en effet inconvenant de marmonner la prière ou de la réciter machinalement sans y préter attention, sachant que la Amida est en quelque sorte une audience privée qui nous est accordée avec le Maître de l’univers qui connaît nos pensées les plus intimes !
Dans quelle direction se tourner ?
En tout endroit du globe où l’on prie, on doit orienter son corps en direction de Jérusalem, le lieu du Temple.
Quand on participe aux offices dans une synagogue, il n’est pas nécessaire de se munir d’une boussole pour savoir vers où se tourner : toutes les synagogues sont conçues de manière à ce que les fidèles se tiennent pendant les prières en direction d’Israël et, en Israël même, en direction de Jérusalem. De ce fait, il suffit de se tourner vers l’Arche sainte et le « mur oriental » pour être dans la bonne direction.
Question : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à voyager très souvent. Dans quelle direction dois-je me tourner lorsque je prie dans l’avion ?
Réponse : Si vous êtes dans l’impossibilité de connaître la direction de Jérusalem, vous pouvez prier dans toute autre direction. Et souvenez-vous : ce qu’il y a de plus important dans une prière, c’est que le cœur soit orienté vers D.ieu !
Compte tenu de l’importance de la Amida, nos Sages ont établi un certain nombre de règles de conduite qu’il convient d’adopter pendant cette prière.
Avant la prière
- Avant de commencer la prière de la Amida, on doit s’assurer que l’on n’a pas en main un objet susceptible de nuire à la concentration : un téléphone portable, un portefeuille, les clés d’une voiture, etc. Il est recommandé de ranger d’abord ces objets dans un lieu sûr afin de pouvoir prier l’esprit tranquille.
- On ne devra pas prier face à un portrait, un miroir, ni tout autre élément susceptible de distraire l’esprit.
Au cours de la prière
- Comme son nom l’indique, la « Amida » doit être prononcée en position debout, en ayant les pieds joints. Pendant toute la durée de cette prière, on ne doit pas bouger de sa place, ni évidemment marcher pendant qu’on la récite.
- Pendant la Amida, il convient de baisser légèrement la tête (tout en maintenant le cœur « orienté » vers le Ciel).
- Cette prière doit être récitée en murmurant, pour ne pas gêner la concentration des autres fidèles. Nul besoin en effet d’élever la voix : D.ieu entend les prières les plus silencieuses. Il est toutefois indispensable de prononcer les mots de façon à pouvoir soi-même les entendre.
- Il est interdit d’éructer et de bâiller pendant la Amida. Si l’on ne peut s’empêcher de bâiller, on devra mettre la main devant la bouche.
La structure de la Amida
La prière de la Amida est divisée en trois parties :
- Les bénédictions de louange : il s’agit des trois premières bénédictions, dans lesquelles nous clamons les louanges du Créateur et Sa sainteté.
- Les requêtes : ce sont les treize bénédictions centrales, dans lesquelles nous formulons des demandes individuelles et collectives.
- Les bénédictions de gratitude : il s’agit des trois dernières bénédictions, ayant pour thèmes l’espoir, les remerciements et la paix.
À présent, nous allons survoler les différentes bénédictions de la Amida, tout en relevant au fur et à mesure les pratiques observées pendant cette prière.
Avant d’entamer la Amida, on effectue trois pas en arrière, puis trois pas en avant pour revenir à sa place, en signe de révérence au moment où nous entamons notre « audience » avec D.ieu.
En guise de préambule à la Amida, nous récitons ce court verset : « Ado-naï séfataï tifta’h… – Éternel, ouvre mes lèvres et ma bouche prononcera Tes louanges. » Nous demandons au Créateur d’« ouvrir nos lèvres » et de nous aider à prier convenablement.
Les trois bénédictions de louange
- La Amida commence avec la « Bénédiction des Patriarches », dans laquelle nous mentionnons notre prestigieuse ascendance. De cette manière, nous déclarons en quelque sorte que nous ne sommes pas des « étrangers » venant réclamer de l’aide : au contraire, nous sommes les descendants d’Abraham, Isaac et Jacob, nos illustres ancêtres qui ont voué leur vie à servir D.ieu au prix de grands sacrifices.
- La deuxième bénédiction est la « Bénédiction de la Puissance ». Nous glorifions la Toute-Puissance de D.ieu qui accorde la vie à toutes Ses créatures et qui est le seul capable de ressusciter les morts. Et de fait, telle est bien l’authentique « puissance », car elle défie les lois de la nature. Dans ce passage, nous évoquons aussi l’emprise du Créateur sur les forces climatiques : Il détient en Ses mains la « clé des pluies » et Il suscite le vent et la rosée.
- La troisième bénédiction est celle la « Bénédiction de la Sainteté ». Comme son nom l’indique, ce paragraphe est consacré à la sainteté suprême du Créateur. La signification profonde du mot « kadoch » (saint, sacré) est « séparé », « distinct ». Ce terme renvoie donc à une idée essentielle : autant que nous puissions nous « rapprocher » de D.ieu, Lui et Son Nom resteront toujours « saints » et transcendants. Cette bénédiction commence avec les mots : « Ata kadoch – Tu es saint… » et se conclut ainsi : « HaE-l Hakadoch – le D.ieu saint. »
Cette bénédiction commence ainsi : « Baroukh Ata – Béni sois-Tu… » et se conclut avec les mots : « Maguène Avraham – le Bouclier d’Abraham. »
En prononçant les mots « Baroukh Ata… » tant au début qu’à la fin de cette bénédiction, on fléchit les genoux et on se prosterne de la façon suivante : en disant « Baroukh », on plie les genoux, puis, en prononçant le mot « Ata », on incline le dos jusqu’à ressentir un léger étirement au niveau de la colonne vertébrale.
Ensuite, en prononçant le Nom de D.ieu, « Ado-naï », on se redresse doucement, en relevant d’abord la tête puis le reste du corps.
Cette bénédiction débute avec les mots : « Ata guibor – Tu es puissant… » et se conclut par : « Mé’hayé hamétim – qui ressuscite les morts. »
En été, on insère dans cette bénédiction la phrase : « Morid hatal – Qui suscite la rosée », et en hiver, on la remplace par celle-ci : « Machiv haroua’h oumorid haguéchem – Qui fait souffler le vent et tomber la pluie. »
Les treize requêtes
- La sagesse : La première chose que nous demandons à D.ieu est la sagesse, l’intelligence et la compréhension. Si cette requête est placée en tête de liste de ces bénédictions, c’est visiblement parce que, pour formuler une prière, une dose d’intelligence est nécessaire pour savoir quoi demander et comment le demander.
- Le repentir : Nous implorons D.ieu de nous aider à nous repentir sincèrement afin que nous revenions à Lui, et que nous nous rapprochions de Ses commandements et de l’étude de Sa Torah.
- Le pardon : Nous supplions le Créateur de nous pardonner, dans Son infinie clémence, tous nos péchés et toutes nos fautes. Nous Le remercions également d’être ouvert au pardon et d’effacer nos manquements avec bienveillance.
- Les jours où l’on récite les supplications, on a l’habitude de se frapper la poitrine au niveau du cœur avec le poing droit en prononçant les mots : « ‘Hatanou – nous avons fauté… Pachanou – nous avons péché. »
- La délivrance : Nous implorons D.ieu de nous libérer de nos épreuves quotidiennes en précipitant la délivrance messianique.
- La guérison : Nous demandons à l’Éternel d’accorder une guérison complète à toutes les personnes malades ou blessées.
- La subsistance : Dans cette bénédiction, nous prions D.ieu de susciter les pluies et la rosée en quantité suffisante pour que nos récoltes soient fructueuses et que nous jouissions d’une subsistance abondante.
- En été, nous mentionnons dans cette bénédiction les mots « vétène berakha – suscite la bénédiction », et en hiver, « vétène tal oumatar livrakha – suscite la rosée et la pluie pour la bénédiction ». Selon le rite séfarade, deux bénédictions distinctes sont récitées en fonction des saisons : celle de l’été commence par le mot « Barekhénou » et la bénédiction récitée en hiver débute par « Barekh Alénou ».
- Le rassemblement des exilés : L’un des signes annonçant la Rédemption finale sera le retour du peuple d’Israël sur sa terre. Nous prions D.ieu de nous envoyer le Machia’h, le Messie afin que tous les Juifs du monde se réunissent en Terre sainte.
- Le jugement : À l’ère messianique, la justice divine régnera dans le monde. Nous demandons à l’Éternel de restaurer le système juridique qui était en vigueur à l’époque du Temple et de désigner un roi juste et charitable pour nous gouverner.
- Les hérétiques : Cette bénédiction fut ajoutée plus tardivement au texte de la Amida et elle constitue ainsi la dix-neuvième bénédiction de cette prière. Nos Sages l’instaurèrent suite à l’apparition de sectes hérétiques qui s’efforçaient d’entraver la vie juive traditionnelle. Nous prions ainsi D.ieu de libérer notre peuple de ces courants délétères.
- Les justes : Dans cette bénédiction, nous implorons le Créateur d’élever la dignité des membres les plus vertueux du peuple juif : les justes, les pieux et les convertis qui ont rejoint notre peuple au prix de grands sacrifices personnels, en priant pour que nous méritions de compter parmi leurs rangs.
- Jérusalem : Cette bénédiction est consacrée à la sainte ville de Jérusalem. Nous implorons D.ieu de la reconstruire avec le Temple, d’y faire résider à nouveau Sa Chékhina (Présence divine) et d’y rétablir le règne de la dynastie de David.
- La rédemption : Nous demandons au Saint béni soit- Il de faire renaître la dynastie du roi David et de nous envoyer très prochainement le Machia’h, ne serait-ce que par le mérite de notre espérance.
- L’acceptation des prières : Nous concluons cette série de requêtes en implorant D.ieu de nous prendre en pitié, d’agréer nos prières et de combler nos attentes. Nous avons la certitude qu’une prière n’est jamais vaine, et que l’Éternel entend toutes nos demandes et y répond favorablement.
Les trois dernières bénédictions
- Le service sacerdotal : Dans cette bénédiction, également appelée Rétsé, nous prions D.ieu d’agréer nos prières et de reconstruire le Temple, afin que nous puissions Le servir à nouveau comme jadis. Nous concluons ce passage en exprimant l’espoir d’assister de nos propres yeux à la construction du Troisième Temple.
- La gratitude : Dans cette bénédiction, appelée aussi Modim, nous exprimons notre gratitude à D.ieu pour la vie qu’Il nous accorde, pour tous les « miracles cachés » qu’Il accomplit en notre faveur quotidiennement, matin, midi et soir, et pour Sa bonté infinie. Ce passage se conclut sur ces mots : « …hatov chimkha oulékha naé léhodot – Béni sois-Tu D.ieu, bienveillant est Ton Nom et à Toi il sied d’exprimer des louanges. »
- En prononçant les premiers mots de cette bénédiction « Modim ana’hnou lakh », on se prosterne en courbant la tête et le corps en même temps. Et lorsqu’on arrive au Nom divin, « (chéAta Hou) Ado-naï », on se redresse.
- À la fin de la bénédiction, en disant : « Baroukh Ata… hatov Chimkha », on fléchit les genoux et on se prosterne de la façon suivante :
- En disant « Baroukh », on plie les genoux ; en prononçant le mot « Ata », on incline le dos jusqu’à ressentir un léger étirement au niveau de la colonne vertébrale.
- Ensuite, en prononçant le Nom de D.ieu, « Ado-naï », on se redresse doucement, en relevant d’abord la tête puis le reste du corps.
- La paix : conformément au principe selon lequel « le meilleur est pour la fin », nous supplions à présent D.ieu de nous accorder la paix authentique, de nous aider à rester tous unis et de bénir l’ensemble de la nation juive à chaque instant.
Prière de conclusion – Élo-haï nétsor
Le passage qui conclut la prière de la Amida commence et s’achève avec un même verset : « Yihyou lératsone imré fi… – Que les paroles de ma bouche et les pensées de mon cœur soient agréables à Tes yeux, Éternel, mon Rocher et mon Sauveur. » Par ces mots, nous demandons à D.ieu d’agréer les prières que nous avons formulées verbalement, ainsi que celles que nous avons seulement osé évoquer en pensée.
Dans la prière de « Élo-haï nétsor », nous implorons D.ieu de nous aider à ne pas être une « mauvaise langue » qui colporte des ragots ou qui pratique la médisance. Nous Lui demandons « d’ouvrir notre cœur » à l’étude de la Torah et au respect de Ses commandements. Enfin, nous Le supplions d’entraver tous les mauvais desseins que quiconque pourrait nourrir contre nous.
- Avant de mentionner pour la seconde fois le verset « Yihyou lératsone… » à la fin de ce passage, on a l’usage de réciter un verset faisant allusion à son prénom. Chaque fidèle choisira un verset de la Bible dont la première et la dernière lettres hébraïques sont les mêmes que celles de son prénom.
Question : Je me nomme Samuel (Chmouel). Quel verset dois-je mentionner ?
Réponse : Le nom Chmouel commence par un chine et se termine par un lamed. Le verset correspondant à votre nom est donc le suivant : « Chalom rav léohavé toratékha, véen lamo mikhchol. » Vous trouverez sur le site internet de Yahaduton – www.yahaduton.com – la liste des versets correspondant à chaque prénom. Allez chercher le vôtre !
Pour clore la Amida, nous récitons une prière brève, mais essentielle : « Ossé chalom bimeromav… – Celui qui établit la paix dans les Cieux, puisse-t-Il instaurer la paix parmi nous et parmi tout le peuple d’Israël, et répondez : amen ! »
Après quoi nous prononçons ces quelques mots : « Yéhi ratsone milefanékha… – Puisse Ta volonté être, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, de reconstruire le Temple prochainement, de notre vivant, et donne-nous notre part dans Ta Torah ! »
Si nous concluons la Amida avec ces mots, c’est pour une raison bien simple : comme nous l’avons vu, la prière est un « substitut » temporaire au service sacrificiel effectué dans le Temple. C’est pourquoi nous implorons l’Éternel, notre D.ieu et le D.ieu de nos pères, de reconstruire Son sanctuaire très prochainement, de notre vivant, afin que nous puissions Le servir de la façon la plus parfaite qui soit !
- Avant de réciter le passage « Ossé chalom », on se penche légèrement en avant et on recule de trois pas, en commençant par le pied gauche, pour montrer combien il nous est difficile de cesser de s’adresser au Créateur.
- Il faut veiller à ce que ces trois pas ne soient ni trop grands ni trop petits, mais de longueur moyenne.
- En disant les mots : « Ossé chalom bimeromav », on se penche et l’on tourne la tête du côté gauche. En prononçant le mot « Hou », on se redresse légèrement, puis en disant « yaassé chalom alénou », on se penche du côté droit. Et enfin, en récitant les derniers mots : « véal kol Israël véïmerou amen », on se penche à nouveau devant soi.
- Lors d’un office collectif : après avoir effectué les trois pas en arrière et avoir récité « Ossé chalom », on reste à l’endroit où l’on est arrivé. On ne reviendra à sa place que plus tard, lorsque l’officiant achèvera, dans sa répétition, la deuxième bénédiction de la Amida (comme nous le verrons plus loin). On veillera à ce que personne ne passe devant soi, sur le parcours de ces trois pas.
- Lorsqu’on prie seul : après les trois pas en arrière et la prière d’« Ossé chalom », on attend quelques secondes, puis on fait trois pas en avant pour revenir à la place où l’on s’était tenu pendant la Amida.
