Pourquoi compter ?
Il est une obligation de la Torah de compter 49 jours, en commençant le deuxième jour de la fête de Pessah (le 16 Nissan) et en terminant à la veille de la fête de Chavouot (le 5 Sivan).
Le moment de « Matan Torah » (Don de la Torah) à Chavouot, lorsque D.ieu est apparu et a donné aux enfants d’Israël les « Dix Commandements », est la raison principale pour laquelle les enfants d’Israël ont été libérés d’Égypte. Le but de la libération était de recevoir la Torah et de respecter ses commandements. C’est pourquoi nous comptons les jours de Pessah à Chavouot, pour montrer combien nous avons soif et attendons de recevoir la Torah.
L’origine du nom « Sefirat Ha’Omer »
Lorsque le Temple était encore là, on offrait le lendemain de la première journée de Pessah un sacrifice spécial composé d’orge. Il s’appelait le « Korban Ha’Omer », en référence à la quantité de récolte offerte (Omer signifie une mesure d’orge). De là vient le nom de ce compte : « Sefirat Ha’Omer », car nous comptons le nombre de jours écoulés depuis l’offrande du « Korban Ha’Omer ».
- Le jour 50 du compte est célébré à Chavouot, qui tire son nom également des sept semaines qui ont été comptées précédemment.
- « Sefirat Ha’Omer » est également le nom donné à cette période de comptage.
Qui compte et quand ?
- Tout le monde compte le Omer, y compris les femmes, les enfants et les jeunes filles.
- À partir de la fin du premier jour de Pessa’h – la nuit du 16 Nissan – jusqu’à la fête de Chavouot, nous comptons le Omer chaque soir à la fin de la prière du soir.
Comment compter ?
- Avant de compter, on récite la bénédiction suivante : « Baroukh Ata Ado-naï Elohénou Melekh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Sefirat Ha’Omer ». Ensuite, on dit le nombre de jour qui sont passés depuis le début du compte. Par exemple, le quatrième jour on compte : « Aujourd’hui est le quatrième jour du Omer ».
- A partir d’une semaine, on l’ajoute au compte. Par exemple, le septième jour on compte : « Aujourd’hui est le septième jour, qui est une semaine du Omer », le lendemain : « Aujourd’hui est le huitième jour, qui est une semaine et un jour du Omer », et ainsi de suite. Nous avons cette habitude car nous avons l’obligation de compter les jours et les semaines.
- La bénédiction et le compte doivent être récités debout.
- Pendant le compte, il faut penser aux versets et aux lettres tels qu’ils apparaissent dans le Siddour selon chaque jour. Par exemple, le deuxième soir, en comptant « deux jours du Omer », on pense au mot « Békoa’h », le deuxième dans « Ana Békoa’h », le mot « Yé’hanénou » dans le Psaume 67 « Elo-kim Yéhanénou », et la lettre Sine dans le passage « Ysmé’hou Viranénou Léoumim », etc. Tout ceci se trouve dans le Siddour à « Seder Sefirat Ha’Omer » à côté du compte du jour.
- Après le compte on dit : « Hara’hamane Hou Ya’hazir Lanou Avodat Beit Hamikdach Limekoma Bimhéra Béyaménou Amen Séla ».
Paragraphes supplémentaires à dire après le compte du Omer
- Le Psaume 67 qui commence par les mots « Laménatséa’h Bineguinot Mizmor Chir, Elo-kim Yé’hanénou …»
- La prière profonde et cachée de Rabbi Ne’hounia : « Ana Békoa’h Guedoulat Yémine’ha ».
- Une prière spéciale, tirée du monde de la « Kabbale », commençant par les mots « Ribono Chel Olam » (Maître de l’univers). Nous rappelons le commandement du compte du Omer qui nous a été donné afin d’être purs et d’éliminer les « Klipot » (coques) et les voiles de grossièreté et d’arrogance. Nous demandons à D.ieu que grâce à Sefirat Ha’Omer, nous puissions corriger ce qui a été corrompu dans les « Sefirot » (les dix attributs Divins). Chaque soir, nous ajoutons la Sefirah correspondante, telle que « ‘Hessed Chebe’hessed » (la bonté dans la bonté), « Guevoura Chebe’hessed » (la rigueur dans la bonté) et ainsi de suite. Nous terminons la prière en demandant à devenir purs, raffinés et plus proches de D.ieu.
Selon la Kabbale, il existe dix « Sefirot » correspondant aux dix facultés de l’âme humaine. Parmi celles-ci, trois appartiennent au monde de l’intellect : la sagesse, l’intelligence et la connaissance, et sept appartiennent au monde des émotions et des traits de caractère : la bonté, la rigueur, la splendeur, la victoire, la gloire, les fondements et la royauté. Chaque Sefirah exprime une mesure et une émotion différentes de l’âme humaine. La bonté exprime l’amour, la force exprime les sentiments d’agression et de motivation, et ainsi de suite. Ce concept profond et vaste est expliqué en détail dans la Kabbale, en particulier dans la philosophie ‘Hassidique de ‘Habad.
- Tous ces passages apparaissent de manière organisée dans le Siddour, après le texte de « Sefirat Ha’Omer » (le compte du Omer).
Celui qui a oublié de compter
- Celui qui a oublié de compter la nuit doit compter pendant les heures du jour suivant, jusqu’au coucher du soleil, sans réciter la bénédiction, et continuer à compter avec la bénédiction les nuits suivantes.
- Celui qui a oublié de compter à la fois la nuit et le jour suivant, continue à compter toutes les nuits mais sans bénédiction.
- Si quelqu’un a oublié, s’il a compté ou non, il continue avec la bénédiction.
Pratiques spéciales pendant la période de Sefirat Ha’Omer
Pendant la période du compte du Omer, 24 000 étudiants de Rabbi Akiva sont décédés d’une épidémie. Rabbi Akiva était un leader important dans le monde de la Torah à l’époque de la Mishna. En souvenir de ces jours difficiles, où l’étude de la Torah a diminué dans le monde entier, nous observons plusieurs coutumes de deuil pendant les jours de Sefirat Ha’Omer :
- Nous ne nous coupons pas les cheveux ni ne nous rasons.
- Nous n’organisons pas de mariages (sauf Lag BaOmer), mais il est permis de faire un repas de Mitsvah comme célébrer une Bar Mitsvah ou un repas de fiançailles. Dans tous les cas, il convient d’éviter de danser.
- Nous ne récitons pas la bénédiction de « Chéhé’héyanou » sur les nouveaux fruits, sauf le jour du Chabbat.
