Introduction
Un foyer Juif n’est pas seulement celui dans lequel vit une personne née d’une mère Juive ou convertie selon la loi, mais un foyer avec certains éléments qui créent son « judaïsme », au-delà d’un simple comportement.
Vous trouverez ci-dessous quelques signes d’identification clés qui ont été brièvement résumés. Certains d’entre eux seront développés par la suite.
- Il est important de noter qu’au-delà des signes extérieurs, le plus important est votre conduite au sein de la maison : pratique des Mitsvot, étude de la Torah, respect mutuel, amour du prochain etc. Mais en même temps, ces éléments « Juifs » n’existent pas au départ, comme les infrastructures d’eau et d’électricité, de sorte que la plupart des choses peuvent être accomplies sans problème même si la maison est déjà construite.
La Mézouza
Dès l’extérieur, il est possible de voir si l’on est devant une maison Juive. Avant même d’entrer dans la maison, nous rencontrons le « gardien » : la Mézouza à l’entrée, qui est généralement le témoignage silencieux d’une présence Juive de l’autre côté de la porte. Les détails de la Mitsvah de Mézouza seront approfondis à la page 30.
La boite de Tsédaka
L’un des commandements les plus importants de la Torah est de donner à la « charité » : donner de l’argent, de la nourriture, des vêtements ou toute autre chose dont l’autre personne a besoin. En raison de l’importance de cette Mitsvah, il faut s’efforcer de l’accomplir chaque jour. Mais comme nous n’avons pas toujours une personne dans le besoin devant nous, et que l’option la plus pratique pour donner est avec de l’argent, la « boîte de Tsédaka » a été créée dans ce but. C’est une boîte conçue pour y mettre l’argent que nous consacrons à la charité, jusqu’à ce que l’occasion se présente à nous d’apporter son contenu aux pauvres ou pour une autre cause qui nous tient à cœur.
- Il est recommandé d’avoir dans chaque maison une « boîte de Tsédaka » afin d’y déposer une pièce chaque jour de la semaine.
- Il est aussi recommandé de fixer une boîte de Tsédaka sur l’un des murs de la maison (à la cuisine si possible), ainsi, la maison elle-même devient une « maison de Tsédaka ». Ceci apporte des bénédictions à toute la maison.
Notre deuxième maison est la voiture, c’est pour cela qu’il est également recommandé d’y mettre une boite de Tsédaka comme protection contre les accidents de la route et, avant chaque voyage, mettre une pièce dans la Tsédaka. En outre, il est recommandé de mettre un « ‘Hitat » dans la voiture, c’est un livre qui contient le Houmach, le Tehilim et le Tanya (un livre ‘hassidique), pour notre protection.
Les livres de Torah
Dans chaque cuisine il y a des livres de recettes, de même, dans chaque foyer Juif il doit y avoir des livres de Torah. La présence même de ces livres à la maison, même si personne n’étudie, apporte sainteté et bénédiction. L’une des caractéristiques les plus marquantes de la maison juive à travers les générations est une « maison remplie de livres », des bibliothèques entières de livres sacrés, dignes du « peuple du Livre », qui créent une sensation de chaleur juive dans la maison et la remplissent avec la lumière de la sainteté.
Et comme dans chaque domaine, les livres les plus importants sont ceux qui traitent des fondamentaux de ce domaine, il en va de même dans un foyer juif. Vous devez vous assurer que le foyer contient le livre de base du judaïsme : la Bible (les cinq Livres de la Torah, les Prophètes et les Ecritures).
En plus de cela, il est important d’avoir également à la maison des livres liés à notre vie juive quotidienne, comme un livre de prières, des psaumes et le Choul’han Aroukh (un livre qui contient toutes les lois qu’un Juif doit connaître et appliquer). Ainsi, on s’efforcera aussi d’avoir des livres qui traitent d’une perspective juive comme le « Tanya », le livre de base de la ‘Hassidout ‘Habad, etc.
La cuisine
L’une des principales caractéristiques de la cuisine d’une maison juive est la séparation entre la partie viande et la partie lait. La Torah nous interdit de manger, de cuisiner ou de déguster de la viande et des produits laitiers ensemble, c’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour qu’il n’y ait pas de mélange entre les deux.
Les couverts avec lesquels nous mangeons doivent être séparés pour les produits laitiers et la viande, car ils s’imprègnent des aliments chauds que nous mangeons ; il est donc impossible de les utiliser à la fois pour des produits laitiers et viandes.
Le sujet de la cuisine Cachère est un chapitre en soi, nous y reviendrons plus tard à partir de la page 50.
- Comme nous l’avons mentionné précédemment, il est souhaitable qu’il y ait une boîte de charité fixée sur le mur de la cuisine, dans laquelle nous mettons une pièce de monnaie chaque jour de la semaine.
La chambre des enfants
La chambre des enfants étant l’endroit où ils se trouvent souvent de jour comme de nuit, elle doit aussi être équipée de choses « juives » comme une boîte de Tsédaka et des livres sacrés. Cela leur rappellera constamment l’existence de D.ieu et Ses commandements et aura certainement un effet positif sur eux.
- Il est recommandé que chaque enfant ait : une boîte de Tsédaka, un Siddour (il en existe illustré et adapté aux enfants) et son livre de ‘Houmach sur lequel sera écrit son prénom. Ainsi, il donnera de lui-même à la charité dans sa propre boîte, étudiera et priera dans ses livres personnels. En agissant de cette manière, cela sera bien plus significatif pour lui.
- La Mézouza fixée à l’entrée de la chambre des enfants doit être placée à une hauteur légèrement inférieure (bien entendu conformément aux règles de la Halakha) pour permettre aux enfants de l’atteindre et de l’embrasser à chaque fois qu’ils entrent dans la chambre et surtout avant d’aller au lit.
Les images et les photos
Les gens investissent beaucoup dans la conception de leur intérieur et choisissent différents éléments pour créer une atmosphère unique pour leur maison. Une partie importante de la conception consiste à décorer les murs de la maison avec de beaux tableaux ou peintures et il convient de prêter attention et de s’assurer qu’au moins certaines d’entre elles soient liées au monde du judaïsme (« la bénédiction de la maison », une peinture de Jérusalem, la photo d’un Tsaddik, etc.).
Si vous repensez un instant à la maison où vous avez grandi enfant, vous vous souviendrez très probablement de ce qui se trouvait sur les murs. La vue quotidienne, pendant des décennies, a un grand effet sur l’esprit et il vaut la peine de bien réfléchir aux images et aux peintures que nous mettons dans notre « musée » personnel.
En souvenir de la destruction du Temple
Il y a des coutumes « tristes » que nous avons gardées depuis la destruction du Temple, en tant que « souvenir de la destruction ». Nous les rencontrons principalement dans les moments de grand bonheur, afin de nous rappeler que notre joie ne peut être complète tant que le Temple est détruit. L’exemple que nous connaissons probablement tous est le verre que l’on brise sous le dais nuptial.
Il en est de même lorsque l’on construit une maison et que l’on se réjouit de nos enfants. Il est d’usage de laisser un endroit dans la maison sur lequel on ne fait aucune rénovation, un « souvenir de la destruction » de 50×50 cm devant l’entrée. Cet endroit (qui n’est pas entièrement terminé) nous rappellera que la rédemption complète n’est pas encore arrivée. Il nous manque encore quelque chose.
Une barrière
La Torah ne se réfère pas à la construction extérieure de notre maison (architecture, design intérieur, etc.), mais elle a une déclaration claire au sujet de la sécurité. Dans le livre du Deutéronome, il est dit : « Car tu bâtiras une nouvelle maison, et tu feras une barrière pour votre toit ».
La maison dans laquelle nous vivons doit être sûre et nous devons nous assurer qu’elle ne présente aucun danger potentiel. Si nous avons accès au toit, nous sommes obligés d’installer une barrière d’une hauteur d’au moins 80 cm (dix Tefa’him) et nous accomplissons ainsi une Mitsvah de la Torah.
- Si vous avez une piscine privée à la maison, assurez-vous d’avoir une bonne clôture, épaisse et suffisamment haute autour de la piscine, afin d’empêcher les jeunes enfants de tomber ou la chute inattendue de toute autre personne.
La Torah parle d’un garde-corps physique, mais la même idée existe dans d’autres domaines qui peuvent aussi être dangereux et dans lesquels nous devons également faire une « barrière », faire tout ce qui est en notre pouvoir, pour que les gens ne soient pas blessés. Par exemple : placer les couteaux de cuisine dans un endroit relativement haut, pour empêcher les jeunes enfants d’y accéder librement.
- Vous possédez une arme à feu avec un permis ? Vous devez aussi faire une « barrière » : placez-le dans un endroit réservé, avec les cartouches à part.
Comme dans la dimension physique, il en va de même dans la dimension spirituelle : lorsqu’il y a un danger spirituel potentiel dans la maison, comme : Internet sans contrôle parental, qui contient de nombreux dangers, il faut faire une « barrière », installer une protection qui empêchera les contenus indésirables d’atteindre votre réseau.
