Parent and « Child » Melachot
The 39 categories are forbidden labor as known as the avot (literally, « fathers » or « parents »—av in the singular), but each « parent » class of prohibited activities encompasses an array of other actions that are similar to the « parent » in terms of the way they are performed, their purpose, or other factors. These other activities, which can be considered derivatives of the Avot, are known as Toladot (literally, « offspring »— toladah in the singular). The prohibition of performing an act classified as a Toladah is just as stringent as the prohibition of engaging in an activity that is considered an Av.
Let us clarify this concept with an example. One of the 39 primary forms of forbidden work is the Melachah known as Boneh, (building). By definition, « building » means erecting a structure, and that is the nature of the « Av, » the primary Melachah. But there are a number of other activities that are either directly or indirectly related to building, and these activities are also prohibited on Chabbat. The prohibition of engaging in these activities is a Toladah, or derivative, of the « parent » Melachah of « building. » Thus, various forms of assembling an object are prohibited on Chabbat as derivatives of « building, » such as erecting a permanent canopy, forming a braid in a person’s hair, and even producing cheese. (The process of cheese production causes the smaller components of the cheese to unite into a single unit.)
The details of all the Avot and Toladot of the activities forbidden on Chabbat are manifold and complex. This booklet can provide only a small taste of the essence of the 39 Melachot. For more details and an extensive discussion of the topic, the reader is encouraged to peruse the various works of halachah (Jewish law) that deal with the laws of Chabbat.
Les 39 travaux parents – « Avot mélakha »
Voici la liste des 39 catégories de travaux interdits qui furent effectués dans le Tabernacle/Mishkan. Chaque catégorie sera accompagnée de sa définition de base, d’exemples de travaux y correspondant et de ses dérivés, ainsi que des interdictions rabbiniques -instituées par nos sages- qui lui sont associées et qui sont pertinentes pour nous dans un sens pratique.
- Zoréa – Semer, planter toute espèce de graine ou de semences ainsi que toute action favorisant la croissance d’une espèce végétale.
- Élaguer les branches, enlever les mauvaises herbes, arroser les plantes.
- ‘Horesh – Labourer, Préparer et améliorer le sol pour permettre de semer ou de planter.
- Enlever les objets qui nuisent à la croissance des plantes, creuser un trou, enlever les pierres d’un champ.
- Kotser – Moissonner, Déraciner une plante de son lieu de croissance.
- Récolter une espèce végétale, cueillir un fruit sur un arbre.
- Méamer – Mettre en gerbes et amasser à l’endroit où l’espèce a poussé.
- Rassemblement des épis de blé éparpillés en un tas, faire un tas de branches et de paille pour allumer un feu.
- Dash – Battre la récolte, décortiquer et enlever la partie immangeable de l’espèce.
- Enlever l’enveloppe extérieure des légumineuses séchées, presser les olives et les raisins, traire un animal.
- Zoré – Vanner au vent, jeter les grains en l’air de sorte que le vent déplace la balle, plus légère, à l’écart des grains, plus lourds.
- Borère – Trier, séparer l’aliment de sa partie indésirable – psolète.
- Séparer deux types d’aliments différents, trier des couverts ou d’autres objets.
- To’hen – Moudre, concasser ou émietter des espèces végétales en très petits morceaux.
- Pulvériser le blé en farine, couper les légumes en très petits morceaux pour une salade (sauf si on les mange immédiatement, dans ce cas c’est permis).
- Mérakède – Tamiser, séparer la matière comestible de ses déchets en la tamisant dans un ustensile.
- Passer la farine dans un tamis, filtrer la lie du vin.
- Lash – Pétrir, coller et malaxer deux ingrédients pour en faire une pâte.
- Mélanger de la farine avec de l’eau pour en faire une pâte, préparer une daïssa -pâte épaisse- de céréales pour les enfants.
- Ofé (Mévachel) – Cuire au four ou sur le feu, créer le changement d’une substance en utilisant la chaleur.
- Frire, faire griller, faire fondre de la cire, verser de l’eau froide sur de l’eau bouillante.
- Gozèze – Tondre, enlever une chose de l’endroit où elle pousse naturellement, sur le corps d’un homme ou d’un animal, vivant ou mort.
- Tondre le bétail, se couper les ongles, arracher des cheveux en se peignant ou en se brossant, arracher une peau du corps.
- Mélabène (Mékhabesse) – Blanchir, laver, nettoyage et blanchiment de la laine après sa tonte, afin de la rendre apte à être transformée en vêtement.
- Nettoyer un vêtement en le blanchissant ou en le rinçant, frotter un vêtement tâché alors qu’il est mouillé, essorer un vêtement pour en extraire l’eau.
- Ménapètse – Peigner la laine, séparer et préparer la matière première utilisée pour en faire des fils.
- Séparer les fibres, frapper la laine avec un bâton afin que les fils se séparent les uns des autres.
- Tsovéa – Teindre, provoquer un changement de couleur d’un objet ou renforcer une couleur existante.
- Peindre les murs d’une maison, dessiner sur un morceau de papier ou de tissu, mettre du rouge à lèvres, du vernis à ongles, du cirage sur les chaussures.
- Tové – Filer, fabriquer des fils à partir des fibres de la matière première en les tirant, en les tendant, en les tressant etc.
- Mésekh– Ourdir, préparation au tissage qui consiste à tramer les fils en long (voir le dessin). On attache et on tend les fils en longueur afin de pouvoir tisser par la suite avec les fils placés en largeur.
- Ossé baté Nirine – faire des boucles de tissage, placer les fils en longueur dans la machine à tisser.
- Préparation de filets ou de nattes en osier, fabriquer des bracelets en fils.
- Oreg – Tissage des fils, faire passer les fils de trame (en largeur) à travers les fils de chaine (en longueur).
- Fabrication de tissu en tissant des fils verticaux à travers des fils horizontaux, tricotage d’une kippa, broderie.
- Potséa – Démêlage, le contraire de « tissage », démêler un objet tissé ou tressé.
- Retirer un fil d’un vêtement afin de le réparer, défaire les tresses permanentes d’une perruque.
- Kochère – Nouer, faire un nœud assez solide (destiné à durer) pour durer un temps indéfini.
- Faire un double nœud dans des lacets de chaussures, faire des nœuds dans un filet de pêcheur.
- Matir – Dénouer, le contraire de « nouer », défaire un nœud qui était destiné à durer de manière permanente.
- Tofère – Coudre, fixer deux pièces de tissu ou d’autres matériaux l’un avec l’autre (avec des fils, de la colle, etc).
- Coudre un vêtement, coller des papiers ou des peaux ensemble.
- Koréa – Déchirer, le contraire de « coudre », détacher des matériaux en les déchirant (sans les détruire).
- Séparer des éléments collés ensemble, déchirer du papier ou du tissu.
- Tsad – Piéger, capturer des animaux qui sont communément piégés (sans les tuer) afin de les utiliser.
- Limiter la mobilité des animaux au point de pouvoir les capturer facilement, faire couler le sang d’un être humain.
- Cho’hète– Abattage, tuer un animal afin de l’utiliser.
- Toute action qui écourte la vie d’un animal, comme l’étrangler, le frapper et le blesser, sortir un poisson de l’eau.
- Mafshit – Dépecer, retirer la peau d’un animal après sa mort.
- Méabède – Tanner, traitement des peaux ou d’autres matières premières afin de les préparer pour être utilisables.
- Appliquer de l’huile sur une chaussure, polir une chaussure avec une brosse, faire mariner des aliments dans le sel.
- Méma’hek – Lisser, lissage des peaux ou d’autres matériaux afin de les préparer pour être utilisables.
- Mésartète – Tracer des lignes, inscrire des signes sur un morceau de parchemin ou de papier à des fins d’écriture ou pour préparer une découpe, même si on ne le fait qu’avec ses ongles.
- Mé’hatèkh – Couper, couper des matériaux en fonction de la taille et de la mesure nécessaires.
- Couper un tissu ou une ficelle à une taille spécifique.
- Kotèv – Ecrire, écrire des lettres ou dessiner des formes que les gens considèrent comme des symboles reconnaissables.
- Mo’hèk – Effacer, le contraire d’« écrire », effacer des lettres ou des images dans le but d’écrire ou dessiner quelque chose de nouveau.
- Ouvrir un emballage alimentaire en déchirant les lettres inscrites sur celui-ci. Manger des biscuits sur lesquels sont inscrits des lettres. Lire des contrats ordinaires comprenant des éléments commerciaux ( de peur qu’on en arrive à les effacer).
- Boné – Construire, toute action qui sert à construire une structure ou une partie de celle-ci.
- Placer des pierres les unes sur les autres, aplanir le sol ou creuser un trou, construire une tente permanente, fabriquer du fromage. Relier deux planches de bois avec un clou ou une visse.
- Sotère – Démolir, contraire de « construire », démanteler ou détruire une structure qui a été construite.
- Mav’ir – Allumer un feu, l’agrandir ou prolonger sa durée de vie.
- Ajouter de l’huile à une veilleuse allumée, allumer une lumière électrique, démarrer une voiture.
- Mékhabé – Éteindre, contraire d’ « allumer un feu », éteindre un feu, limiter l’étendue de sa combustion ou réduire sa durée de vie.
- diminuer la flamme de la cuisinière, déplacer une bougie allumée.
- Maké bapatish – Le dernier coup de marteau, représente toute action qui achève un processus ou un travail.
- Aiguiser un couteau, plier un vêtement d’une manière spécifique.
- Motsi méréchout lé réchout – Transférer un objet d’un domaine à un autre, déplacer un objet d’un « domaine privé » à un « domaine public » ou vice versa. Ce travail est aussi appelé par le nom de « tiltoul » qui signifie un déplacement (voir le paragraphe suivant pour plus de détails).
- Déplacer un objet sur une distance de quatre coudées (environ 2 mètres) dans un « domaine public ».
METTRE LE DESSIN, avec les légendes : « fils en largeur/érev » et « fils en longueur/chti »
Plumer un poulet, appliquer une pommade sur un bandage, se laver les mains ou laver la vaisselle avec du savon solide. Enlever un poil de laine ou un poil du corps.
faire des dessins, « écrire » sur une vitre embuée, « écrire » dans la poussière ou le sable, taper sur le clavier un ordinateur.
Le « transfert d’un domaine à l’autre »
Pour mieux comprendre le champ d’application de ce travail interdit à Chabbat, définissons les trois « domaines » de base définis par la loi juive.
« Réshout haya’hid » (un domaine privé) : est un terme pour toute zone entourée de murs ou de cloisons et occupant une superficie minimale de quatre paumes de largeur par quatre paumes de largeur, soit environ 1,024 mètre carré. Pour être considéré comme un domaine privé, la zone doit être démarquée d’un domaine public adjacent par une séparation (un mur, une cloison, des planches de bois) d’une hauteur d’au moins dix paumes de largeur (environ 80 centimètres) qui ne doit pas commencer à plus de 24 centimètres du sol.
- Des exemples de domaines privés incluent une maison résidentielle, une cour, une voiture, un grand chariot, etc. Même un stade peut être considéré comme un domaine privé, à condition qu’il soit entouré de murs sur les quatre côtés.
- Un domaine privé n’a pas besoin d’être soumis à une propriété privée. Même une grande zone détenue conjointement par de nombreuses personnes peut être transformée en un grand domaine privé. (Voir plus loin concernant les lois du Érouv).
« Réshout harabim » (un domaine public) : est un terme pour toute zone ouverte qui n’est ni couverte par un toit ni entourée de cloisons et qui sert de passage pour de nombreuses personnes. Un domaine public doit avoir une largeur minimale de 16 coudées (environ huit mètres), et les deux extrémités du passage doivent donner chacune sur un chemin vers une autre ville.
- Certaines autorités soutiennent que seul un passage emprunté par un minimum de 600 000 personnes par jour a le statut de domaine public.
- Des exemples incluent une grande avenue principale, une route interurbaine, etc
« Karmélit » (un domaine neutre) : c’est un domaine qui ne répond pas aux critères d’un domaine public ou privé. Un Karmélit n’est pas entouré de murs ni couvert par un toit, ce qui le rend similaire à un domaine public, mais il n’est pas destiné à la circulation d’un grand nombre de personnes, ce qui le rend similaire à un domaine privé.
- Des exemples de Karmélit incluent les champs, les mers, les rivières, les déserts, etc.
La définition de cet interdit est le transfert d’un objet d’un domaine public à un domaine privé ou vice versa durant tout le Chabbat.
Il est également interdit de transporter un objet sur une distance supérieure à quatre coudées (environ 1,92 mètre) dans un domaine public. Il est bien sûr permis de se déplacer entre les domaines ou de traverser une zone publique avec ses vêtements et il est également permis pour une femme de porter des bijoux. Ces objets sont considérés comme faisant partie de la personne elle-même.
Une promenade à l’extérieur de la ville
Après avoir parlé du déplacement des objets, il convient de parler de l’interdiction -instituée par nos sages- de se déplacer à plus de 2000 coudées (environ un kilomètre) après la fin de la ville ou de toute zone habitée, même si l’on ne porte rien sur soi. Une application courante de ce principe est lorsqu’une femme qui vient d’accoucher est encore à l’hôpital et que son mari souhaite s’y rendre à pieds pour la visiter à Chabbat alors que l’hôpital est à l’extérieur de la ville où il réside, il devra auparavant s’assurer qu’il se trouve à une distance qu’il est autorisé à parcourir pendant le Chabbat.
- Si une personne sait à l’avance qu’elle devra parcourir une distance importante pendant le Chabbat, il lui est possible de faire un Érouv Té’houmin. C’est un dispositif particulier qui lui permettra de voyager jusqu’à une distance d’environ deux kilomètres au-delà des limites de la ville (au lieu d’un seul). Ce processus et les règles qui le régissent sont particulièrement complexes et par conséquent, un Érouv Té’houmin ne doit être effectué que sous la supervision d’un rabbin compétent dans ces lois.
Le « Érouv »
Un Érouv est un mécanisme unique qui permet de porter des objets dans le domaine public ou de transporter des objets entre des domaines pendant le Chabbat. Comme nous l’avons mentionné précédemment, un Érouv peut être utilisé pour transformer une grande zone partagée par de nombreuses personnes en un seul « domaine privé ».
En général, un Érouv consiste en un ensemble de poteaux entourant une ville ou un quartier, avec un fil fin tendu reliant le sommet de chaque poteau au sommet du suivant. C’est comme si la zone délimitée est entourée de portes qui se suivent (les deux poteaux reliés par un fil à leur sommet constituent une porte) Les poteaux entourent la zone souhaitée et la rendent une unité unique, un domaine public où il est permis de transporter des objets.
L’ Érouv est un dispositif extrêmement précieux, car il nous offre la possibilité de gérer notre journée plus facilement. Il permet de porter un livre de prières, de prendre une poussette pour bébé etc.
« Érouv ‘Hatsérot »
L’Érouv ‘hatsérot est un procédé qui doit aussi être effectué pour que l’Érouv soit complet et permettre le transfert d’objets à l’intérieur de la zone entourée : le rabbin de l’endroit prend un paquet de nourriture et le place dans une boite spéciale à la synagogue. (En général, on utilise de la matsa/pain azyme à cette fin, car elle reste comestible pendant de longues périodes). Cette nourriture dans la boite est destinée à la consommation de tous les résidents locaux et crée une sorte de partenariat symbolique entre toutes les personnes qui vivent dans les maisons et les rues entourées par l’Érouv.
En Israël, il existe un département spécial au ministère des Services religieux qui s’occupe de l’établissement et de l’entretien des Érouvim (pluriel d’ Érouv) dans tout le pays. Ce département travaille en collaboration avec les rabbinats locaux et les différents conseils religieux existant dans le pays. Aujourd’hui, il est rare de trouver des villes ou des communautés en Israël qui ne possèdent pas un Érouv valide, et par conséquent il est rare de se trouver dans une situation où l’on ne peut pas porter de choses pendant le Chabbat.
En dehors d’Israël, en revanche, la situation est tout à fait différente et porter des choses pendant le Chabbat peut être très problématique. Il est important de vérifier indépendamment l’existence d’un Érouv valide à chaque emplacement.
Mouktsé
En plus des 39 formes de travail interdit bibliquement, les sages ont institué une restriction supplémentaire dont le but est de créer une distinction entre le Chabbat et les jours de la semaine. Cette interdiction rabbinique interdit de déplacer des objets associés aux activités quotidiennes (et de les manipuler). Les Sages ont estimé que le maniement de ces objets risque de conduire à la profanation du Chabbat et par conséquent il ne vaut mieux pas les toucher du tout.
Ces objets, qui ne peuvent être déplacés ou manipulés pendant le Chabbat, sont appelés « Mouktsé », ce mot hébreu signifie littéralement « mis de côté » et ces objets sont appelés Mouktsé car ils sont « mis de côté » pour leur utilisation en semaine et ne peuvent pas être manipulés pendant le Chabbat.
Il existe environ une dizaine de catégories de Mouktsé, nous en énumérerons les plus courantes et les plus pratiques:
- Kéli Shémelakhto Léïssour – Un ustensile utilisé pour un travail interdit: Cette catégorie englobe tous les ustensiles utilisés pour des activités interdites le Chabbat. Les exemples incluent les instruments d’écriture, les allumettes, les marteaux, les clous, etc.
- Kéli Shémelakhto Léhétèr – Un ustensile utilisé pour un travail permis : Même un objet utilisé pour des activités permises le Chabbat est considéré comme Mouktsé à un moment où il n’est pas utilisé. Ainsi, par exemple, la vaisselle est considérée comme Mouktsé lorsqu’elle n’est pas utilisée lors d’un repas.
- Mouktsé mé’hamat ‘hesron kiss – Objets précieux que les gens prennent soin de ne pas utiliser à d’autres fins que celles pour lesquelles ils ont été conçus. Par exemple, une machine à écrire, un appareil photo, des titres, des billets de banque, des objets destinés à être vendus (si les propriétaires ne les autorisent pas à être utilisés de peur qu’ils ne soient endommagés), etc.
- Mouktsé mé’hamat goufo – les objets neutres, ce sont des objets qui n’ont pas d’utilisation propre au Chabbat. Les exemples incluent les pierres, le sable, les pelures de fruits, les pièces de monnaie et les aliments crus qui ne sont pas adaptés à la consommation avant d’être cuits (tels que la viande et le poisson crus).
- Il existe une catégorie supplémentaire appelée Bassiss lé davar asour / une base à un objet interdit, c’est un objet qui n’est pas intrinsèquement Mouktsé mais qui prend ce statut car il sert de support ou de base à des objets Mouktsé. Par exemple, une petite table n’est pas Mouktsé mais si des lumières allumées -qui ont le statut de Mouktsé- sont placées sur elle, la table devient Mouktsé.
Dans chaque catégorie de Mouktsé, il existe des situations où il est permis de toucher ou de déplacer des objets Mouktsé. Il convient d’apprendre les principes généraux du Mouktsé afin de les connaitre et comprendre leur classification et les lois de chaque catégorie.
Préparer la semaine pendant le Chabbat
Les sages ont institué une interdiction de préparer quelque chose durant le Chabbat pour la semaine qui suit (même si c’est pour le samedi soir, immédiatement après sa fin), car il y a en cela une forme de manque de respect envers ce jour sacré. Il est donc interdit de nettoyer et de préparer sa maison le Chabbat pour un événement qui aura lieu après Chabbat.
- Cependant, il est permis de nettoyer et organiser sa maison pour préserver l’honneur de Chabbat lui-même, par exemple pour éliminer une odeur désagréable ou pour ranger sa maison en l’honneur de Chabbat.
Dire à un non-juif de faire un travail…
Voici un autre décret de nos sages : il est interdit à un Juif de demander à un non-Juif d’effectuer pour lui un travail interdit à Chabbat (ni même de le lui demander avant Chabbat pour qu’il l’effectue le Chabbat). Les sages ont interdit cela car le non-Juif serait considéré comme l’ « émissaire » du Juif. En conséquence, demander à un non-Juif de réaliser une activité interdite le Chabbat reviendrait, d’une certaine manière, à ce que le Juif lui-même fasse cette transgression.
Non seulement est-il interdit de demander explicitement une telle chose à un non-Juif mais il est interdit aussi de lui faire des allusions pour qu’il le fasse.
Il est également interdit de tirer profit d’une activité interdite le Chabbat lorsqu’un non-Juif la réalise au nom d’un Juif, même si le non-Juif agit de son propre chef, sans que cela lui ait été demandé par le Juif. Par exemple, si un non-Juif remarque que les lumières dans la maison d’un Juif sont éteintes et qu’il les allume pour le bénéfice des résidents juifs de la maison, il est interdit pour eux de tirer profit de ces lumières.
- Cependant, si un non-Juif effectue une activité de profanation du Chabbat pour son propre bénéfice, il est permis pour un Juif d’en profiter. Ainsi, par exemple, si un non-Juif allume une lumière dans une pièce sombre pour pouvoir lire un livre, le Juif aura également le droit de bénéficier de cette lumière.
Dans de nombreux quartiers, on peut trouver un non-juif connu sous le nom de « Goy du Chabbat / le non-juif du Chabbat », qui est versé dans ces lois et disponible pour aider les Juifs dans leurs besoins du Chabbat chaque fois que la loi le permet. Néanmoins, dans toute situation où l’on doit solliciter l’assistance d’un non-juif le Chabbat, il est préférable de consulter un rabbin afin de déterminer exactement comment le faire.
