La Bénédiction sur les senteurs agréables
Avant d’inhaler l’arôme de toute chose qui dégage un parfum agréable, il faut réciter une bénédiction spéciale. Il existe plusieurs bénédictions concernant les bonnes odeurs.
La bénédiction sur les herbes odorantes, telles que les feuilles de menthe, est la suivante : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Boré Issbé Bessamime – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui crée les herbes odorantes ».
Pour les feuilles parfumées qui poussent sur des plantes à la tige dure (comme le saule ou le romarin), la bénédiction est la suivante : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Boré Atssé Bessamime – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui crée les plantes odorantes ».
Sur les autres odeurs agréables provenant du monde végétal ou animal (ou sur les parfums dont la source de l’odeur est inconnue) on dira : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Boré Miné Bessamime – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui crée les espèces odorantes ».
Avant de réciter la bénédiction, il faut prendre la chose dans sa main puis réciter la bénédiction et seulement ensuite commencer à la sentir.
- Si vous ‘rencontrez’ une plante inconnue et que vous n’êtes pas certain qu’elle dégage une odeur agréable, il vous est permis de la sentir afin de déterminer si elle sent bon. Si c’est le cas, vous devez alors réciter la bénédiction et la sentir à nouveau.
- On ne récite pas de bénédiction sur une chose parfumée dont le but n’est pas de produire un arôme. Ainsi, par exemple, lorsqu’un arôme agréable est produit par des aliments qui cuisent, aucune bénédiction ne doit être récitée sur leur bonne odeur.
La Bénédiction sur les arbres
Il s’agit d’une bénédiction récitée une fois par an, au cours du mois hébraïque de Nissan, lorsque l’on voit des arbres qui bourgeonnent et commencent à produire des fleurs. On bénit le Créateur du monde pour la beauté de Sa création.
- Il est préférable de réciter la bénédiction en voyant deux arbres, mais elle peut être récitée même en présence d’un seul arbre.
- La bénédiction ne doit être récitée qu’à la vue d’un arbre fruitier.
Le texte de la bénédiction est : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Shélo ‘Hissère Béolamo Kéloume Oubara Bo Bériote Tovote Véïlanote Tovote Léhanote Bahème Béné Adam – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui n’a fait manquer de rien à Son monde et y a créé de bonnes créations et de bons arbres afin que les êtres humains puissent en profiter ».
Les Bénédictions sur les éclairs et le tonnerre
Lorsque le temps est pluvieux et orageux, nous avons l’occasion de réciter deux bénédictions inhabituelles qui décrivent la puissance et la force de D-ieu et nous rappellent qui est le vrai Maître de ce monde.
- En voyant des éclairs, on doit réciter la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Ossé Maassé Béréshite – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui a accompli l’œuvre de la création ».
- En entendant le tonnerre, on récitera la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Shéco’ho Ougvourato Malé Olam – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, car Sa force et Sa puissance emplissent le monde ».
- Ces bénédictions ne doivent être récitées qu’une fois par jour, et non pas à chaque fois que l’on entend le tonnerre ou que l’on voit des éclairs. Si l’orage prend fin, que les nuages se dispersent et que le soleil brille, puis qu’un nouvel orage se produise, on peut réciter ces bénédictions une seconde fois le même jour, si l’on voit des éclairs ou si l’on entend le tonnerre à nouveau.
- Lorsqu’il pleut, on sait que les éclairs et le tonnerre sont liés et l’on doit réciter la bénédiction appropriée à chacun d’eux (juste après les avoir vu et entendu). Tout d’abord on voit un éclair et l’on récite sa bénédiction, ensuite on entend le tonnerre et l’on fait de même. S’ils se produisent en même temps, on ne récitera qu’une bénédiction, celle de « Ossé Maassé Béréshite ».
La bénédiction sur l’arc-en-ciel
Après le déluge qui a détruit le monde à l’époque de Noé, D-ieu a juré de ne plus jamais faire venir une telle inondation sur le monde. Au lieu d’un déluge dévastateur, Il promit qu’Il indiquerait à l’humanité un signe de l’expression de Sa colère envers les hommes en leur montrant un arc-en-ciel parmi les nuages.
Une personne qui voit un arc-en-ciel doit réciter la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam, Zokhère Habérite Vénéémane Bivrito Vékayam Bémaamaro – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui se souvient de l’alliance et est fidèle à Son alliance et accomplit Sa parole ».
- On peut réciter cette bénédiction plus d’une fois, chaque fois que l’on voit l’arc-en-ciel, même deux ou trois fois par jour. Néanmoins ce sera seulement dans le cas où il s’agit d’un nouvel arc-en-ciel à chaque fois.
- On doit s’abstenir de regarder un arc-en-ciel pendant une période prolongée.
La bénédiction sur le soleil
La bénédiction sur le soleil est une bénédiction très spéciale qui n’est récitée qu’une fois tous les 28 ans, lorsque le soleil revient à la même position qu’au moment de la création du monde, le même jour de la semaine et à la même heure.
Un rapide calcul montre que même si nous vivons 120 ans, nous aurons au maximum cinq occasions de réciter cette rare bénédiction.
Avant et après la bénédiction, il est d’usage de réciter un certain nombre de chapitres de Psaumes qui décrivent la grandeur de D-ieu et l’immense bonté dont Il a fait preuve à notre égard en nous donnant le soleil, qui nous apporte lumière et chaleur.
Le texte de la bénédiction est le suivant : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Ossé Maassé Béréshite – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, qui a accompli l’œuvre de la création ». Et tout de suite après nous récitons la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et fait arriver à ce moment-là ».
- Afin de dissiper toute idée fausse selon laquelle nous prions le soleil, Dieu en préserve, il est d’usage de toucher les Tsitsite à la fin de la bénédiction (afin de montrer que nous servons D-ieu seul).
