Le Hekhsher : tampon qui garantit que le produit respecte les normes
La plupart des aliments vendus en Israël sont marqués d’un tampon d’une Cacheroute ou d’une autre. « Sous la supervision du Rabbin… », « Sous la supervision du Beth Din… », « Sous la supervision du Rabbinat… », selon la ville ou l’endroit, ou encore « Strictement Cacher selon la Cacheroute Rabbinique… ». Qu’est-ce que le Hekhcher ? Comment et pourquoi est-il donné, et dans quelles conditions ?
Le Hekhcher : tampon qui garantit que le produit respecte les normes de la Cacheroute.
Le Hekhcher est comme une norme de fabrication. La signification du Hekhsher est qu’une instance autorisée supervise la Cacheroute du produit. En Israël, le rabbinat est autorisé par la loi à approuver la Cacheroute.
Cependant, les exigences du Rabbinat et son niveau de supervision sont assez basiques. Pour diverses raisons et diverses contraintes, le Rabbinat a souvent du mal à fixer des exigences Cachères élevées et à maintenir un niveau de supervision adéquat. Son principal effort est d’assurer le respect minimal des lois de la Cacheroute. L’avantage d’un organisme de Cacheroute privé est qu’avec sa puissance commerciale, il peut exiger que la Cacheroute réponde à des standards plus élevés, que les produits respectent strictement tous les détails de la Cacheroute et qu’aucun compromis ne soit fait. Par conséquent, ce Hekhcher exprime un contrôle de qualité plus étroit et plus strict, et a donc le potentiel de témoigner d’un niveau plus élevé de Cacheroute.
BaDaTs = Beit Din Tzedek, c’est le nom donné à un tribunal important.
Il convient de noter qu’il existe également des départements de Cacheroute dans les Rabbinats locaux, qui, malgré toutes les contraintes, parviennent à atteindre un haut niveau de rigueur en matière de Cacheroute. Souvent ils conservent, en plus de leur Hekhcher de Cacheroute le plus basique, un Hekhcher « Lamehadrine », strict. Ce type de Hekhcher a une grande réputation et est considéré par le public comme un excellent tampon de Cacheroute.
Question: Pourquoi y en a-t-il qui ne mangent pas le tampon d’un certain Badats mais mangent celui d’un autre ?
Réponse : Le mot clé en matière de Cacheroute est : confiance ! Un Juif à qui la Cacheroute tient à cœur, veut s’assurer de la qualité de la surveillance des produits qu’il rapporte chez lui et des restaurants où il mange. C’est pour cela que la réputation du prestataire du Hekhcher et le degré de confiance que lui accorde le public revêtent une grande importance. À cet égard, la cacheroute est comme tout institut ou laboratoire de normalisation. Il existe des instituts plus professionnels, plus stricts, plus fiables, et certains ont un niveau inférieur.
La pierre angulaire et l’infrastructure pour l’établissement et le fonctionnement d’un système de Cacheroute efficace sont la fiabilité et la pleine coopération entre tous les partenaires du système. Un tel système est composé de différents facteurs. D’abord et avant tout, les Rabbins, les enseignants, les superviseurs et des encadrants qui s’appuient sur les services d’ingénieurs agro-alimentaires, de chimistes, d’agronomes, de personnels de laboratoire et, bien sûr, de la composante principale : les patrons d’usine, les directeurs d’hôtels et de halles, les ouvriers de production, les commerçants, les agents, les chauffeurs et les porteurs qui font tous partie d’une entité qui est censée être : un système de Cacheroute selon la loi.
Il va sans dire que sans crédibilité personnelle et avec un manque de coopération permanente et continue, le système est incapable de fonctionner. Un membre seul est incapable de remplir le rôle de son collègue. Cette fiabilité et cette coopération sont requises et sont mises à rude épreuve, notamment lorsque des problèmes surgissent ou que des tentatives sont faites par des parties intéressées qui tendent à contourner, contrecarrer, voire frauder malicieusement et sciemment le système, parfois de manière sophistiquée, avec des falsifications ou la disparition de données, phénomènes auxquels on ne peut résister sans une coopération complète entre tous ceux qui sont engagés dans ce travail sacré.
Une autre raison, tout aussi importante, est les différences halakhiques qui existent entre les opinions. Il existe des organismes de Cacheroute qui adhèrent également aux opinions halakhiques plus strictes et certains ne chercheront pas à devenir plus stricts s’ils n’y sont pas obligés.
Les différences ethniques jouent également un rôle dans le système de Cacheroute. Cette différence entraîne aussi des conséquences halakhiques car chaque mouvance essaie de suivre ses coutumes.
Acheter des produits Cachers
L’une des expériences les plus connues dans nos quartiers est le « shopping ». Une marche lente à travers les rayons du supermarché du quartier, à côté du caddie, en le remplissant de tout ce qui nous passe sous la main.
Tout ce qui nous passe sous la main ? Presque. Tout comme nous vérifions habituellement le coût du produit sur l’etiquette, en tant que Juifs, nous devons vérifier sa Cacheroute. Et ne vous inquiétez pas, cela ne gâche pas le shopping.
La Cacheroute de chaque produit doit être vérifiée avant qu’il n’entre dans le caddie. Sur chaque produit, il y a un symbole de l’un ou l’autre Hekhcher. Même sur les produits importés de l’étranger, l’organisme de Cacheroute qui supervise le Hekhcher du produit est précisé. En Israël, D.ieu merci, la grande majorité des produits dans les grands magasins sont Cachers d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, cela ne vaut presque plus la peine de produire ou importer un produit qui n’est pas Cacher.
- En Israël, il existe des lois concernant la Cacheroute, et l’organisme suprême en charge de ce sujet conformément à la loi est le « Grant Rabbinat d’Israël ».
Parmi les lois, il y en a qui concernent la fraude de Cacheroute, des cas dans lesquels un produit qui ne l’est pas est inscrit comme Cacher (ou qu’il est Cacher selon un Badats mais pas selon un autre). Une équipe de superviseurs travail tout au long de l’année pour attraper ces fraudeurs.
Mais même ainsi, il n’est pas toujours possible de faire confiance à chaque fois que le mot Cacher est écrit.
Quand ne pas faire confiance ? Deux exemples :
- Un produit (ou un magasin) sur lequel est écrit Cacher sans précision ni inscription du fournisseur du tampon de Cacheroute, éveille les soupçons sur la véracité du Hekhcher.
- Dans les produits importés de l’étranger, en plus de l’organisme accordant le Hekhcher, les mots « avec l’approbation du Grand Rabbinat d’Israël » doivent également être écrits. Le Grand Rabbinat d’Israël supervise tous les produits alimentaires Cachers importés en Israël et vérifie la fiabilité des organismes de Cacheroute à l’étranger. Par conséquent, un produit importé qui ne porte pas l’inscription ci-dessus ne doit pas être considéré comme Cacher, même si le nom d’un Rabbin ou d’un organisme de Cacheroute y est mentionné. Qui connait celui qui se tient de l’autre côté de l’océan et « surveille » la Cacheroute du produit que nous mettons dans nos bouches ? Existe-t-il ?
Ne faites pas confiance au propriétaire du magasin ou du restaurant, vous devez voir qui a validé la Cacheroute sur le produit ou sur un certificat (l’original, pas une photocopie !) accroché au mur du lieu.
Avec le développement de l’industrie alimentaire, de nombreux produits sont constitués d’un grand nombre de matières premières. Il faut faire attention, avec ces produits plus que tous les autres, à ce que ce soit un organisme approprié qui supervise leur Cacheroute.
Il est utile d’acquérir des connaissances de base sur les types de Cacheroute et le logo de chacun des organismes auxquels nous faisons confiance, afin de savoir quoi acheter. Le symbole de surveillance apparaît généralement sur l’emballage du produit.
