Contexte
- Les Tables de la Loi ont été brisées : Le lendemain de Matan Torah, Moché monta sur le mont Sinaï pour apprendre les détails de la Torah et de ses commandements directement de D.ieu et pour recevoir les Tables de la Loi. Avant de monter sur la montagne, Moché dit aux enfants d’Israël qu’il passerait quarante jours complets là-haut, puis reviendrait pour leur enseigner les détails de la Torah et leur donner les Tables de la Loi. Ils ont mal calculé les jours, et quand les quarante jours se sont écoulés selon leur mauvais calcul, et que Moché n’était pas revenu, le Satan les a incités à douter de la fiabilité de Moché et les a convaincus qu’il avait péri. En conséquence, des groupes d’égyptien qui s’étaient greffés au peuple Juif, le « Erev Rav », ont incité le peuple à créer une idole, un veau d’or, et à lui offrir des sacrifices. Le lendemain, le dix-sept Tamouz, lorsque Moché descendit de la montagne et vit ce qui s’était passé parmi le peuple, il brisa les Tables au pied de la montagne devant tous.
- Le sacrifice perpétuel annulé : Le roi Nevoukhadnetsar de Babylone a envoyé ses troupes pour conquérir Jérusalem et le premier Temple. Ses troupes ont imposé un siège sévère sur la ville, et lorsque Jérusalem ne pouvait plus résister au siège, ses murailles ont été brisées, les soldats babyloniens sont entrés et l’ont détruite. Les ennemis ont tenté de pénétrer dans le Temple et de semer le chaos, mais les Prêtres se sont barricadés à l’intérieur et ont maintenu l’ordre du service comme d’habitude.
Le service divin a continué jusqu’au sept Av, mais à partir du dix-sept Tamouz, ils n’avaient plus les agneaux nécessaires pour le sacrifice, qui était offert deux fois par jour, et ils ont dû arrêter l’apporter.
- Apostomous brûle la Torah : À la fin de la période du deuxième Temple, l’empire romain régnait sur la terre d’Israël. Au fil du temps, les tensions entre les Juifs de la terre d’Israël et les représentants du gouvernement romain qui régnaient sur la région ont augmenté ainsi que leur puissance. Les gouverneurs romains et leurs soldats ont persécuté les habitants Juifs de la terre, les ont provoqués et ont profané les symboles sacrés et la religion Juive.
Dix-sept ans avant la grande révolte et la destruction du Temple, des affrontements ont éclaté entre les habitants de plusieurs établissements Juifs et les forces militaires du gouvernement romain. Ils ont rapidement dégénéré en émeutes généralisées, et un officier militaire de haut rang, Apostomous blasphéma contre le nom de D.ieu et Sa Torah, et dans sa colère, il déchira un Sefer Torah et jeta les rouleaux dans le feu. C’était le dix-sept Tamouz.
- Une idole placée dans le Temple : Le jour où Apostomous brûla le Sefer Torah, dans le cadre de ces émeutes, il a également placé la statue d’une idole païenne dans le Temple pour dégrader et profaner sa sainteté.
- La ville dévastée : L’empereur romain Titus Flavius envoya des légions en terre d’Israël pour réprimer la grande révolte qui avait éclaté en Judée. Le dix-sept Tamouz, les soldats romains brisèrent les murailles de Jérusalem, détruisirent et ruinèrent la ville sainte et du Temple.
Le jeûne
Dès le lever du jour, à l’aube, jusqu’à la tombée de la nuit, à la sortie des étoiles, il est interdit de manger et de boire.
Le jour de jeûne est destiné à être une journée où nous repensons aux souvenirs douloureux et difficiles, où nous faisons un examen de conscience sur nos actions négatives et où nous prions D.ieu pour mettre fin aux malheurs d’Israël.
- En ce jour, il est recommandé de donner généreusement la charité, qui a le pouvoir et la capacité spéciale d’attirer la miséricorde divine.
Les changements dans les prières
Prière de Cha’harit :
Après la Amida, on dit les « Seli’hot » spécifiques pour ce jour de jeûne du 17 Tamouz. Ces Seli’hot contiennent des demandes et des supplications à D.ieu pour qu’Il pardonne nos péchés et transgressions, et qu’Il nous délivre de nos souffrances.
Après les Seli’hot, on ajoute également la prière d’« Avinou Malkeinou », spéciale pour les jours de jeûne.
Lecture de la Torah :
On lit une lecture spéciale de la Torah pour le jeûne, qui commence par les mots « Vayé’hal Moché » dans la Paracha « Ki Tissa ». Ces versets traitent du thème du repentir, des treize attributs de miséricorde etc…
Pendant la lecture de la Torah, il y a trois moments où l’assemblée participe et récite un passage à voix haute, suivi de l’officiant qui le répète dans la mélodie spéciale des « Jours redoutables » :
- Après que l’officiant dit : « Oulekalotam Me’al Pnei Ha’adamah », toute l’assemblée dit ensemble : « Chouv Me’haron Ape’ha, Ve-hina’hem Al Hara’ah Le’amkha ».
- Après « Vaya’avor Hachem Al Panav Vayikra », l’assemblée dit : « Hachem Hachem El Ra’houm Ve’hanoun… Ve’hata’ah Venakeh ».
- Après « Ki Am Keche Oref Hou », tout le monde dit : « Vessala’hta Leavonenu Oule’hataénou Oune’haltanou ».
Prière de Min’ha :
On commence la prière de l’après-midi en récitant les « Korbanot », puis l’officiant s’approche de l’estrade et commence avec « Achrei ». L’officiant dit le demi Kaddish et on sort le rouleau de Torah pour lire à nouveau dans la Paracha « Vaye’hal Moché ».
Le troisième qui monte à la Torah dit la Haftarah issue du Livre de Yechaya : « Dirchou Hachem Behimatz’o, Keraouhou Biheyoto Karov ». Après les bénédictions suivant la Haftarah on remet la Torah dans l’Arche Sainte et on poursuit la prière comme d’habitude.
Dans la Amida, on rajoute « Aneinou » dans la bénédiction de « Chomea Tefila ».
Lorsque l’officiant répète la prière, entre la bénédiction de « Go’el Israël » et la bénédiction de « Réfaénou », il dit « Aneinou » et ajoute également « Birkat Cohanim » avant la bénédiction de « Sim Chalom ».
Ensuite, les passages de « Ta’hanoun » sont récités, suivis de « Avinou Malkeinou », et on termine par « Aleinou Lechabe’ach ».
