L’histoire du Don de la Torah
Chavouot est la fête du don de la Torah, et elle est la deuxième des Chaloch Regalim : Pessa’h, Chavouot et Souccot. C’est la seule fête qui n’a pas de date fixe, mais qui se tient à la fin des sept semaines de Sefirat Ha’Omer. Dans le calendrier hébreu actuel, qui est fixe, Chavouot tombe toujours le 6 du mois de Sivan. Cette fête diffère également des deux autres en ce sens qu’elle est célébrée pendant un seul jour et non pas sept.
En dehors d’Israël, on célèbre Chavuot pendant deux jours : le 6 et le 7 de Sivan.
L’histoire du Don de la Torah
En l’an 2448 depuis la création du monde, après la sortie des enfants d’Israël d’Égypte, Moché leur annonça qu’ils allaient recevoir la Torah et les commandements de D.ieu, et que par leur acceptation et leur mise en pratique, ils deviendraient Son peuple élu.
Une préparation de purification
Le peuple d’Israël s’est préparé pendant les sept semaines, tout en comptant les jours avec une grande anticipation, se détachant des mauvaises habitudes acquises pendant les centaines d’années de servitude dans une terre de pêchés (l’Égypte), et en effectuant un profond changement spirituel de purification et de sanctification.
Le 3 Sivan, D.ieu ordonna à Moché de préparer les enfants d’Israël, une préparation finale pour recevoir la Torah, et de les avertir de ne pas s’approcher du mont Sinaï pendant trois jours.
Matan Torah
Le jour de Matan Torah, au matin de Chavouot, à une heure matinale, D.ieu réveilla le peuple d’Israël par un son de Chofar extrêmement puissant. La manifestation de D.ieu sur le mont Sinaï fut accompagnée d’éclairs, d’une nuée, de feu et de fumée.
Moché fait sortir le peuple craintif du camp et ensemble, ils se tiennent au pied de la montagne. D.ieu appelle Moché à monter vers Lui sur la montagne et avertit à nouveau les enfants d’Israël de ne pas s’approcher ni toucher la montagne.
Les dix commandements
Les deux premiers commandements sont entendus par tout le peuple directement de la bouche de D.ieu en personne : « Je suis l’Éternel, ton D.ieu » et « Tu n’auras pas d’autres dieux devant Ma face ». En raison de la puissance impressionnante de cette révélation divine et par crainte qu’ils ne meurent en l’écoutant, les enfants d’Israël demandent à Moché d’être le « médiateur » entre eux et D.ieu et de leur transmettre les autres commandements, ce qui fut accepté.
« Asseret Hadiberot » est le terme utilisé pour désigner les dix commandements donnés aux enfants d’Israël à ce moment-là, comprenant des commandements « divins » et mystiques comme « Je suis l’Éternel, ton Dieu » et des commandements « physiques » comme « Tu ne tueras pas ».
L’objectif
L’objectif de cette occasion était de « capturer » le peuple d’Israël, de sublimer leur renommée parmi les nations du monde et de les amener à un état de « crainte des cieux » et de foi concrète envers D.ieu. En plus de la foi, D.ieu donne à Son peuple Ses « instructions de création », les dix commandements, qui deviendront la pierre angulaire et la base de toute la Torah pour les générations à venir. Cet événement symbolise en quelque sorte une alliance entre le peuple et D.ieu. Pour cette raison, les Tables de la Loi sur lesquelles sont écrites les dix commandements sont également appelées les « Lou’hot Haberit », les Tables de l’Alliance.
Les noms de la fête
La fête de Chavouot : C’est le nom courant de la fête, appelée ainsi d’après l’injonction de la Torah de compter les sept semaines qui relient la fête de Pessa’h à la fête de Chavouot. Le mot « Chavouot » peut également être compris comme « serment », en référence aux deux serments qui ont eu lieu devant le mont Sinaï : le serment de D.ieu qui a promis que le peuple d’Israël ne sera jamais remplacé par un autre peuple et le serment des Juifs qui se sont engagés à garder leur foi envers D.ieu, Sa Torah et Ses commandements.
« Zman Matan Toraténou », Le temps du don de notre Torah : C’est ainsi qu’on l’appelle parce que c’est en ce jour que Dieu nous a donné la Torah sur le mont Sinaï.
« ‘Hag Habikourim », La fête des prémices : En référence à la période des « prémices » qui commence lors de la fête de Chavouot, lorsque les agriculteurs apportaient au Temple les premiers fruits de la récolte de l’année.
« Atséret » : Le mot « Atseret » a plusieurs significations en hébreu, dont « arrêt », « achèvement » et « fermeture ». Dans un certain sens, la fête de Chavouot marque la fin et la « fermeture » de la fête de Pessa’h, en raison de la période de « Sefirat Ha’Omer » qui les relie et les connecte. De plus, pendant la fête, nous nous « arrêtons » de travailler concrètement.
« ‘Hag Hakatsir », La fête de la moisson : En Israël, la période de récolte des blés a commencé avant la fête de Chavouot. Pendant la fête, on apportait un sacrifice spécial au Temple pour marquer cet événement. Le sacrifice s’appelait « Chetei Hale’hem » et était composé de deux pains faits de blé.
Les coutumes de la fête
Décorations avec des fleurs
Étant donné que la fête de Chavouot est la fête de la moisson, il est courant de décorer la maison et la synagogue avec des fleurs et des fruits. Nos Sages nous enseignent une autre raison à cela, le mont Sinaï était un mont désolé avant le Don de la Torah, et a été couvert d’herbes, d’arbres et d’une floraison verdoyante.
Il est important de terminer l’arrangement des fleurs avant le début de la fête pour préserver la sainteté de la fête.
Écouter les Dix Commandements
Le jour de la fête de Chavouot, les Juifs ont reçu la Torah sur le mont Sinaï il y a plus de 3000 ans. Depuis lors, on lit ce jour-là dans les synagogues, la description de Matan Torah et de la réception des Dix Commandements dans la Torah. Nos Sages expliquent qu’écouter les Dix Commandements, lors de la fête de Chavouot, est considéré comme si nous les entendions de la bouche de D.ieu Lui-même, comme cela s’est produit lors de Matan Torah sur le mont Sinaï.
Il est important que chaque Juif, hommes, femmes, garçons et filles, et même les tout-petits nouveau-nés, soient présents à la synagogue lors de la lecture des Dix Commandements. Le Rabbi de Loubavitch a expliqué cette pratique en disant que tous les Juifs, sans exception, étaient présents, tant dans leur corps que dans leur esprit, lors de Matan Torah au mont Sinaï.
Les enfants ont un mérite particulier, car c’est grâce à eux que la Torah a été donnée au peuple d’Israël, lorsque nos ancêtres ont promis à D.ieu que les enfants seraient « garants » de la transmission de la Torah aux générations futures.
Dans de nombreuses synagogues, une lecture spéciale de la Torah appelée « Kriat Hatorah » est organisée l’après-midi spécialement pour les femmes et les enfants qui n’ont pas pu assister à la prière du matin.
Meguilat Rout
Dans de nombreuses communautés, on lit pendant la fête la Meguilat Rout, qui raconte l’histoire de Ruth, une convertie moabite qui a rejoint la communauté Juive.
L’histoire de Ruth est liée à la fête de Chavouot pour plusieurs raisons :
- Chavouot est à la fois l’anniversaire et le jour du décès du roi David, qui est un descendant direct de Ruth et de son mari Boaz.
- Les événements de la moisson décrits dans la Meguilat Ruth correspondent à la fête de Chavouot, qui est aussi appelée la fête de la moisson.
- Ruth était une convertie qui a accepté les lois de la Torah de tout son cœur. Pendant la fête de Chavouot, nous sommes tous considérés d’une certaine manière comme des convertis, recevant à nouveau la charge de la Torah avec joie.
Manger des produits laitiers
Chavouot est également célèbre parce qu’il est courant de manger des produits laitiers pendant cette fête.
Il y a plusieurs raisons à cette coutume « savoureuse », voici deux d’entre elles :
- Lors de Matan Torah, le peuple Juif a reçu les lois de la Cacherout. Comme la Torah a été donnée pendant le Chabbat, il n’était pas possible de sacrifier des animaux pour les manger, comme le prescrit la « nouvelle loi ». Par conséquent, le peuple s’est contenté de produits laitiers.
- Le roi Salomon a comparé la Torah au lait, et la signification de cette métaphore est que tout comme le lait nourrit le corps, la Torah fournit la nourriture spirituelle dont l’âme de l’homme a besoin.
La veille de la fête
Il est recommandé de se couper les cheveux la veille de la fête, et cela peut être fait même après le milieu de la journée.
Pendant la fête, comme pendant le Chabbat, il est interdit d’allumer un nouveau feu. Cependant, étant donné que pendant la fête elle-même, il est permis de cuisiner en allumant le feu à partir d’une flamme existante (ce qui est interdit pendant le Chabbat), il est préférable de laisser une flamme allumée, des bougies ou une veilleuse qui dure longtemps, afin de pouvoir allumer un nouveau feu à partir d’elles.
L’allumage des bougies
Les bénédictions pour l’allumage des bougies avant l’entrée de Chavouot sont :
- « Baroukh ata Adonaï Eloheinou Melekh Haolam, Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Tov ».
- « Baroukh Ata Ado-naï Elo-heinou Melekh Haolam, Chehe’héyanou Vékiyemanou Véhiguianou Lizman Hazé ».
La prière de Min’ha
On prie Min’ha comme chaque veille de fête. On commence par « Kabbalat Chabbat », « Ashrei », la prière de la « Amida » et on termine avec « Aleinou Léchabéa’h ».
La prière d’Arvit
La prière du soir de la fête doit être effectuée plus tard que l’heure habituelle de prière quotidienne, et donc on attend la sortie des étoiles afin d’introduire la fête après 49 jours complets de compte du Omer. (Si on prie plus tôt, on entre dans la fête avant d’avoir complété les 49 jours du compte.)
On commence la prière par « Chir Hama’alot » et on continue avec Les bénédictions de la lecture du Chéma etc… Dans la prière de la Amida, on récite la prière des trois fêtes en lisant les passages spécifiques pour la fête de Chavouot, et on termine par « Aleinou Lechabé’ach ».
Le repas de fête
L’obligation de manger et de se réjouir pendant la fête de Chavouot est plus grande que celle de chaque Chabbat, afin de montrer que ce jour est joyeux et accepté par tous, puisque c’est le jour où la Torah nous a été donnée.
Le Kiddouch : On prend le verre de la main droite et on le passe à la main gauche. Avec la main gauche, on place la base de la coupe au milieu de la paume de la main droite, tandis que les quatre doigts relevés tiennent le côté du verre et le pouce le soutient par l’autre côté.
Avant de commencer le Kiddouch, il faut regarder les bougies qui sont allumées sur la table, et lors de la bénédiction de « Boré Peri Hagafen », il faut regarder le vin dans le verre. Ensuite, on dit une bénédiction spéciale en l’honneur de la fête : « Acher Ba’har Banou Mikol Am Véromemmanou Mikol Lachon ». Le texte complet se trouve dans le Siddour, « Kiddouch Lechalosh Regalim ». Après le Kiddouch, on récite la bénédiction de « Chehehéyanou » pour la nouvelle fête et on boit le vin.
Après le Kiddouch, on se lavera les mains pour manger du pain :
On prend le Kéli dans la main droite et on le remplit d’eau. On le passe à la main gauche et avec elle, on verse trois fois sur la main droite, puis trois fois sur la main gauche. Ensuite, on récite la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naï Elo-heinou Melekh Ha’Olam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Netilat Yadayim », et on s’essuie soigneusement les mains.
On récite la bénédiction « Hamotsi » sur deux pains entiers et on mange le repas de fête.
À la fin du repas, on récite le « Birkat Hamazone » et on y ajoute : « Ya’alé Véyavo » et le « Hara’haman » spécial de cette fête.
Soir de la fête de Chavouot
Pendant la nuit de la fête de Chavouot, on a l’habitude de rester éveillé toute la nuit et d’étudier la Torah. L’origine de cette coutume découle du fait qu’avant Matan Torah, lors de la nuit précédant le jour de Chavouot, les enfants d’Israël se sont assoupis et ont dormi d’un sommeil si profond et si intense que D.ieu a dû les réveiller de force à l’aide de tonnerres et d’éclairs. Pour expier cela, les Juifs se sont engagés à ne pas dormir cette nuit-là, mais à étudier la Torah.
Les hommes ont l’habitude d’étudier un recueil spécial destiné à la nuit de Chavouot. Ce recueil est contenu dans un livret appelé « Tikoun Leil Chavouot » et comprend :
- Le début et la fin de chaque Paracha de la Torah, y compris des paragraphes spéciaux liés à la fête de Chavouot (la sortie d’Égypte, les Dix Commandements, etc…).
- Le début et la fin de chaque livre des Nevi’im et des Ketouvim.
- Le début et la fin de chacun des six traités de Michna.
- Des extraits du livre du Zohar.
- La liste des 613 commandements.
On peut se procurer ce « Tikoun » dans toutes les librairies et boutiques spécialisées juives.
Pendant la fête, il est nécessaire de prendre une décision positive liée au renforcement et à l’ajout de l’étude de la Torah.
Peu de temps avant l’aube, (environ à 3h30 du matin en Israël, mais il convient de vérifier l’heure exacte dans les calendriers), on a l’habitude que les hommes fassent quatre immersions dans le mikvé.
Il est préférable de dormir un peu avant de faire la prière du matin (et de ne pas prier immédiatement après la fin de l’étude nocturne) afin de pouvoir prier avec ferveur.
Le jour de la fête
La prière de Cha’harit
On commence la prière du matin comme chaque Chabbat. On récite les « Korbanot », « Psoukei Dezimra » et la lecture du Chéma. Dans la prière de la Amida, on récite la prière des trois fêtes, puis on dit le « Hallel » complet. Pour la lecture de la Torah, on sort deux rouleaux de Torah. Dans le premier, cinq personnes sont appelées à la Torah et on lit la Paracha de « Matan Torah » (le don de la Torah) et les « Asseret Hadibrot » (les Dix Commandements) dans la Paracha Yitro.
La lecture des « Asseret Hadibrot »
Au milieu de la lecture de la Torah, on lit l’histoire du mont Sinaï et les « Asseret Hadibrot » reçus de D.ieu. Ces versets sont lus avec une mélodie spéciale, et toute l’assemblée doit se tenir debout et tourner son visage dans la direction de la lecture. On a l’habitude d’honorer lors de cette montée à la Torah le Rabbin de la synagogue ou de la communauté.
Dans le deuxième Sefer Torah, une personne monte à la Torah pour le « Maftir » et on y lit le passage qui traite des sacrifices de la fête dans la Parachat Pin’has.
La « Haftarah » de la fête est lue dans le livre d’Ézéchiel et est appelée « Ma’asseh Merkavah », une description mystique de ce qui se passe dans les cieux et les voies de la conduite divine.
Yzkor
Après la lecture de la Torah, une prière spéciale appelée « Yizkor » est récitée en mémoire des proches décédés. Tout ceux dont les deux parents sont encore en vie quittent la synagogue, et seuls ceux qui ont perdu leur père, leur mère ou les deux restent à l’intérieur. Le contenu de la prière est que D.ieu « se souvienne » de l’âme disparue, que leur âme entre dans le jardin d’Éden et nous ferons un don à la charité pour l’élévation de leurs âmes après la fête.
Prière de Moussaf
On récite la prière de Moussaf des trois fêtes et on y ajoute les passages spécifiques à la fête de Chavouot.
Pendant la prière de Moussaf, les Cohanim bénissent la communauté avec « Birkat Cohanim ». Pendant les fêtes, une prière supplémentaire est ajoutée lors de Birkat Cohanim, qui inclut une demande pour que tous nos rêves soient pour le bien, commençant par les mots « Ribono Chel Olam » (Maître de l’Univers). Cette prière est récitée par l’assemblée pendant que les Prêtres chantent les mots « Veyassem Lekha Chalom », à la fin de « Birkat Kohanim ».
Après la prière de Moussaf, on fait « Aleinu Lechabe’a’h » et les « Chech Zékhirot », concluent la prière. Ensuite, les Psaumes sont récités selon la répartition des jours du mois.
Les repas de la fête
Il est d’usage de manger un repas lacté pendant la fête, mais comme il est également un commandement de manger de la viande, deux repas distincts sont préparés : un repas lacté, suivi d’une pause complète d’une heure, puis un repas viande.
Le Kiddouch
On tient le verre comme d’habitude. On récite le verset « Elé Moadé Ado-naï Mikraé Kodech Achère Tikréou Otam Bemoadam », on continue avec « Savri Maranane », la bénédiction « Boré Péri Haguéfen » et on boit le vin.
Pendant le repas lacté, divers plats peuvent être consommés sans nécessiter de lavage des mains, ni de manger du pain. Après le repas, on récite la bénédiction de fin de repas, « Al Hami’hya », on nettoie la table, et on fait une pause d’une heure entre les deux repas.
Pour le repas principal viande, nous nous lavons les mains avant le repas, tout comme nous l’avons fait pendant la nuit de la fête.
Nous récitons la bénédiction « Hamotsi » sur deux pains entiers. Ensuite, nous prenons part au repas de fête, et à sa conclusion, nous récitons le « Birkat Hamazone » et ajoutons « Ya’alé Veyavo » et le « Hara’hamane » spécifique de la fête.
La prière de Min’ha
Nous récitons le début de la prière de Min’ha comme chaque Chabbat, mais sans lire la Torah.
Nous faisons les « Korbanot », puis « Achrei » et « Ouva Letsione ». Nous faisons la Amida des trois fêtes et concluons par « Aleinou Lechabea’h ».
La prière d’Arvit
La prière d’Arvit est la même que les jours de semaine, mais dans la prière de la Amida, nous ajoutons « Ata ‘Honanetanou ». Ensuite, nous concluons par « Aleinu Lechabéa’h ».
La Havdalah
Après la prière d’Arvit, chaque personne rentre chez elle et fait la Havdalah.
Le texte de la « Havdalah » est le même que chaque samedi soir : on commence par « Hinei E-l Yechouati » et on continue jusqu’à « Hamavdil ben Kodech Le’hol ».
La différence est que l’on ne récite pas la bénédiction sur les Bessamim et la bougie, il ne sera donc pas nécessaire d’en avoir.
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« Isrou ‘Hag »
En dehors d’Israël, la fête de Chavouot est célébrée pendant deux jours. Le 7 Sivan est aussi un jour de fête appelé « Yom Tov Cheni Chel Galouyot », et il a les mêmes lois que le premier jour de la fête.
En Israël, le 7 Sivan est appelé Isrou ‘Hag, c’est le nom donné au jour qui suit chacune des trois fêtes de pèlerinage : Pessa’h, Chavouot et Souccot.
Nos Sages nous ont encouragés à poursuivre la joie de la fête même après sa conclusion officielle et ont dit : « Quiconque fait un « Issour » (connecte et ajoute un jour supplémentaire) à la fête avec de la nourriture et un festin, c’est comme s’il construisait un autel et offrait un sacrifice dessus ».
Lorsque le Temple existait, chaque Juif était tenu d’accomplir le commandement de « Aliyah Lareguel », de monter à Jérusalem pour les fêtes de Pessa’h, Chavouot et Souccot, connues sous le nom de « Chalosh Regalim ». Certains des « Olim Reguel » restaient à Jérusalem même le jour suivant la fête, et c’est de là que vient la coutume de célébrer également le lendemain.
Aujourd’hui, nous honorons le jour de Isrou ‘Hag avec les coutumes suivantes :
- Nous ne jeûnons pas ce jour-là.
- Nous nous efforçons de faire des repas festifs.
