Visite dans une fabrique de Matsah
Si vous n’avez jamais visité une fabrique de Matsah, nous ferons ici une visite virtuelle où vous pourrez « entrer » et « visiter » l’usine. Il existe de nombreuses restrictions et précautions pour la cuisson de la « Matsah Chemoura » et il est important que nous sachions apprécier la grande quantité de travail qui y a été consacrée.
- Préparation préliminaire : l’une des précautions les plus sérieuses dans la cuisson de la Matsah est de garder une distance entre la farine et l’eau jusqu’à ce que la pâte soit formée. L’homme chargé de mélanger la farine et l’eau se tient avec un grand bol entre deux compartiments fermés, qui ont de petites ouvertures. La farine – comme l’eau – se trouve dans un compartiment séparé où siège une personne dont le travail consiste à peser et mesurer la quantité exacte pour la pâte.
- Avec l’intention de l’accomplissement de la Mitsvah de la Matsah : Avant toute action qui est faite dans le cadre de la cuisson de la Matsah, les gens disent : « Lechem Matsot Mitsvah ».
- Mélange : L’homme responsable du mélange de la pâte annonce : « Farine », et « le responsable de la farine » verse la farine dans un bol à travers l’ouverture. Puis le responsable annonce : « eau », et « le responsable de l’eau » verse l’eau dans le bol. A partir de ce moment, la Matsah devra être cuite et prête en moins de 18 minutes ! Commence alors le travail de mélange de l’eau et de la farine immédiatement et rapidement, jusqu’à l’obtention d’une pâte non travaillée.
- Pétrissage : Le « pétrisseur » reçoit la pâte des mains du « mélangeur » et la travaille rapidement jusqu’à ce qu’elle soit prête. Dans la plupart des fabriques, une tige en acier est fixée à une charnière, installée au bout de la table, grâce à laquelle une pression est exercée sur la pâte pour qu’elle se mélange et devienne apte à la cuisson. Cette étape est une des choses les plus difficiles physiquement dans la fabrication de la Matsah à la main.
- Diviser la pâte : Le « responsable de la pâte » récupère la pâte qui a été pétrie, la coupe en tranches avec un couteau bien aiguisé et transmet aux mains des « rouleurs ».
- Création d’une forme : Les premiers « rouleurs » aplatissent le morceau de pâte avec leur paume et leurs doigts en forme de cercle, en poussant et en étirant.
- Aplatissement : les autres « rouleurs » aplatissent à nouveau la pâte, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie en acier ou en bois, et agrandissent sensiblement le cercle.
- Finition : Les « finisseurs » aplatissent la pâte et lui donnent la forme finale de la Matsah à l’aide d’un rouleau à pâtisserie spécial. C’est un métier qui demande une grande habileté et le résultat final des Matsot est fortement influencé par la qualité de leur travail.
- Perforation : pour que les Matsot ne gonflent pas au four, elles sont percées à l’aide d’un rouleau spécial en fer ou en plastique, puis les Matsot perforées sont déposées sur un long bâton en bois.
- Cuisson : le responsable de la cuisson prend le bâton et met la Matsah dans le four d’un mouvement circulaire. Le temps de cuisson n’est que de quelques secondes ! Il enlève ensuite la Matsah avec un manche spécial qui a une plaque de fer plate à l’extrémité, et la place sur une grille de fer pour la refroidir.
Ce travail demande également une grande habileté, tant du fait de la grande chaleur qui règne près du four que du fait de l’agilité et de la vigilance requises dans ce travail : il faut sortir les Matsot au moment précis où elles sont cuites, il faut veiller à ne pas laisser attendre les Matsot qui attendent d’entrer dans le four. Tout cela doit être fait en 18 minutes à partir du mélange de l’eau et de la farine de la première étape.
