Introduction
Chaque famille est entourée d’un cercle de personnes : l’électricien, le plombier, le médecin de famille, l’agent d’assurance, etc. Une famille Juive se vante d’avoir une autre personnalité sur sa liste de contacts : le Rabbin.
Tout au long de notre vie, nous avons des questions sur la Halakha, la pensée juive, la foi, les relations, l’éducation des enfants, etc. Il est toujours bien d’avoir quelqu’un que nous pouvons consulter pour avoir son opinion, ou parfois simplement pour une parole encourageante.
Dans chaque ville et chaque quartier, il y a un Rabbin de la communauté, il se fera un plaisir de vous aider.
Dans le langage de nos Sages, de mémoire bénie, cela s’appelle « fais toi un Rabbin ». Chaque famille doit se nommer un Rabbin qui répondra à ses questions dans les domaines de la vie en général et du judaïsme et de la Halakha en particulier.
- Il est important de clarifier ! Après avoir choisi « notre » Rabbin, il faut accepter ses instructions, même si elles ne sont pas faciles à suivre, et ne pas chercher un autre Rabbin qui pourrait nous dire le contraire.
Comment choisir un Rabbin ?
Voici quelques suggestions qui peuvent nous aider à choisir le rabbin le plus approprié pour nous :
- Diplômé. La priorité absolue est donnée au choix d’un Rabbin qui a reçu un « diplôme de Rabbin » du Grand Rabbinat d’Israël. Ce certificat a été acquis avec beaucoup d’efforts et de nombreuses années d’études qui lui donnent une connaissance halakhique vaste et pratique, ainsi qu’une maîtrise des coutumes des différentes communautés du peuple d’Israël.
- Disponible. Il n’est pas recommandé de choisir le grand Rabbin de France en tant que Rabbin de famille. Avec ses occupations et son emploi du temps chargé vous risquez d’avoir du mal à le joindre…
- Sensible. Il est souhaitable que le Rabbin soit sensible à la nature et au type de notre famille, qu’il connaisse notre mode de vie et l’environnement dans lequel nous vivons. Un Rabbin qui sait naviguer intelligemment dans le « monde de la Halakha », entre les consignes et recommandations données à une famille ultra-orthodoxe et celles qui conviennent à une famille Juive traditionnelle (la différence est bien sûr dans ce qui est permis selon la Halakha).
- Possède des connaissances générales et l’intelligence de la vie. Il serait bon également que le Rabbin choisi ait une intelligence de la vie, cela s’exprimera principalement dans la consultation concernant les entreprises, les associés, etc., il est important que le Rabbin comprenne son public pour pouvoir répondre à ses questions.
- Proximité. Une autre vertu pour choisir un Rabbin est sa proximité personnelle avec la famille. Lorsque le Rabbin connaît les forces et les faiblesses de la famille ainsi que sa situation financière, cela peut grandement aider la famille et donner un sentiment plus agréable lorsqu’elle a besoin du Rabbin. Le Rabbin n’a pas besoin d’habiter l’immeuble d’en face, il peut habiter dans une autre ville, même à quelques heures de là. À l’ère technologique d’aujourd’hui, il est facile de contacter son Rabbin par mail ou par téléphone.
Néanmoins, il est préférable de rechercher un Rabbin qui habite à proximité de notre quartier. Tout d’abord, toutes les questions ne peuvent pas être posées par mail. Avez-vous déjà essayé d’envoyer un tefillin par mail pour le faire vérifier ? Deuxièmement, que se passe-t-il si une question se pose au milieu du Chabbat ?
- Vous n’avez pas encore de Rabbin personnel ? Vous avez une question que vous préférez poser de manière anonyme ? Il existe aujourd’hui de nombreux sites Web qui ont une section « Demandez au Rabbin ». Allez-y, écrivez votre question et obtenez une réponse…
La pureté familiale
La « pureté familiale » est le terme pour tout ce qui concerne la conduite halakhique entourant la relation intime entre un homme et sa femme. C’est l’un des éléments les plus importants d’un foyer Juif, et la conduite qui en découle est au cœur de la famille Juive.
Sur ce sujet voir longuement et en détail « Yahadouton, La femme Juive ».
Et en bref :
Une partie des obligations du mari envers sa femme est la relation intime entre eux. Oui, D.ieu l’ordonne expressément dans la Torah. Plus que cela, le premier commandement de la liste des 613 commandements de la Torah est « fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et conquérez-la ».
Cependant, cette proximité n’est pas toujours autorisée. Pendant les jours du cycle menstruel de la femme et les jours qui suivent (ainsi que, parfois, des jours supplémentaires chaque mois) D.ieu a interdit la proximité physique entre mari et femme, c’est le moment d’investir dans le lien spirituel et non physique. Ce n’est qu’après la fin du cycle et le processus de purification qui comprend l’immersion dans un Mikvé, que la relation entre eux redevient permise. C’est même une Mitsvah.
Ce comportement autour du cycle de la femme et de sa pureté est ce que l’on appelle « Taharat Hamichpa’ha », la pureté familiale.
Quelles sont les lois concernant ce sujet ? Qu’est-ce que le Mikvé ? Qu’a-t-il de spécial ? Comment purifie-t-il ? Vous trouverez les réponses dans Yahadouton, La femme juive. C’est la chose la plus importante du point de vue du judaïsme et c’est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour vos enfants, votre mari et leur bonheur.
