Contexte
Nous avons terminé nos prières et pris notre petit-déjeuner, il est temps d’aller au travail.
Même lorsque nous ne sommes pas à la synagogue ou en train d’étudier la Torah. Le Judaïsme a toujours quelque chose à nous dire, même pour ces moments apparemment ‘exempts’ de spiritualité : pendant notre routine quotidienne, sur le chemin du travail, au travail, dans le cadre de nos transactions commerciales, nos relations avec les autres, etc. Suivre la Torah ne signifie pas seulement observer un ensemble de règles qui régissent notre relation avec D-ieu ; cela implique également la manière dont nous nous comportons avec nous-mêmes et, bien sûr, avec l’environnement et les autres personnes qui nous entourent.
Le Judaïsme nous encourage fortement à travailler afin de subvenir à nos besoins et ceux de notre famille. Nombreux parmi les plus grands sages de notre peuple ont exercé différents métiers, à la force de leurs poignets, cordonniers, forgerons et autres – des professions qui n’avaient pas forcément le prestige des métiers actuels de la haute-technologie.
L’importance de combiner le travail avec l’étude de la Torah est exprimée par nos Sages dans le Chapitre des Pères : « Toute étude de la Torah qui n’est pas accompagnée d’un travail s’annulera et aboutira au péché ».
Néanmoins, il doit toujours y avoir des Juifs qui passent leur vie entière immergés dans l’étude de la Torah. Notre nation a besoin de ces personnes pour servir de source d’enseignement et de conseils pour tous.
En sortant de la maison
Avant de quitter la maison, il est de bien de toucher de la main droite la Mézouza située sur le linteau à l’entrée de la porte. Certains ont la coutume d’embrasser ensuite les doigts qui ont touché la Mézouza, par amour pour ce commandement.
La Mézouza nous rappelle que D-ieu nous protège même lorsque nous quittons notre maison, elle sert également de rappel et de symbole de notre foi en D-ieu et en Ses commandements. Elle nous aide à nous rappeler de faire attention à toujours agir de manière juive et selon nos traditions, comme D-ieu veut que nous nous comportions.
Vous trouverez de plus amples informations sur la Mézouza en lisant avec attention notre ouvrage : « Yahadoutone – La maison juive ».
L’utilisation des transports en commun
Voyager dans les transports en commun n’est pas seulement une cause de maux de tête, c’est aussi l’occasion d’observer certains commandements.
- Il s’agit de commandements que nous avons rarement l’occasion d’observer dans d’autres circonstances, comme celui-ci : « Lève-toi devant une personne âgée et honore la présence d’un sage ». Si l’on est dans un bus ou un train, qu’une personne âgée monte à bord et n’a pas de place pour s’asseoir, la Torah nous demande de lui offrir avec joie notre siège, idéalement avec le sourire.
Il est nécessaire de ne pas se limiter à une « personne âgée ». Si la personne qui monte dans le bus est une femme enceinte, une mère accompagnée d’un enfant en bas âge, une personne handicapée ou toute autre personne pour laquelle il serait difficile de rester debout, la même Mitsva de céder sa place s’applique.
- Lorsque nous voyageons dans les transports en commun, étant donné que nous n’avons pas à conduire le véhicule, notre temps et notre esprit sont plus libres, c’est l’occasion de s’engager dans l’étude de la Torah, comme elle nous ordonne de le faire -entre autres- « lorsque tu seras en chemin ». On peut lire les Psaumes, étudier la Mishna ou s’engager dans toute autre forme d’étude.
Possédez-vous un smartphone ? De nos jours, il existe de nombreuses applications qui peuvent vous aider à observer le commandement de l’étude de la Torah pendant que vous êtes sur la route.
Voyager en voiture
Beaucoup d’entre nous se rendent au travail dans leur voiture privée. Même dans ce cas, il existe plusieurs commandements que l’on peut mettre en pratique sur la route.
- « Vous veillerez extrêmement à vos personne ». Dans ce verset, la Torah nous ordonne de faire attention à nous-mêmes et à notre santé, et de ne pas risquer notre vie. En conduisant, nous devons rester prudents et vigilants, et toujours respecter les panneaux de signalisation et les lois de la circulation (comme le dit le fameux adage publicitaire : il y quelqu’un qui t’attend à la maison).
- « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Avez-vous un siège libre dans votre voiture ? Vous pouvez prendre un passager (tant qu’il ne semble pas suspect) qui voyage dans la même direction que vous, accomplissant ainsi un acte de bonté. (Un dicton dit qu’au paradis, on ne demande pas à une personne quelle marque de voiture elle conduisait, mais plutôt combien de passagers elle a pris)…
- « L’étude de la Torah ». Identiquement aux transports en commun, vous pouvez vous engager dans l’étude de la Torah dans votre voiture privée : en récitant des passages de la Torah ou des prières par cœur, ou en utilisant la chaîne stéréo de la voiture. Il existe des stations de radio qui diffusent des conférences sur la Torah tout au long de la journée. Il y a aussi de nombreuses cassettes et CD disponibles avec des conférences de Torah qu’on peut acheter. Celles-ci peuvent également être téléchargées sur l’internet.
Protection sur la route
Voici quelques conseils pour voyager en toute sécurité (en plus du fait de respecter toutes les règles du code de la route, de s’abstenir de consommer de l’alcool, etc.) :
Il est fortement recommandé de conserver des textes juifs sacrés dans sa voiture. De préférence un livre des Psaumes (Téhilim), les cinq Livres de la Torah (‘Houmash), le Tanya (livre de ‘Hassidoute écrit par Rabbi Shnéour Zalmane) et un livre de prières (Sidour). Il faut également lire ces textes de temps en temps, afin de bénéficier d’une plus grande protection divine au cours de ses déplacements.
Dans les librairies juives, on peut se procurer un exemplaire du livre appelé ‘Hitate qui contient les quatre textes fondamentaux : les cinq livres de la Torah, le livre des Psaumes, le Tanya et le livre de prières. C’est un livre relativement petit qui peut facilement être placé dans une boîte à gants.
- En outre, il est également recommandé que chaque voiture soit équipée d’une boîte de Tsédaka (charité). Même un tout petit récipient peut servir à cette fin, c’est une bonne chose d’y mettre une pièce (ou quelques pièces) au début de chaque voyage. Notre tradition nous enseigne que les actes de charité ont un grand pouvoir pour sauver des vies.
- Il est important pour une personne qui fait un long trajet de nuit de s’arrêter toutes les heures ou deux pour faire une pause.
