Shéhé’héyanou
La bénédiction de « Shéhé’héyanou » est une bénédiction festive récitée sur certains objets, événements ou moments importants qui nous donnent une raison de remercier D-ieu de nous avoir maintenus en vie pour nous permettre de les vivre. Nous récitons également cette bénédiction lorsque certaines choses positives nous arrivent, afin d’exprimer notre gratitude envers D-ieu.
- Voici cette bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Shéhé’héyanou Vékyémanou Véhiguianou Lazémane Hazé – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui nous a fait vivre, nous a maintenus et fait arriver à ce moment-là ».
Voici quelques-unes des occasions qui justifient la récitation de cette bénédiction :
- Au début de chaque fête -Yom Tov- et évènement saint (Pessa’h, Shavouot, Rosh Hashana, etc.). Les femmes la récitent à l’allumage des bougies et les hommes après la récitation du Kiddoush.
- Chaque année, la première fois que nous observons une Mitsva ‘inhabituelle’ (comme manger de la Matsa à Pessa’h, allumer les bougies de ‘Hanoucca, etc.)
- Avant de manger un fruit ‘nouveau’ dont vient d’arriver la saison.
- Lorsqu’on achète un nouveau vêtement important (un nouveau costume ou un manteau de luxe etc.). Si l’on ne récite pas la bénédiction au moment de l’achat du vêtement, on doit la réciter lorsqu’on le porte pour la première fois.
- Lorsqu’on déménage dans une nouvelle maison.
- À la naissance d’une fille lorsqu’on la voit pour la première fois.
Hatov véhamétiv
Cette bénédiction est récitée à chaque occasion qui donne lieu à une joie partagée avec les autres. Par exemple, après la naissance d’un garçon, les deux parents se réjouissent, lors du repas de fête célébrant cette naissance, si l’on sert du vin et que l’on amène ensuite un deuxième vin (plus fin), on récite alors la bénédiction suivante : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Hatov Véhamétive – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui est bon et Qui fait du bien ».
Dayane vaémète
Cette bénédiction est récitée lorsqu’on entend une mauvaise nouvelle. De nos jours, on la récite principalement lorsqu’on apprend le décès d’une personne proche.
Cette bénédiction est : « Baroukh Dayane Haémète – Béni soit le Juge de Vérité ».
Hagomel
La bénédiction de « Hagomel » est récitée par les personnes qui doivent remercier D-ieu de les avoir protégées et sauvées d’un danger de mort.
Originellement, cette bénédiction devait être récitée dans l’un des quatre cas suivants :
- Une personne libérée de prison
- Une personne guérie d’une grave maladie
- Une personne qui a traversé la mer
- Une personne qui a traversé un désert
« Vékhol Ha’HAYIME Yodoukha Séla – Et tous les êtres vivants te rendront grâce à jamais ». Le mot « ‘HAYIME – les êtres vivants », s’écrit avec les lettres hébraïques : ‘Hèt, Youde, Youde, Mem’ qui forment un acronyme pour les quatre mots qui représentent ces cas : ‘Holé (une personne malade), Yam (la mer), Yisourim (l’emprisonnement) et Midbar (le désert).
De nos jours, hormis les cas précédemment cités, cette bénédiction est récitée par toute personne qui a vécu une situation potentiellement mortelle et en a été épargnée, comme une personne qui a pris l’avion, une femme qui a accouché, etc.
- La bénédiction ne doit être récitée qu’en présence de dix hommes juifs âgés de plus de 13 ans.
Dans la mesure du possible, on récitera la bénédiction de Hagomel à côté d’un rouleau de la Torah (lorsqu’il a été sorti à la synagogue un jour de lecture de la Torah, il vaut mieux la réciter avant que le rouleau de la Torah ne soit remis à sa place dans l’arche sainte).
Le texte de la bénédiction est le suivant : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Hagomel Lé’Hayavim Tovote Shéguémalani col tov – Béni sois-Tu, Éternel notre D-ieu, Roi du monde, Qui accorde des bienfaits aux coupables et m’a prodigué tout le bien ».
- Les personnes présentes répondent ainsi à la bénédiction : « Amen, Mi Shégamalékha Tov Hou Yigmalékha col Tov Séla – Amen, Celui qui t’a accordé Ses bienfaits t’accordera Ses bienfaits pour toujours ».
