L’amour au premier regard existe-t-il ?
La Torah pense que l’amour dépend de nos actions. L’amour n’est pas un coup de foudre qui s’engendre de lui-même mais un sentiment qui se développe avec du temps, de l’investissement personnel et un travail conjoint.
Ce message est présent dans la première histoire de mariage racontée par la Torah, celle de Isaac et Rébecca (Its’hak et Rivka) : « Il prit Rivka et fit d’elle son épouse, et il l’aima » (Genèse 24/67). Regardez avec précision la position des mots « Et il l’aima »…
La Torah insiste sur le fait que nos ancêtres Isaac et Rébecca ne s’aimèrent qu’après le mariage, contrairement à l’opinion répandue que ‘L’on ne se marie que si l’on s’aime’. Ils s’aimèrent essentiellement après leur mariage.
Le principe qui en ressort est que la Torah ne croit pas à ‘L’amour au premier regard’ qui surgit en un instant mais elle croit à l’amour qui se construit et se développe à l’aide d’un investissement personnel constant et régulier. Selon la Torah il faut dire : investissement = amour ; non-investissement = pas d’amour.
Le Rav Shimshone Réfaël Hirsch, un des grands rabbins d’Allemagne, a développé ce concept : « Le mariage juif n’est pas fondé sur la passion mais sur la réflexion profonde… Par conséquent, plus on apprend à connaitre l’autre et plus l’amour grandit… La cérémonie n’est pas le sommet du mariage juif, elle n’en est que la base qui servira de fondement au développement de l’amour qui grandira avec le temps ».
Tout dépend de la tête
La Torah pense que l’amour dépend d’autres facteurs qui lui sont antérieurs et cachés. L’amour n’est pas le fruit d’un sentiment spontané qui s’est provoqué tout seul. Il dépend énormément de facteurs environnants qui ont une influence sur lui.
Par exemple, nos pensées sont importantes pour créer l’amour. Si nous les concentrons constamment sur les qualités particulières de notre conjoint(e) et sur les aspects bénéfiques de notre relation avec lui/elle, le sentiment d’amour se renforcera.
