Le repas du Chabbat
Chaque personne est tenue de prendre trois repas le Chabbat. Le premier repas a lieu le vendredi soir, le deuxième le jour du Chabbat après les prières du matin et de Moussaf, et le troisième repas après la prière de l’après-midi (Min’ha) du jour du Chabbat.
La définition d’un ‘repas’ selon la loi juive est la consommation de pain/’Hala (ou toute autre aliment dont la bénédiction est « Hamotsi ») avec un plat cuisiné quel qu’il soit.
- Le repas du Chabbat doit commencer immédiatement après le Kiddoush, à l’endroit même où il a été récité.
La première étape du repas du Chabbat est le « Nétilate Yadayim », le lavage rituel des mains qui est requis chaque fois que l’on souhaite manger du pain.
Le déroulement du lavage des mains – Nétilate Yadayim
- S’assurer tout d’abord que les mains soient propres et sèches
- Prendre le récipient dans sa main droite et le remplir d’eau.
- Transférer le récipient rempli d’eau à la main gauche et verser l’eau sur la main droite trois fois de suite. Ensuite remettre le récipient à la main droite et verser de l’eau trois fois sur la main gauche. Au total, six versements.
- Réciter la bénédiction : « Baroukh Ata Ado-naye Élo-hénou Mélèkh Haolam Ashère Kidéshanou Bémitsvotav Vétsivanou Al Nétilate Yadayim – Béni sois-Tu Éternel, notre D-ieu Roi du monde qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné l’ablution des mains ». Ensuite il faut bien se sécher les mains.
- Après avoir récité cette bénédiction, il est interdit de parler jusqu’à ce que la bénédiction sur le pain (Hamotsi) ait été récitée et que l’on ait consommé un volume de Kazayit (environ 86 cc) de pain.
Lé’hèm Mishné – deux pains
À chaque repas du Chabbat, nous devons réciter la bénédiction de Hamotsi sur deux pains/’Halot entiers en souvenir de la double portion de manne que le peuple juif recevait dans le désert chaque vendredi, lorsqu’il résidait dans le désert après la sortie d’Égypte. La première portion de manne était pour le vendredi et la deuxième portion était destinée au Chabbat, car en ce jour la manne ne descendait pas des cieux. Le pain/’Hala supplémentaire utilisé pour la bénédiction est surnommé selon la loi juive par l’expression Lé’hèm Mishné.
Le Lé’hèm Mishné peut consister en un pain, une ‘Hala, un petit pain, une pita ou tout autre type de pain, à condition qu’il soit encore entier (c’est-à-dire qu’il n’ait pas été déchiré ou coupé) et que sa bénédiction soit « Hamotsi Lé’hèm Mine Haarètse ».
- Chaque participant peut disposer de deux pains, néanmoins il suffit que le chef de famille, (ou toute autre personne qui rend quitte les autres par sa bénédiction) fasse sa bénédiction sur deux pains entiers pour que les auditeurs soient rendus quittes de l’obligation de Lé’hèm Mishné (même s’ils font leur propre bénédiction sur le morceau de pain qu’ils reçoivent du chef de famille).
Déroulement de la bénédiction sur le pain et comment le couper
- Avant la bénédiction, le chef de famille (ou celui qi rend quitte les autres) doit gratter délicatement la lame du couteau sur la ‘Hala, sans la couper, afin de créer une indentation pour marquer l’endroit où la ‘Hala sera coupée après la bénédiction.
- On prend les deux ‘Halot dans les deux mains. La ‘Hala qu’on souhaite couper en premier doit se trouver sur la droite et légèrement en dessous de celle de gauche.
- Tout en tenant les ‘Halot, on récite la bénédiction sur le pain : « Béni sois-Tu … qui produit du pain à partir de la terre ». Les autres participants doivent répondre « Amen ! » mais ne doivent pas encore réciter leur propre bénédiction.
- Le chef de famille pose alors la ‘Hala de gauche sur le côté et commence à couper celle de droite à partir de l’endroit où la marque a été faite précédemment.
- Puisque le chef de famille a récité la bénédiction (et que l’on est tenu de manger un aliment dès que possible après avoir récité sa bénédiction) il coupe une tranche de pain pour lui-même, la trempe trois fois dans le sel et en mange une partie. Ce n’est qu’après avoir fait cela qu’il peut continuer à couper une tranche de ‘Hala pour les autres.
- Les tranches de ‘Hala doivent être transmises à toutes les personnes présentes de manière respectueuse et digne. Ils ne doivent être ni jetés, ni lancés sur la table.
- Lorsque l’on passe un morceau de ‘Hala à quelqu’un d’autre, on doit le placer sur la table en face de lui et ne pas le donner de main en main, car c’est ainsi qu’on a l’habitude de remettre le pain (directement dans la main) à une personne en deuil d’un proche.
- Lorsqu’une personne reçoit une tranche de ‘Hala, elle récite seule la bénédiction de Hamotsi, (« Béni sois-Tu … qui produit du pain à partir de la terre ») puis en manger au moins un volume de Kazayit (86 cc) .
Chabbat dans la cuisine
Tout ustensile ou accessoire de cuisine utilisé pour une activité interdite le Chabbat est classé comme ‘Mouktsé’ et il est interdit de le toucher ou de l’utiliser à Chabbat (Par exemple une poêle, un papier sulfurisé, une casserole électrique, un presse-agrume, une râpe etc…).
Cuisson et réchauffement des aliments
- Il est interdit d’allumer, d’éteindre, d’élever ou d’abaisser une flamme le jour du Chabbat.
- Il est interdit de cuire, sur le feu ou au four, de faire frire ou de rôtir des aliments le jour du Chabbat, que ce soit à l’aide d’une flamme ou de toute autre source de chaleur (telle qu’une plaque chauffante pour le Chabbat).
- Aucun aliment ne doit être placé sur le feu ou la plaque chauffante, même pour une très courte durée, et même s’il a déjà été cuit avant Chabbat.
- Les allumettes et les briquets sont ‘Mouktsé’ et ne doivent pas être manipulés.
- Il est permis de placer un aliment sec (ne contenant aucun liquide) qui a été cuit avant Chabbat sur une marmite chaude qui est restée sur le feu depuis avant Chabbat (ou qui a été posée sur une plaque chauffante électrique avant Chabbat).
- Il ne faut pas ouvrir un robinet d’eau chaude qui provient d’un chauffe-eau solaire (Doude Shémèsh) pendant Chabbat. Lorsque le robinet est ouvert, l’eau chaude s’écoule d’un réservoir et l’eau froide s’écoule dans le réservoir pour la remplacer. Cette eau froide est chauffée dans le réservoir, et il est interdit de faire chauffer de l’eau (une forme de cuisson) le Chabbat.
Si le système d’eau chaude est électrique, le fait d’ouvrir le robinet d’eau chaude implique une interdiction supplémentaire de provoquer l’activation d’un élément électrique.
- C’est pourquoi il est important de faire preuve de prudence lors de l’ouverture d’un robinet doté d’une seule poignée pour l’eau chaude et l’eau froide (dans lequel la température de l’eau est augmentée ou abaissée en tournant la poignée vers la droite ou la gauche). Même une légère poussée vers le « »côté rouge » » peut provoquer un écoulement d’eau chaude, ce qui entraînerait la profanation du Chabbat mentionnée ci-dessus.
La préparation des aliments
- Il est permis d’utiliser un épluche-légumes pour éplucher un concombre, une pomme et tout autre fruit ou légume qui peut être consommé avec sa peau. Un oignon, une orange et tout autre fruit ou légume qui ne se mange pas avec sa peau ne peuvent être épluchés qu’avec un couteau.
- Il ne faut pas couper les légumes en très petits morceaux (par exemple, pour une salade de légumes). Il est permis de le faire si les morceaux restent assez gros.
- Il ne faut pas râper les fruits ou les légumes avec une râpe ou un coupe-légumes.
- Il ne faut pas presser le jus des fruits et légumes, même avec une centrifugeuse non électrique.
- Il est permis de presser un citron sur une salade, à condition de la manger immédiatement.
- Il ne faut pas écraser la glace pour la transformer en eau, mais on peut mettre des glaçons dans de l’eau ou d’autres boissons.
Emballages d’aliments et bouteilles de boisson
Il est permis d’ouvrir des sacs en plastique, des emballages alimentaires et des boîtes de conserve le Chabbat, mais il faut le faire avec précaution, conformément aux directives suivantes :
- Lorsqu’on ouvre un emballage de nourriture, il faut faire très attention à ne pas le déchirer au niveau des lettres imprimées sur l’emballage (la boite ou le paquet).
- Étant donné qu’il est interdit de créer un ‘récipient’ le Chabbat, il est préférable d’éviter d’ouvrir les boîtes de conserve (une fois ouvertes, elles peuvent être considérées comme un récipient créé à Chabbat). Elles doivent plutôt être ouvertes avant Chabbat. Toutefois, si une boîte de conserve n’a pas été ouverte avant Chabbat, elle peut être ouverte, à condition que l’on rende la boîte elle-même inutilisable au cours du processus. Pour ce faire, on peut percer un trou dans le fond de la boîte, puis l’ouvrir par le haut et vider immédiatement son contenu.
- Il est permis d’ouvrir les bouteilles de boissons ordinaires, les bouteilles de bière ou les bouteilles de vin scellées par un bouchon.
Préparation de la table pour le repas
- Il est interdit de couper une nappe jetable de son rouleau le jour du Chabbat.
- On peut plier les serviettes de table de la manière habituelle, mais on ne doit pas les plier dans des formes spéciales.
- Une pile de couverts mélangés ne doit pas être triée pour séparer les fourchettes, les couteaux et les cuillères. Il est toutefois permis de prendre les articles souhaités dans la pile, à condition qu’ils soient nécessaires à ce moment-là pour le repas.
Pendant le repas
- Il est permis de frapper des mains en chantant, mais on ne doit pas le faire en signe d’applaudissement pour un orateur ou autre.
- On ne doit pas retirer (trier) les parties indésirables d’un aliment le Chabbat. (Par exemple, les os, les noyaux ou les morceaux de fruits pourris etc…).
- On ne doit pas non plus séparer un aliment que l’on ne souhaite pas manger d’un autre aliment avec lequel il est mélangé. (Par exemple, une personne qui n’aime pas les oignons ne doit pas retirer les morceaux d’oignon d’une salade de légumes).
- Le poisson ou le poulet : lorsqu’ils sont préparés pour être servis, on doit retirer la chair des os ou les arêtes plutôt que de les retirer en premier de la chair (retirer le bon du mauvais et pas le contraire). Cependant, au moment de la consommation, il est permis de séparer les os/arêtes et la chair dans les deux cas.
Le déroulement du repas
Il existe une mitsva d’honorer et de se délecter du Chabbat en servant et en prenant part à un repas de fête composé d’aliments de qualité et succulents ainsi que de boissons agréables. En particulier, il est d’usage de servir à profusion du poisson, de la viande et du vin en l’honneur du Chabbat.
- Celui qui a pris part au Kiddoush sur le vin avant le repas peut boire du vin pendant le repas et n’a pas besoin de réciter à nouveau la bénédiction sur le vin (« Boré Péri Haguéfène ») pendant le repas car il en a été rendu quitte par le Kiddoush. Néanmoins, une personne qui n’a pas participé au Kiddoush devra réciter la bénédiction sur le vin même si elle est en plein repas.
Pendant le repas, Il est de coutume de chanter des chants traditionnels du Chabbat, appelés « Zémirote Chabbat ». Ces chants ont été composés par de grands sages de la Torah et des maîtres de la Kabbale. Ils décrivent le caractère sacré du Chabbat, louent D-ieu pour avoir accordé le don du Chabbat à Son peuple et soulignent la foi en D-ieu en tant que Créateur qui a façonné le monde en six jours et s’est ‘reposé le septième.
Il existe plusieurs chants spéciaux pour les repas de Chabbat qui ont été rédigés par le Ari-Zal (Rabbi Its’hak Louria, l’un des plus grands kabbalistes de tous les temps, qui a vécu dans la ville de Safed au XVIe siècle). Ces Chants traitent des aspects cachés du Chabbat et donnent un aperçu des ‘secrets mystiques’ de ce jour saint et exalté. Ils sont composés en araméen (la langue utilisée pour l’étude de la Kabbale) et contiennent de nombreux termes issus de cette sagesse ésotérique.
Il est de coutume de chanter la composition kabbalistique « Azamère Bishva’hin » le vendredi soir.
Pendant le repas du Chabbat, les conversations doivent porter sur des sujets liés à la lecture de la Torah de la semaine, la « Parashat Hashavoua ». C’est également un bon moment pour approfondir ses connaissances de la Halakha (loi juive) et d’autres domaines de la Torah.
L’expérience exaltante des repas du Chabbat est puissamment gravée dans notre cœur juif. En outre, le repas du Chabbat est aussi un moment merveilleux car tous les membres de la famille se réunissent à table et profitent sereinement de la compagnie et de la conversation de chacun, en partageant des chansons et un repas délicieux. Le repas du Chabbat a la capacité de nous faire planer un peu ‘au-dessus du sol’ et de nous donner un ‘goût’ de sainteté et d’élévation spirituelle. C’est une source lumineuse pleine d’un rafraîchissement spirituel qui nous accompagnera tout au long de la semaine.
Les desserts
- Les noyaux des melons ou des pastèques ne peuvent être enlevés qu’immédiatement avant leur consommation.
- Il est permis d’enlever les noyaux des fruits (tels que les abricots, les prunes, les pêches et fruits similaires). Cependant, dès qu’on a enlevé le noyau, il est interdit de jouer avec ou de l’utiliser.
- Il est interdit de couper ou de briser les gâteaux, les pâtisseries et tout aliment sur lesquels sont inscrits des lettres ou des mots (comme la marque du producteur par exemple) et même de n’en prendre qu’une bouchée.
- On a l’habitude d’éviter de manger des graines ou des noix qui sont recouverts par une écorce (tels que les graines de tournesol, les graines de pastèque, les pistaches, les noix, les noix de pécan et autres).
- Lorsqu’on ouvre l’emballage d’une glace ou d’un esquimau, il faut veiller à ne pas le déchirer au niveau des lettres qui y sont imprimées.
- Lorsqu’on mange la dernière partie du repas, par exemple des glaces ou des fruits, il faut en réciter la bénédiction appropriée avant de les consommer (« Chéakol Niheya Bidvaro » pour les glaces, « Boré Péri Haètse » pour les fruits des arbres et « Boré Péri Haadama » pour les fruits ne poussant pas sur un arbre et les légumes). La raison est que ces desserts sont considérés comme séparés du repas et de la bénédiction de « Hamotsi » dite à son début.
- Si un minimum de trois hommes ayant atteint leur majorité religieuse de 13 ans (Bar- Mitsva) ont participé au repas, le Birkat Hamazone est également précédé par la récitation du « Zimoun » dont le texte se trouve avant celui du Birkat Hamazone (s’il y a dix personnes ou plus, il y a un texte spécial du Zimoun à cette occasion). Le Zimoun est un préambule aux bénédictions de la fin du repas.
- Ensuite, on récite le Birkat Hamazone dans lequel nous remercions D-ieu pour la bonne nourriture que nous avons consommée. On peut trouver le texte complet soit dans les livres de prières, soit dans les Birkonim (des brochures contenant les textes rituels utilisés au cours des repas du Chabbat).
- Le Chabbat, deux passages supplémentaires sont ajoutés au Birkat Hamazone :
- « Rétsé Véha’halitsénou . . Baal Hayéshouote Oubaal Hané’hamot ».
- « Hara’haman Hou Yan’hilénou Léyom Chécoulo Chabbat Oumenou’ha Lé’hayé Haolamim ».
- Le Birkat Hamazone du Chabbat contient aussi d’autres légers changements par rapport à celui de la semaine comme Réénou/Roénou et Magdil/Migdol.
- Le plateau qui contient les lumières ne doit pas être déplacé pendant qu’elles sont allumées. Si un objet non-Mouktsé, tel qu’un livre saint, a été placé sur le plateau avant le début du Chabbat, il peut être déplacé après l’extinction des lumières.
- Un vase contenant des fleurs vivantes n’est pas Mouktsé et peut être déplacé.
- La nappe ne doit pas être pliée sur ses plis, mais elle peut être pliée de manière différente.
- Si de l’eau s’est renversée sur la table, on peut placer une serviette en papier ou un tissu absorbant dessus, mais on doit faire attention à ne pas presser le liquide absorbé par la serviette ou le tissu qui peuvent ensuite être retirés de la table.
- Il est interdit de laver le sol avec de l’eau mais il est permis d’utiliser un balai pour le nettoyer.
- Il est permis de laver la vaisselle le Chabbat, mais uniquement si elle est destinée à être réutilisée au cours du Chabbat. Par conséquent, il est permis de laver la vaisselle qui a été utilisée le vendredi soir, car elle sera de nouveau utilisée pour le repas du lendemain. Toutefois, la vaisselle ne doit pas être lavée après le dernier repas du Chabbat, il faudra attendre la fin du Chabbat pour la laver.
- Même lorsqu’il est permis de laver la vaisselle, il est interdit de le faire avec un objet que l’on peut presser, tels qu’une éponge ou un scotch-brite. Il existe des brosses spéciales en plastique destinées à laver la vaisselle pendant Chabbat.
- Il est interdit d’utiliser un pain de savon ou une crème solide. Seul le savon liquide peut être utilisé le jour du Chabbat.
- Il faut faire attention, en essuyant la vaisselle, à ne pas essorer l’eau du torchon ou de la serviette.
- Il est interdit d’utiliser une brosse à dents et du dentifrice le jour du Chabbat. On peut se rincer la bouche avec un bain de bouche ou autre.
- Il est interdit de se laver à l’eau chaude.
- Si une personne souffre de la chaleur et ressent le besoin de se laver, elle peut le faire avec de l’eau froide. Mais même dans ce cas, elle ne doit pas se laver tout le corps en une seule fois. Elle doit se laver une partie de son corps, puis une autre, et ainsi de suite (d’abord une main, puis un pied, etc…).
- Il est interdit d’utiliser un pain de savon le jour du Chabbat. Seul le savon liquide peut être utilisé.
- Il est interdit d’utiliser une éponge.
- Il est interdit de se couper les cheveux, de se raser ou de se couper les ongles le Chabbat.
Pour plus de détails sur les différentes bénédictions, consulter notre ouvrage : « Yahadoutone – Coutumes et comportements quotidiens ».
Le Birkat Hamazone – Les bénédictions de la fin du repas
Vous trouverez des explications détaillées sur le Birkat Hamazone dans notre ouvrage : « Yahadoutone – Coutumes et comportements quotidiens ».
Il est d’usage de faire précéder les bénédictions de fin du repas ou « Birkat Hamazone », par deux chapitres des Psaumes. Le psaume 126 : « Chant des degrés, quand D-ieu ramène les exilés à Sion » et le psaume 87 : « Aux fils de Kora’h, un chant de louange ». Ces deux passages s’ajoutent au paragraphe récité tous les jours de la semaine avant le Birkat Hamazone : « Avarékha ète Ha-Shem – Je bénirai D-ieu ».
Il est de coutume de se mouiller le bout des doigts avec de l’eau versée à partir d’un récipient et de les passer sur les lèvres. Cette coutume est connue sous le nom de « Mayim A’haronim – les eaux finales ».
Après le repas
Laver la vaisselle
Chabbat Shalom
Avant d’aller dormir, il faut réciter les prières du « Kéryate Shéma Al Hamita – Récitation du Shéma Israël au coucher » dans une version abrégée du Chabbat.
On récite la première moitié de la prière « Hashkivénou avinou Léshalom », puis le « Shéma Israël », « Yaalézou ‘Hassidim » et « Yoshève Bésétèr Élyon ». Les passages des supplications sont omis. Au lieu de cela, il faut passer directement à « Ana Békoa’h » et « Shir Lamaalote » puis conclure avec « Gad Guédoud ».
Lavage et propreté du corps à Chabbat
Le soir du Chabbat, il est de coutume de prendre congé des autres en disant « Chabbat Shalom » plutôt que « Bonne nuit » comme on le fait en semaine. Le Chabbat est un jour qui rayonne d’une lumière spirituelle particulière, et il n’y a pas de place pour la « nuit », avec ses connotations d’obscurité, le Chabbat.
C’est une mitsva d’honorer le Chabbat en dormant un peu plus que d’habitude. Il y a une allusion à cela dans le mot Chabbat lui-même, dont les trois lettres hébraïques forment les initiales de l’expression : « Shéna BéChabbat Taanoug – dormir le Chabbat est un délice ».
