Shalom Alékhèm – Paix sur vous
En rentrant de la synagogue le vendredi soir, nous saluons les membres de la famille par la formule traditionnelle « »Chabbat Shalom » ».
Shalom Alékhèm – paix sur vous
La tradition juive nous enseigne que chaque homme est accompagné chez lui, le vendredi soir, par deux anges, l’un bon et l’autre mauvais.
Lorsqu’ils entrent dans la maison, s’ils trouvent la table dressée en vue du repas, les lumières allumées et une atmosphère de sainteté régnant dans la maison, le bon ange déclare : « Que ce soit la volonté de D-ieu qu’il en soit ainsi la semaine prochaine ». Le mauvais ange n’a d’autre choix que de répondre Amen !
En revanche, si la situation de la maison n’est pas telle qu’elle devrait être, le mauvais ange déclare : « Que ce soit la volonté de D-ieu qu’il en soit ainsi la semaine prochaine » et le bon ange n’a d’autre choix que de répondre Amen !
Puisque nous sommes escortés à la maison par deux anges, il n’est pas approprié de les ‘retarder’ et il convient donc de commencer le repas rapidement. Par conséquent, nous les saluons en récitant le célèbre chant « Shalom Alékhèm » dès notre arrivée.
Ce chant Chabbatique se compose de quatre strophes. La première strophe salue les anges avec les mots « Shalom Alékhèm Malakhé hasharète – La paix soit sur vous, anges du service ». Dans la deuxième strophe, « Boakhèm Léshalom », nous invitons les anges dans nos maisons. Dans la troisième strophe, « Barkhouni Léshalom », nous leur demandons de nous bénir, et dans la quatrième strophe, « Tsétekhèm Léshalom », nous leur disons aurevoir. Chaque strophe est répétée trois fois.
Dans les diverses communautés du peuple d’Israël, le chant « Shalom Alékhèm » est habituellement chanté avec une mélodie traditionnelle dont la saveur unique nous transporte rapidement dans l’ambiance magique du Chabbat.
Éshète ‘Hayil – La femme vaillante
Ensuite nous entamons un autre chant, Éshète ‘Hayil – la femme vaillante (ou vertueuse). C’est un texte tiré du livre des Proverbes, dont l’auteur est le roi Salomon.
Il n’y a pas de moment plus approprié qu’une occasion comme celle-ci, où toute la famille est réunie autour de la table de Chabbat, pour exprimer sa gratitude à la ‘femme de la maison’ pour son dévouement et son travail acharné tout au long de la semaine.
Ce magnifique chant, dont les lignes suivent l’ordre de l’alphabet hébreu, est essentiellement un chant de louange pour l’épouse et la mère juive. Ce texte encense et énumère les nombreuses qualités d’une mère juive idéale. Elle est une ‘femme de valeur’ difficile à trouver. Elle prend soin de son foyer, de son mari et de ses enfants. Elle est charitable envers les pauvres et les démunis. Elle est sage et perspicace. Elle se comporte avec bonté et surtout, sa qualité la plus importante, est qu’elle est une « Icha Yirate Ha-Shem – une femme craignant D-ieu ».
Birkate Habanim – La bénédiction des enfants
Dans de nombreux foyers, il est de coutume que les parents (ou du moins le père) bénissent leurs enfants le vendredi soir, étant donné que c’est un moment propice pendant lequel règne une atmosphère de sainteté. La tradition nous enseigne que les anges répondent « Amen ! » à cette bénédiction.
Le père et la mère placent leurs mains sur la tête de chaque enfant afin de les bénir :
Pour un fils, la bénédiction commence par les mots « Que D-ieu te rende semblable à Ephraïm et Ménashé ». Et pour une fille : « Que D-ieu te rende semblable à Sarah, Rébecca, Rachel et Léa ».
Cette formule est suivie par la bénédiction des Cohanim – les prêtres du Temple : « Que D-ieu te bénisse et te protège. Que D-ieu illumine Sa face vers toi et te fasse grâce. Que D-ieu dirige Sa face vers toi et qu’Il mette la paix sur toi ».
- On peut ajouter des bénédictions personnelles pour chaque enfant, sans limites.
Nous bénissons nos fils pour qu’ils soient comme Ephraïm et Ménashé, les fils de Joseph le juste (Yossef Hatsadik) et petits-fils de notre patriarche Jacob (Yaakov Avinou), parce qu’ils ont grandi dans l’environnement étranger de l’Égypte mais sont restés fidèles à leur héritage et se sont comportés exceptionnellement comme des Juifs.
Ils ont été des enfants merveilleux, et leur père Joseph et grand-père Jacob ont pu être fiers d’eux et sûrs qu’ils continueraient à transmettre leur héritage juif aux générations futures.
Quant à nos filles, nous ne pouvons trouver de meilleurs modèles de bonne conduite, de sainteté et de pureté que les quatre matriarches de notre nation : Sarah, Rébecca, Rachel, et Léa.
