La Tsédaka
On a l’habitude d’augmenter et de multiplier les dons à la charité durant la fête de ‘Hanoucca. En distribuant de l’argent, de la nourriture ou des vêtements à des personnes dans le besoin ou à des organismes qui s’occupent de cela.
« Dmé ‘Hanoucca – L’argent de ‘Hanoucca »
Une des coutumes préférées des enfants des enfants est celles des « Dmé ‘Hanoucca » qui consiste à leur donner une somme d’argent quelconque chaque jour de la fête, en particulier les deux nuits du quatrième soir et du cinquième soir.
La raison de cette coutume est d’éduquer les enfants (en hébreu, le mot éducation se dit « ‘Hinoukh » et a les mêmes lettres que ‘Hanoucca) et de les encourager à multiplier les actes de générosité en donnant eux-mêmes à la charité l’argent qu’ils ont reçu.
Les aliments de la fête
- Durant la fête, on a l’habitude de cuisiner des plats lactés en souvenir du miracle qui eut lieu grâce à Judith, la fille de Yo’hanan le Grand-Prêtre. Grâce au met lacté qu’elle donna à Holopherne, elle entraîna sa soif et son ivresse afin de pouvoir provoquer sa mort.
- De même, on a l’habitude de cuisiner des plats frits à l’huile, comme des Souvganiotes ou des crêpes, en souvenir du miracle de la fiole d’huile.
Le jeu de la toupie
Étant donné qu’on passe un certain temps à côté des bougies après leur allumage, le jeu de la toupie devint une pratique habituelle. Il va bien avec la fête de ‘Hanoucca et permet aux enfants de vivre une expérience amusante durant ce moment.
Il peut y avoir des règles du jeu différentes d’une famille à l’autre, d’une ville à l’autre ou d’un pays à l’autre, néanmoins le point commun à tous réside dans le message contenu dans les lettres inscrites sur les quatre facettes de la toupie. Quatre lettres dont les initiales correspondent à l’expression : « Un grand miracle eut lieu ici – Ness Gadol Haya Po » ( פ נ ג ה ) en Israël et à « Un grand miracle eut lieu là-bas – Ness Gadol Haya Chame » ( ש נ ג ה ) hors d’Israël.
Certains affirment que ce jeu est très ancien et qu’il remonte à l’époque des Makkabimes. Les grecs avaient interdit aux juifs d’étudier la Torah et promis d’exécuter quiconque transgresserait cette interdiction. Les soldats d’Antiochus avaient l’habitude de pénétrer dans les maisons ou dans les grottes cachées afin d’y trouver des juifs rebelles qui contrevenaient aux ordres de leur roi.
Bien entendu, les enfants juifs continuèrent à étudier la Torah avec amour mais ils posaient à côté d’eux des toupies. Dès qu’ils entendaient des soldats approcher, ils cachaient leurs livres et faisaient semblant d’être en train de jouer avec leurs toupies.
À ‘Hanoucca on joue avec des toupies – À Pourim on fait retentir le bruit des crécelles.
Durant ‘Hanoucca, le réveil du peuple d’Israël face aux malheurs fut relativement modéré. De nombreux juifs s’hellénisèrent et se joignirent à l’ennemi. Cependant, D-ieu intervint d’en-haut et provoqua notre sauvetage à l’aide de miracles surnaturels.
Cette chose est exprimée symboliquement par la toupie que l’on tient par le haut, d’en-haut.
Inversement, à Pourim le décret d’extermination fut collectif et engendra un réveil qui concerna tout le peuple. Tous les juifs jeunèrent et prièrent. Leurs voix firent du bruit et montèrent jusqu’au ciel. Le miracle se produisit alors grâce à un réveil d’en-bas.
Cette chose est exprimée symboliquement par le bruit de la crécelle que l’on attrape par le bas, d’en-bas.
La soirée familiale des beignets
Durant la période de ’Hanoucca, on a l’habitude d’organiser des repas (en langage de la fête : des soirées ‘beignets’) en famille durant lesquels chacun raconte les histoires des miracles de ‘Hanoucca et des enseignements qu’il faut en retirer pour aujourd’hui.
