« Véal Hanissim »
Les jours de ‘Hanoucca sont appelés des « jours de louanges et de remerciements » envers le Créateur du monde pour les miracles et les prodiges qu’Il a accomplis pour nous et pour nos ancêtres. Durant ces huit jours, on ne dit pas les passages de supplications (Ta’hanounimes) récités pendant les prières habituelles du matin et de l’après-midi. On rajoute certaines modifications à nos prières quotidiennes :
Chaque prière de la Amida (la prière récitée à voix basse en étant debout) du matin, midi et soir (après le passage de « Modime ») ainsi que dans la prière du Birkate Hamazone récitée après un repas de pain, nous incluons un texte propre à la fête de ‘Hanoucca qui commence par les mots « Véal Hanissim – Et pour les miracles ».
Dans ce passage de « Véal Hanissim » nous relatons l’histoire du miracle de ‘Hanoucca qui eut lieu « à l’époque de Matitiahou Ben Yo’hanan le Grand-Prêtre » et nous remercions le Créateur du monde pour Ses immenses miséricordes parce qu’Il S’est tenu à nos côtés en temps de malheur et a entrainé la chute de « puissants aux mains de gens faibles et d’une multitude aux mains de gens peu nombreux ».
La prière du matin
Durant les huit jours de ‘Hanoucca, nous récitons la prière quotidienne du matin comme d’habitude jusqu’à la Amida (à laquelle on inclut le texte de « Véal Hanissim »).
Après la répétition à voix haute de la Amida par l’officiant, on récite la prière du « Hallel » en entier, en la commençant par une bénédiction. L’officiant récite ensuite un demi-Kaddish puis on sort le rouleau de la Torah de l’arche sainte. On fait monter trois personnes à la Torah (comme un lundi et un jeudi normal) et on y lit le passage de la « ‘Hanouccate Hamizbéa’h – L’inauguration de l’Autel du Temple » (dans le livre des Nombres) qui parle des offrandes et des sacrifices que les 12 Princes des tribus d’Israël apportèrent en l’honneur de la fin de la construction du « Mishkane – Le Tabernacle » dans le désert.
On lit le texte de la « ‘Hanouccate Hamizbéa’h » car la dévotion au Tabernacle, dans le désert du Sinaï, se termina à la date de la fête de ‘Hanoucca : le 25 Kislev. Chaque jour correspond à un passage particulier de cette inauguration qu’on trouvera à la fin des livres de prières.
À la fin de la lecture de la Torah, l’officiant récite un demi-Kaddish et on procède à l’élévation du rouleau de la Torah à la vue du public (Agbaa) après laquelle on poursuit avec les prières de « Ashré » et « Ouva Létsione ». L’officiant récite un Kaddish complet et l’on rentre le rouleau de la Torah dans l’arche sainte en chantant la prière de « Yéhallélou ». Puis on termine la prière comme d’habitude.
Lorsque Rosh ‘Hodesh (le premier du mois hébraïque) de Tévet tombe un jour de semaine, l’ordre des prières est le suivant :
Après la répétition de la Amida par l’officiant, on dit le « Hallel » en entier en commençant par la bénédiction. Puis l’on rajoute les versets de « Avraham Zakène » et l’officiant récite un Kaddish complet. On dit le « psaume du jour » puis celui de « Barékhi Nafshi », ensuite une personne en deuil ou un orphelin récite le « Kaddish des orphelins » et l’on sort deux rouleaux de la Torah de l’arche sainte.
Trois personnes montent pour la lecture de la Torah dans le premier rouleau, cette lecture est propre à Rosh ‘Hodesh. Puis on élève ce rouleau et on le referme. On ouvre le deuxième rouleau et une quatrième personne monte à la Torah pour la lecture du passage du jour de ‘Hanoucca.
L’officiant récite un demi-Kaddish, on élève puis on referme le deuxième rouleau et l’on continue avec la récitation de « Ashré » et « Ouva Létsione ». Puis l’on remet les deux rouleaux de la Torah en place en chantant « Yéhallélou ». On enlève les Téfilines de Rashi et l’on met ceux de Rabbénou Tam avec lesquels on récite le « Shéma Israël », « Kadesh », « Véhaya Ki Yéviakha » et les « Six souvenirs ». On enlève ensuite les Téfilines de Rabbénou Tam et l’officiant récite un demi-Kaddish. Puis l’on commence la Amida du « Moussaf » de Rosh ‘Hodesh.
La prière de l’après-midi
- Durant la période de ‘Hanoucca, les synagogues avancent l’horaire de la prière de l’après-midi afin de laisser aux gens le temps de procéder à l’allumage de ‘Hanoucca à l’heure.
On récite la prière de l’après-midi comme d’habitude mais l’on ne dit pas les supplications.
Il ne faut pas oublier de rajouter le texte de « Véal Hanissim » dans la « Amida » après le passage de « Modime ».
Avant la prière de « Alénou Léshabéa’h », un des fidèles allume la ‘Hanoukia de la synagogue en récitant les bénédictions puis toute l’assemblée chante « Hanérotes Halalou ».
On termine la prière en récitant « Alénou Léshabéa’h ».
